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Projections


Élisabeth Busser et Jean-Jacques Dupas

La difficulté inhérente à l'étude des objets de l'espace, comme les polyèdres, est que ce sont des objets à trois dimensions. Cependant, une solution permet de transformer les problèmes tridimensionnels en problèmes bidimensionnels : la projection stéréographique.


Ceci n’est (presque) pas une carte

La cartographie est depuis son invention la science de la projection et ses caractéristiques s’expriment en termes mathématiques : Ptolémée, au IIe siècle de notre ère, recommandait déjà de « conserver droites les lignes qui représentent les méridiens et représenter les parallèles de latitude par des arcs de cercle dessinés autour d’un même centre ». Mercator, au XVIe siècle, propose « sa » projection, celle de la sphère terrestre sur le cylindre tangent à l’équateur.

Ces projections, soit peintures rupestres, soit gravées sur tablettes, soit encrées sur parchemin, soit imprimées sur papier ou aujourd’hui mouvantes sur écran, on les a même imaginées… peintes sur soie ! Oui, ce sont les fameux « foulards d’évasion », créés au départ par le MI 9 (Military Intelligence, département no 9), organisation émanant de l’armée britannique pour aider à s’évader militaires, résistants, espions et prisonniers de guerre tombés derrière les lignes ennemies. Imprimer une carte sur un support de tissu, fin de préférence, la rendait ainsi plus solide… et surtout dépliable discrètement. La Terre projetée sur un foulard, il fallait y penser !

 

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