Abonnez-vous

L'Antarctique, un continent encore mystérieux…


Hervé Lehning

Contrairement au cas de l’Arctique où la surface de la banquise hivernale diminue, la superficie glacée de l’Antarctique augmente. Comment expliquer ce paradoxe alors que la température croît ?


Les glaces de l’Antarctique

Le chenal Lemaire, entre la péninsule Antarctique et l’île Booth, reste encombré d’icebergs même pendant l’été austral.

 


Déjà, on peut remarquer que la surface n’est pas le critère pertinent en l’occurrence : c’est plutôt le volume, plus difficile à évaluer. Ensuite, contrairement à l’Arctique, l’Antarctique est un continent. Loin des côtes, il est couvert d’une couche de glace atteignant les 4500 mètres d’épaisseur par endroits, dont l’épaisseur moyenne est de 2 000 mètres pour un volume total de près de 30 millions de km3. La fonte est limitée aux régions côtières en été. L’eau de fonte des glaciers est douce, donc moins dense que l’eau de mer. Elle reste en surface… ce qui facilite la formation de la banquise quand vient l’hiver car l’eau douce gèle à 0° et l’eau salée à –2°C et explique l’accroissement de la surface hivernale de la banquise.
De nombreux facteurs entrent ainsi en jeu. Un réchauffement alentour pourrait également faire croître les chutes de neige, ce qui pourrait augmenter le volume des glaciers continentaux. La question est donc loin d’être simple sur le plan scientifique…

 

Lire la suite gratuitement