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180 secondes de vulgarisation


Martine Brilleaud

Trois minutes chrono, c’est peu pour résumer le contenu d’une thèse. Surtout lorsqu’il faut que cette présentation soit accessible à un large public. C’est donc un véritable défi que relèvent chaque année un certain nombre de doctorants francophones dans « Ma thèse en 180 s », sur le modèle du concours anglophone Three Minute Thesis.


 Les éliminatoires se font d’abord localement, dans les universités, puis au niveau national. Les vainqueurs de chaque pays concourent ensuite à la version internationale, qui a eu lieu cette année à Lausanne. Petite sélection de sujets présentés lors de la finale française :

Modèles probabilistes de dynamiques de populations appliqués au cas des forêts est l’intitulé de la thèse d’Arnaud Personne (Université Clermont-Auvergne). Il s’intéresse à la prédiction de l’évolution des types d’arbres peuplant les forêts ;

De l’innovation instrumentale : développement d’une méthode de conception combinatoire autour d’un langage algorithmique est le sujet d’Adam Baïz (Université Paris-Sciences-et-Lettres). Son modèle, qui croise mathématiques, économie, sciences politiques et algorithmique, traque les potentiels obstacles à la mise en œuvre d’une politique publique ;

Philippe Le Bouteiller (Université Grenoble-Alpes) « fait parler » les ondes sismiques pour obtenir des informations sur la composition des milieux qu’elles traversent ; il a défendu les couleurs de la France lors de la finale internationale. Il remporte le deuxième prix du public et le prix du jury. Sa thèse s’intitule Approche eulérienne de l’équation de Hamilton–Jacobi par une méthode Galerkin discontinue en milieu hétérogène anisotrope. Application à l’imagerie sismique.

Toutes les présentations sont visibles en ligne sur le site www.mt180.fr .