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Newton l'alchimiste

Edouard Thomas



Newton ou le triomphe de l'alchimie

Jean-Paul Auffray
Le Pommier
2012

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Isaac Newton (1643–1727) a fait la réputation de Cambridge et est l’auteur de la loi de la gravitation universelle (voir Tangente 137, pages 32 à 42). On mentionne rarement que ses travaux en physique mathématique puisent dans ceux de Descartes, de Fermat, de Galilée, de Kepler, d’Isaac Barrow, d’Edmond Halley ou de Robert Hooke. Et on oublie souvent qu’il trouve son inspiration et sa force de travail dans la théologie et l’alchimie, discipline qui mêle allégrement sciences expérimentales et mythologie, et souvent même mysticisme. Références précises à l’appui, Jean-Paul Auffray s’est plongé en historien des sciences dans cette période charnière en Grande-Bretagne, qui voit naître la Royal Society, sous l’impulsion notamment de Robert Boyle. C’est l’époque des terribles épidémies de peste et de la reconstruction de Londres par Christopher Wren après le Grand Incendie de 1666. 
Newton était incontestablement un grand géomètre, un érudit, un dessinateur hors pair et un expérimentateur rigoureux et talentueux. Mais l’auteur dépeint également un Newton obnubilé par la « recherche du vrai Dieu » et persuadé d’être celui par qui les lois de la nature doivent être révélées. Tant pis s’il doit faire de l’ombre ou même du tort à ses contemporains (comme Hooke ou Leibniz). Ce roman historique est l’occasion de revivre, dans son contexte, l’un des plus grands moments de l’histoire des sciences.



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