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Intime conviction et statistiques

G. Cohen



Le mythe climatique

BENOÎT RITTAUD
Seuil
2010

 Assistons-nous à propos du climat à une grande désinformation scientifique ? C’est ce qui ressort du présent

ouvrage, remarquablement documenté. Il remet en cause non pas l’hypothèse du réchauffement climatique,
mais la démarche scientifique qui prétend l’établir. 
D’un point de vue mathématique, les faiblesses de la thèse « réchauffiste » sont nombreuses. D’abord, les
points du nuage qui symbolise l’évolution de la température terrestre sur les derniers siècles sont-ils représentatifs ?  Les choix des indicateurs qui les ont fournis ont-ils été objectifs ? N’y a-t-il pas confusion entre le local et le général ? Ensuite, la méthode d’obtention de la droite (composantes principales) permettant de prévoir une extrapolation de cette température n’a-t-elle pas été choisie à dessein, parce que c’est la seule à corroborer un accroissement durable de la température ? La fameuse « courbe en crosse », représentant une
matérialisation de cette brutale augmentation, obtenue par des méthodes suspectes, a d’ailleurs disparu de l’argumentation des tenants du réchauffement. Pourquoi ne dit-on rien des mesures des dix dernières années, qui semblent au contraire indiquer un refroidissement ? L’ouvrage montre l’incompatibilité entre démarche
scientifique et militantisme. Un scientifique, tout comme un journaliste ou un juge, se doit d’être impartial
dans l’exercice de sa fonction. La délicate interprétation d’expériences statistiques et de corrélations ne
peut s’affranchir de rigueur et d’objectivité. L’intime conviction se doit de reposer sur des données scientifiquement indiscutables et non sur une religion déjà faite 

 



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