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Les nombres pour faire aimer les maths

Elisabeth Busser



Nombres à compter et à raconter

Stella Baruk
Seuil
2014

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« L’homme a-t-il inventé des nombres plus difficiles que ceux que Dieu a créés ? » Telle est la question que pose une jeune fille, que l’on imagine être collégienne, à l’auteure, en vue de la préparation d’un exposé.

Dès la première page, on traque dans ses moindres détails le sens des mots, ces mots qui sont ici ceux de l’univers des nombres, ces mots qui sont chez Stella Baruk une préoccupation constante et qu’il s’agit tout au long de l’ouvrage de définir avec la plus grande précision possible, tout en restant accessible. On commence évidemment par le chapitre Zéro, où on ne parle d’ailleurs pas du zéro, mais par exemple de la différence entre conjecture et théorème, des objets mathématiques en général. On décline ensuite le thème des nombres en dix autres chapitres, exactement de « Un » à « Dix », évoquant le passage délicat de « un » à « beaucoup », puis la genèse des systèmes de numération dans différents pays pour arriver à l’écriture des nombres : systèmes de numération, exposants, tout ce qui peut poser problème à une collégienne d’aujourd’hui. À partir du chapitre « Quatre », on entre dans le vif du sujet des complications arithmétiques : nombres palindromes, nombres figurés, triplets pythagoriques puis, en plus sérieux, les nombres premiers, la nomenclature des grands nombres, pour terminer sur l’infini. Alors, compter ou raconter ? On hésite, on erre un peu au début, mais on se laisse prendre au jeu, ce jeu de « saute-mouton » à travers les âges, à travers les nombres, à travers les surprises mathématiques.

Au fil d’une conversation qui semble à bâtons rompus, plus construite qu’on ne croit, Stella Baruk nous fait subtilement découvrir combien les nombres ouvrent, même aux jeunes d’aujourd’hui, de portes sur de passionnants domaines des mathématiques.



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