Coriolis, le « théoricien de la mécanique appliquée »

Édouard Thomas






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L’École polytechnique a produit, entre 1800 et 1840, un petit nombre d’« ingénieurs-savants » capables de naviguer entre la science et l’industrie, aussi à l’aise avec la théorie qu’avec la pratique, faisant fi des frontières entre mathématiques et physique. Parmi eux, on trouve notamment Jean-Victor Poncelet (théorie des machines), Claude Navier (hydraulique), Gabriel Lamé (résistance des matériaux), Augustin Fresnel (optique), Sadi Carnot (thermodynamique) ou encore Gaspard-Gustave de Coriolis (1792–1843, « théoricien de la mécanique appliquée »).

Auteur d’une fameuse (et complète) théorie mathématique du jeu de billard et de l’introduction d’une force qui porte aujourd’hui son nom, ce dernier reste pourtant peu connu. Avec lui, on assiste à une ébauche des premières modélisations de processus industriels, à l’étude théorique des machines, ou à l’introduction de la notion scientifique de travail (produit de la force par le déplacement).

Alexandre Moatti est l’auteur d’un ouvrage à la fois minutieusement documenté, illustré et agréable à lire, qui rend justice au brillant et infatigable scientifique qu’était Coriolis.



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