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Des labos expérimentaux pour faire de l'« artscience »

Alain Zalmanski



Le manifeste du Laboratoire

D Edwards
Odile Jacob
2011

 Il s’agit d’un véritable acte de foi et d’art de vivre que nous livre David Edwards dans ce manifeste, où réflexions sur l’art et la science s’enchevêtrent jusqu’à la création de laboratoires expérimentaux, lieux de recherches et d’innovation qui tentent d’effacer les oppositions classiques arts-sciences.

L’auteur, biologiste et professeur à l’Université de Harvard, décrit ses principes et sa méthode ainsi que le cheminement d’une discipline qu’il appelle « artscience », un peu à l’instar du Bauhaus allemand du début du siècle dernier où se côtoyaient art et design.
Ses réflexions raisonnées portent sur l’éducation, la culture, l’innovation, mais également sur la valeur et les risques financiers de toute recherche, surtout dans des créneaux relevant parfois du rêve ou de la prospective débridée. Il cherche également à édifier un code de l’altruisme en recherche, visant à faire bénéficier (en particulier le Tiers-Monde) de tous les résultats obtenus par les laboratoires, tant privés que public. Le devoir d’intervention humanitaire, en quelque sorte…
C’est dans ce cadre apparemment très théorique que David Edwards, entre autres initiatives, a effectivement fondé à Paris un laboratoire où se croisent plasticiens, scientifiques, cuisiniers…
L’ouvrage incite à visiter ce laboratoire artscience et à déguster les produits innovants qu’il propose. [NDLR : L’ouvrage se contente de citer le laboratoire, sans plus de détails. Il s’agit d’un espace de 1 300 m2 situé 4, rue du Bouloi à Paris (Ier).
Sur ses 1 300 mètres carrés, on trouve une boutique, des bureaux, des salles d’exposition et des ateliers que l’on peut visiter.]



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