Le Grand Oral : une fabrique d'inégalités ?


Alice Ernoult

La première année de mise en place du Grand Oral, nouvelle épreuve du baccalauréat, est l'occasion d'un constat mitigé : si l'idée paraît bonne, l'absence d'un enseignement spécifique à la prise de parole en public semble plutôt la transformer en un révélateur d'inégalités.

Depuis la session 2021, l’organisation du baccalauréat général et technologique a été entièrement modifiée : fin des filières en voie générale, part importante de contrôle continu en première et terminale… pour ne laisser finalement que deux épreuves au mois de juin de la terminale : la philosophie et le Grand Oral.

 

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L’épreuve du Grand Oral

La note obtenue au Grand Oral est affectée d’un coefficient 10 en voie générale et 14 en voie technologique (sur un total de 100 au moins).

Les candidats proposent au jury deux sujets qu’ils ont préparés en amont. Chacun d’eux doit porter sur au moins l’une des spécialités de terminale. Le jury, composé de deux professeurs, l’un d’une discipline intervenant dans le sujet, l’autre pouvant être professeur documentaliste ou d’une toute autre discipline, choisit l’un des deux sujets. Le candidat a alors vingt minutes pour se préparer, et éventuellement préparer un document qu’il remettra au jury.

L’interrogation en elle-même est constituée de trois moments : durant les cinq premières minutes, le candidat expose sans être interrompu ; suit alors un temps d’échange de dix minutes avec le jury ; enfin, les cinq dernières minutes sont consacrées au projet d’orientation du candidat (voir le Bulletin officiel spécial no 2 du 13 février 2020, disponible en ... Lire la suite gratuitement


références

-Mathématiques à l'oral. Au Fil des Maths ? le bulletin de l'APMEP, n°538 
- Travailler l'oral en mathématiques. Académie de Lille et Académie d'Amiens, 2020, disponible en ligne.
- La place de l'oral dans l'enseignement des mathématiques en lycée professionnel. Rajàa Salah, PLOT 53, 2016.