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Quelle est la part des activités humaines dans l'évolution constatée et mesurée de la température de la Terre au cours des dernières décennies ? Et surtout, quel rôle l'humain peut-il espérer jouer grâce à des politiques énergétiques pour faire infléchir cette évolution au cours du XXI e siècle ?


Parmi dix mille molécules d’air sec, on compte quatre molécules de gaz carbonique. On en comptait une de moins il y a un siècle : la progression est de 33 %, certes, mais sur une très faible valeur. Peuvent s’y ajouter jusqu’à cinq cents molécules de vapeur d’eau.

Les molécules d’eau et de gaz carbonique sont composées d’au moins deux atomes différents (deux atomes d’hydrogène H et un atome d’oxygène O forment une molécule d’eau, H2O, un atome de carbone C et deux atomes d’oxygène forment une molécule de dioxyde de carbone, CO2). Les vibrations de ces molécules absorbent le rayonnement thermique de la Terre à des fréquences spécifiques, 20 et 70 THz (pour térahertz, soit 1012 hertz) dans le cas du CO2.

Attribuée à plus d’un siècle de combustion de charbon, puis de pétrole et de gaz naturel, une molécule de CO2 supplémentaire parmi dix mille ou dix mille cinq cents, est-ce trop ? Cet accroissement permet par exemple de conforter le CO2, par photosynthèse, dans son rôle de nourriture d’une végétation en manque de son nutriment préféré. En trente-trois ans, ce supplément a enrichi la planète de l’équivalent d’un sixième ... Lire la suite


références

- L'innocence du carbone. François Gervais, Albin Michel, 2013.
- Mathématiques et chimie. Bibliothèque Tangente 43, 2012.
- Greening of the Earth and its Drivers. Zaichun Zhu, et al., Nature Climate Change, 2016.
- 75 Papers Find Extremely Low CO2 Climate Sensitivity. Pierre Gosselin,
disponible en ligne : www.notrickszone.com/50-papers-low-sensitivity