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Développement, certes, mais pourquoi « durable » ?


Bertrand Hauchecorne

Les premières critiques d’un développement économique basé sur une surexploitation des ressources naturelles apparaît à la fin des années 1960


 En 1987, la Commission mondiale sur l’environnement et le développement publie un rapport prônant une tout autre approche et introduit la notion de « développement durable », qu’elle définit comme devant « répondre aux besoins du présent sans compromettre la possibilité pour les générations futures de satisfaire les leurs ». Cependant, c’est au Sommet de la Terre à Rio de Janeiro (Brésil) en 1992 que ce concept a réellement pris corps.
La terminologie française est une traduction du terme anglais sustainable developement. Traduire l’adjectif sustainable par « soutenable », comme l’ont suggéré certains, serait un contre-sens. C’est dans le sens de « viable et durable » qu’il est employé ici. Certes l’adjectif « durable » est un peu réducteur par rapport au mot anglais, mais c’est certainement le moins mauvais : il sous-entend qu’on ne compromet pas l’avenir et que les possibilités de développement pourront se poursuivre dans l’avenir.
Tant l’adjectif français que son homologue anglais furent utilisés au xixe siècle par des administrateurs de forêt soucieux de faire une exploitation qui ne compromette pas l’avenir. Comme quoi, le vocabulaire, lui au moins, est durable !