ArithmétiqueNotion · Glossaire
chiffre maya
La numération maya arithmétique courante est un système positionnel vigésimal (en base 20) : un point vaut 1, une barre 5 et un symbole de zéro marque une position vide. Dans chaque niveau, les signes s’additionnent ; les niveaux, empilés verticalement à partir des unités en bas, valent successivement 1, 20, 400, etc., ce qui permet de lire ou d’écrire un nombre.
Sommaire
Ce que vous allez apprendre
- Lire les points et les barres selon leur niveau vertical.
- Décomposer 429 dans le système vigésimal courant.
- Distinguer la troisième position arithmétique de celle du calendrier long.
- Séparer zéro cardinal, zéro ordinal et numération céphalomorphe.
En clair
Imaginez trois étages de signes. En bas, neuf s’écrit avec une barre qui vaut cinq et quatre points qui valent chacun un. L’étage supérieur compte des groupes de vingt, puis le suivant des groupes de quatre cents.
La valeur d’un chiffre maya dépend donc à la fois des points et des barres dessinés, et de la hauteur qu’ils occupent. Un symbole de zéro garde vide une position nécessaire, comme le zéro dans 205.
Définition
La numération maya arithmétique courante est un système positionnel vigésimal, c’est-à-dire fondé sur des puissances de vingt. Dans chaque position, les valeurs s’additionnent : un point vaut 1, une barre vaut 5 et un symbole spécifique représente zéro. Les positions se lisent verticalement. En partant du bas, elles valent successivement 1, 20, 400, puis les puissances suivantes de 20.
Ainsi, une même combinaison de points et de barres change de valeur lorsqu’elle monte d’un niveau. Cette organisation permet d’écrire un nombre en combinant addition à l’intérieur d’une position et multiplication par la valeur de la position.
Deux précisions empêchent de réduire tous les usages mayas à ce seul modèle. Dans le calendrier long, la troisième position vaut 360 et non 400. Il existe aussi une numération céphalomorphe, ou tête-variante, faite de têtes de divinités stylisées et employée surtout dans des contextes calendaires et rituels. Enfin, le zéro cardinal marque l’absence de quantité dans un calcul, tandis que, dans une convention d’indexation à partir de zéro, l’indice 0 peut repérer le premier élément d’une suite ordonnée.
Un exemple, pas à pas
Écrivons 429 dans le système arithmétique courant. Les données sont les suivantes : la position basse vaut 1, la position médiane vaut 20 et la position haute vaut 400. Dans une position, un point vaut 1 et une barre vaut 5.
1. On place un point en haut : il représente 1 × 400, soit 400.
2. On place un point au milieu : il représente 1 × 20, soit 20.
3. En bas, une barre et quatre points représentent 5 + 4, soit 9.
2. On place un point au milieu : il représente 1 × 20, soit 20.
3. En bas, une barre et quatre points représentent 5 + 4, soit 9.
La décomposition complète est . Le contrôle consiste à refaire les trois produits puis l’addition : 400 + 20 + 9 = 429. Une représentation verticale de ce calcul rend visibles les trois valeurs de position sans changer les signes employés.
En pratique
Pour lire une inscription numérique arithmétique, on évalue d’abord les points et les barres de chaque niveau. On multiplie ensuite ce total par la valeur de sa position, puis on additionne les niveaux.
Avant de convertir un nombre, il faut identifier son contexte. Pour un nombre arithmétique courant, la troisième position vaut 400 ; dans le calendrier long, elle vaut 360. Ce repère observable change le calcul.
Face à des têtes stylisées plutôt qu’à des points et des barres, la lecture additive ordinaire n’est pas l’outil adapté. Il faut reconnaître le système céphalomorphe et tenir compte de son usage calendaire ou rituel.
À ne pas confondre
Chiffre maya et nombre écrit en chiffres mayas. Un chiffre est un signe ou une combinaison élémentaire utilisée dans une position ; un nombre peut occuper plusieurs positions. Dans 429, les trois niveaux forment ensemble le nombre.
Numération arithmétique et numération céphalomorphe. La première se reconnaît à ses points, barres et symbole de zéro ; la seconde représente les chiffres par des têtes de divinités stylisées. Une tête-variante ne se décode donc pas comme un simple assemblage de points et de barres.
Limites et pièges
La troisième position n’a pas toujours la même valeur. Dans le système vigésimal arithmétique courant, elle vaut 400. Dans le calendrier long, elle vaut 360. Appliquer automatiquement 20 × 20 à une date produit donc une lecture erronée ; il faut d’abord identifier le contexte.
Un zéro n’exprime pas toujours une quantité nulle. Le zéro cardinal indique l’absence de quantité dans un calcul. Dans une convention d’indexation à partir de zéro, l’indice 0 peut désigner le premier élément d’une séquence ordonnée. Il faut déterminer si le signe réserve une position numérique ou sert d’indice.
La hauteur compte autant que la forme. Un point isolé vaut 1 au niveau inférieur, 20 au niveau suivant et 400 au troisième niveau arithmétique. Additionner seulement les signes visibles, sans leur valeur de position, efface l’information essentielle.
Pour aller plus loin
L’article Construire des nombres, une histoire au long cours replace les manières de construire les nombres dans une perspective historique plus large.
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