GéométrieNotion · Glossaire
Delamarche Charles François
Charles François Delamarche (1740-1811) est un géographe, éditeur et cartographe français qui produit et diffuse des cartes, des atlas et des globes terrestres ou célestes. Ces instruments de représentation du monde servent aussi à l'apprentissage et à l'orientation géographique ou astronomique, comme l'explique son Traité de la sphère et de l'usage des globes publié en 1790.
Sommaire
Ce que vous allez apprendre
- Identifier Delamarche et son activité.
- Distinguer atlas, globe terrestre et globe céleste.
- Comprendre le rôle pédagogique du traité publié en 1790.
En clair
Un globe terrestre ou céleste donne à voir le monde sur une surface ronde, tandis qu'un atlas le présente sous forme de cartes. Au XVIIIe siècle, ces objets servaient à représenter l'espace et à apprendre à s'y orienter. Charles François Delamarche était un géographe, éditeur et cartographe français qui les fabriquait et les diffusait. Son activité reliait donc un objet visible, la carte ou le globe, à un apprentissage concret de la géographie et de l'astronomie.
Définition
Charles François Delamarche (1740-1811) est un géographe, éditeur et cartographe français. Son activité porte sur la production et la diffusion d'instruments qui représentent le monde : cartes, atlas, globes terrestres et globes célestes. Un globe terrestre représente la Terre sur une surface sphérique ; un globe céleste représente la sphère céleste selon une organisation utile à l'étude des astres. Un atlas rassemble des cartes, tandis qu'un globe permet d'observer une représentation continue et courbe de l'espace.
Cette activité s'inscrit au XVIIIe siècle dans le développement des sciences géographiques et astronomiques. La fabrication des globes possède alors une double portée : elle relève d'un savoir-faire matériel et fournit un outil pédagogique. En 1790, Delamarche publie un Traité de la sphère et de l'usage des globes. Cet ouvrage enseigne l'utilisation pratique des globes pour l'orientation astronomique et géographique.
Un exemple, pas à pas
Pour comprendre la fonction de Delamarche, suivons un cas d'orientation géographique. Prenez un globe terrestre et le Traité de la sphère et de l'usage des globes, publié en 1790 : le globe fournit la représentation sphérique et le traité accompagne sa lecture.
1. Repérez l'équateur et les pôles sur le globe terrestre : ce sont les premiers repères qui organisent la lecture de la Terre.
2. Choisissez la France métropolitaine et situez-la par rapport à ces repères, en observant sa position sur la surface courbe du globe.
3. Relevez si la France métropolitaine se trouve au nord ou au sud de l'équateur, puis observez si elle est plus proche de l'un des pôles. Vous obtenez ainsi une orientation géographique relative à partir des repères du globe.
Le résultat attendu est une position relative de la France métropolitaine : elle se trouve au nord de l'équateur et plus près du pôle Nord que du pôle Sud. Cette lecture s'appuie sur des repères visibles sur le globe et sur une méthode d'utilisation. Ce cas montre pourquoi Delamarche diffuse à la fois des globes et un ouvrage qui en explique l'usage.
En pratique
Dans un apprentissage de la géographie, un globe terrestre rend la représentation de la Terre concrète. L'utilisateur peut s'en servir pour situer et relier des éléments du monde sur une surface sphérique. Un atlas constitue l'alternative adaptée lorsqu'il faut consulter plusieurs cartes ou comparer des régions sur des supports distincts.
Dans un apprentissage de l'astronomie, un globe céleste fournit un support pour étudier la sphère céleste. Le Traité de la sphère et de l'usage des globes de 1790 accompagne cet usage en expliquant comment employer les globes pour l'orientation astronomique et géographique.
À ne pas confondre
Un globe terrestre et un globe céleste sont deux instruments de représentation sphérique, mais ils ne portent pas la même information. Le premier représente la Terre et le second la sphère céleste. Le cas qui tranche est le domaine étudié : la géographie conduit au globe terrestre, l'astronomie au globe céleste.
Un atlas ne se confond pas non plus avec un globe. L'atlas rassemble des cartes, alors que le globe présente une représentation sphérique continue. Le choix se vérifie par le support observé : pages et cartes pour l'atlas, surface ronde pour le globe.
Limites et pièges
Un globe n'est pas, à lui seul, une méthode complète d'orientation. Le piège consiste à confondre l'objet représentatif avec le savoir-faire nécessaire pour le lire. Par exemple, la convention des points cardinaux associe le nord à la direction du pôle Nord et le sud à celle du pôle Sud : elle permet d'interpréter la position d'une région par rapport à l'équateur et aux pôles.
La différence entre globe terrestre et globe céleste ne tient pas à la forme de l'objet, qui est sphérique dans les deux cas. Elle tient à ce qui est représenté. Dès que l'objectif passe de l'orientation géographique à l'étude astronomique, il faut vérifier le type de globe utilisé au lieu de traiter les deux supports comme interchangeables.
La date 1790 désigne la publication du Traité de la sphère et de l'usage des globes. Elle ne doit pas être étendue à toute l'activité de Delamarche ni confondue avec ses dates de vie, 1740-1811.
Pour aller plus loin
Le travail de Delamarche ouvre sur une question plus générale : comment un support matériel transforme-t-il un savoir géographique ou astronomique en outil d'apprentissage ? Les cartes, les atlas et les globes n'organisent pas l'information de la même manière. Comparer leur forme et leur usage permet de prolonger l'étude sans réduire l'histoire de la cartographie à une simple collection d'objets.
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