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GéométrieNotion · Glossaire

pantographe de Céva

Le pantographe de Céva est un système articulé conçu pour réaliser la trisection d'un angle. Placé sur les deux côtés de l'angle, le mouvement de ses articulations guide deux directions intérieures qui partagent l'ouverture en trois parts égales ; Cabri et GeoGebra peuvent en simuler le fonctionnement.
Trisection d'un angle de 60 degrés Quatre demi-droites issues du sommet O délimitent trois secteurs égaux de 20 degrés entre 0 et 60 degrés. 60° 20° 20° 20°
Le schéma montre l'ouverture de 60° et ses trois parts égales de 20°.
Sommaire

Ce que vous allez apprendre

  • Identifier le pantographe de Céva comme système articulé.
  • Comprendre la trisection d'un angle et vérifier l'exemple 60° → 3 × 20°.
  • Distinguer l'instrument de son logiciel de simulation et du théorème de concurrence.

En clair

Imaginez un angle dessiné sur une feuille. Le but est d'obtenir trois ouvertures de même grandeur, placées l'une à la suite de l'autre entre ses deux côtés. Le pantographe de Céva est un mécanisme articulé pensé pour réaliser ce partage en trois.
Dans un logiciel comme Cabri ou GeoGebra, le même principe devient manipulable à l'écran. Pour un angle de 60°, la trisection recherchée donne trois angles de 20° ; ce résultat permet de vérifier visuellement que les trois ouvertures sont égales.

Définition

Le pantographe de Céva est un système articulé destiné à réaliser la trisection d'un angle. La trisection consiste à partager l'ouverture d'un angle en trois angles de même mesure. Si l'angle initial mesure α, et si les trois angles obtenus mesurent respectivement α₁, α₂ et α₃, le résultat recherché vérifie l'égalité suivante :
α1=α2=α3=α3\alpha_1=\alpha_2=\alpha_3=\frac{\alpha}{3}
La construction s'applique donc à un angle dont on connaît les deux côtés et l'ouverture, puis fournit une représentation de ses trois parts. Dans l'exemple d'un angle de 60°, α désigne 60° et chaque part vaut exactement 20°. Le schéma associé rend visibles l'ouverture initiale et ses trois parts égales. Le dispositif relève de la géométrie des instruments articulés ; sa définition porte sur sa destination, et non sur son apparence, son échelle ou sa couleur.

Un exemple, pas à pas

On considère un angle de 60° et l'on cherche sa trisection. Les données sont : l'ouverture initiale est de 60° ; le nombre de parts souhaitées est 3 ; les parts doivent avoir la même mesure.
La mesure d'une part est 60° ÷ 3 = 20°.
La première part vaut donc 20°.
La deuxième part vaut aussi 20°.
La troisième part vaut encore 20°.
Le contrôle donne 20° + 20° + 20° = 60° : les trois parts reconstituent exactement l'angle initial.
Le résultat est une trisection de l'angle de 60° en trois angles de 20°. Le contrôle consiste à additionner les trois mesures et à vérifier leur égalité ; il est indépendant du dessin ou du logiciel utilisé pour représenter le mécanisme.

En pratique

Sur papier, on place les appuis du pantographe de Céva sur les deux côtés de l'angle étudié. En faisant pivoter les bras autour de leurs articulations, on déplace ensemble les deux directions intérieures : dans le réglage prévu, elles partagent l'ouverture en trois secteurs égaux. Ce mouvement construit les trisectrices ; mesurer ensuite les secteurs ne fait que contrôler le résultat.
Dans Cabri ou GeoGebra, la simulation permet de déplacer la figure et de vérifier que les trois parts restent de même mesure. Pour l'angle conducteur de 60°, le critère observable est la présence de trois ouvertures de 20° chacune.
Un dessin géométrique classique peut servir d'alternative lorsque l'objectif est seulement de calculer la mesure d'une part. Le pantographe ou sa simulation devient préférable lorsque l'on veut suivre une construction articulée et la rendre manipulable.

À ne pas confondre

Le pantographe de Céva ne doit pas être confondu avec le théorème de concurrence de Giovanni Céva. Le premier est un système articulé consacré à la trisection d'un angle ; le second est un résultat de géométrie portant sur la concurrence de droites. Le cas qui tranche est l'objectif : trois parts égales d'une ouverture indiquent la trisection, tandis que des droites qui se rencontrent en un même point relèvent de la concurrence.
Il ne faut pas non plus confondre l'instrument avec un logiciel de géométrie dynamique. Le pantographe est le dispositif articulé ; Cabri et GeoGebra sont des outils capables d'en simuler le fonctionnement. La présence d'une figure manipulable à l'écran indique une simulation, pas un instrument matériel.

Limites et pièges

Une trisection réussie exige trois parts égales et une somme égale à l'angle de départ. Si les trois ouvertures ne mesurent pas la même chose, le symptôme observable est un partage inégal ; il faut alors vérifier le réglage du mécanisme ou les contraintes de la simulation.
Le cas d'un angle nul ne fournit pas trois ouvertures non nulles : chacune vaut 0°. Il s'agit d'un cas limite de la relation de partage, pas d'une construction informative. Pour un angle non nul, la vérification pertinente reste l'égalité des trois mesures et leur somme égale à l'ouverture initiale.
Le nom de pantographe ne suffit pas à garantir une trisection. Un pantographe générique peut reproduire ou agrandir un tracé sans partager un angle en trois. Il faut donc constater la finalité géométrique annoncée et contrôler les trois ouvertures, plutôt que se fier à la seule forme de l'objet.

Pour aller plus loin

Pour prolonger l'étude des trisectrices, l'article Les triangles dont une trisectrice est médiane montre comment une trisectrice peut intervenir dans une propriété de triangle. Cette lecture permet de passer de l'instrument qui construit trois parts à l'analyse d'une figure où l'une de ces parts joue un rôle géométrique particulier.
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