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Logic and set theoryConcept · Glossary
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Cogitus

Le cogitus est un jeu de logique solitaire consistant à placer 32 pions numérotés de 1 à 8 (chaque numéro apparaissant plusieurs fois) sur un plateau carré de 49 cases, en obéissant à des règles de contraintes sur les positions relatives des pions de même valeur ou de valeurs voisines. Le joueur doit trouver une configuration valide satisfaisant simultanément toutes les contraintes imposées.
Structure numérique du plateau de Cogitus Une grille de sept cases sur sept porte trente-deux cercles jaunes. Dix-sept cases restent vides. Le dessin ne représente pas une solution. 49 cases 32 pions 17 cases vides Schéma structurel pas une solution Valeurs des pions : 1 à 8 — contraintes non représentées
Le plateau compte 49 cases : ce schéma en marque 32 comme occupées et 17 comme vides, sans proposer une solution du jeu.
Contents

What you will learn

  • Identifier le plateau, les pions et la condition de validité d’une configuration.
  • Suivre une déduction locale sans la confondre avec la validation globale.
  • Reconnaître les pièges liés aux cases vides, aux valeurs répétées et à l’unicité.

In plain terms

Imaginez un plateau carré de 49 cases et 32 pions portant des nombres de 1 à 8. Il reste donc 17 cases vides. Chaque pion ne peut pas être posé indépendamment des autres : sa place dépend de la position de pions portant le même nombre ou un nombre voisin.
Jouer au Cogitus revient à croiser ces indications. Une position qui respecte une contrainte peut encore être impossible à cause d’une autre. La partie est résolue seulement lorsque les 32 pions forment ensemble une configuration conforme à toutes les contraintes.

Definition

Le Cogitus est un jeu de logique à un joueur. Son support est un carré de 49 cases, donc une grille de 7 cases sur 7. Le matériel à placer comprend 32 pions numérotés de 1 à 8, chaque valeur étant répétée. Une configuration attribue une case à chacun des 32 pions et laisse nécessairement 17 cases inoccupées.
Les règles fournies avec une partie imposent des contraintes sur les positions relatives des pions. Elles concernent des pions de même valeur ou de valeurs voisines, par exemple 3 et 4. Une configuration valide doit respecter ces contraintes simultanément : les vérifier séparément ne suffit pas si les placements retenus sont incompatibles entre eux.
La définition du jeu ne garantit ni qu’une configuration existe pour n’importe quel ensemble de contraintes, ni qu’elle soit unique. Pour résoudre une partie donnée, il faut donc appliquer les règles exactes de cette partie, éliminer les positions impossibles et contrôler finalement l’ensemble du plateau.

A step-by-step example

Considérons une étape illustrative. Les contraintes de cet exemple valent uniquement pour cette étape. Trois cases encore libres sont nommées A, B et C. Les trois pions restant à placer portent 3, 4 et 4. Une contrainte de cette étape exige que le pion 3 soit voisin d’un pion 2 déjà posé. Parmi les trois cases, seule B est voisine de ce pion 2.
1. On teste les emplacements possibles du pion 3. A et C sont éliminées, car elles ne sont pas voisines du pion 2.
2. Le pion 3 est placé en B. Les deux pions 4 occupent alors A et C, qui sont les deux cases restantes.
3. On reprend toutes les contraintes de la partie et on contrôle A, B et C dans la configuration complète.
Le résultat de cette déduction est B = 3, tandis que A et C reçoivent chacun un pion 4. Le contrôle est refaisable : B est la seule case candidate voisine du pion 2, puis aucun pion ne reste sans case.

In practice

Au début d’une partie, le joueur repère les contraintes qui offrent le moins de placements possibles. Il note les cases candidates plutôt que de poser immédiatement un pion lorsqu’il subsiste plusieurs choix.
Après chaque placement certain, il réexamine les pions de même valeur et de valeurs voisines concernés. Une possibilité supprimée peut rendre un autre placement obligatoire ; si plusieurs possibilités demeurent, conserver les candidats évite de transformer une hypothèse en certitude.
Avant de considérer la grille comme résolue, il compte les 32 pions et les 17 cases vides, puis vérifie chaque contrainte sur le plateau entier. Ce contrôle global est préférable à une simple inspection des derniers coups joués.

Not to be confused with

Cogitus et jeu de logique solitaire. « Jeu de logique solitaire » est la catégorie générale à laquelle le Cogitus appartient, et non un autre nom pour ce jeu précis. Le critère qui les sépare est le matériel décrit : un Cogitus emploie 32 pions numérotés de 1 à 8 sur 49 cases. Un jeu jouable seul sans ce dispositif n’est donc pas, pour cette seule raison, un Cogitus.

Limits and pitfalls

Oublier les cases vides. Avec 32 pions sur 49 cases, exactement 17 cases restent libres. Chercher à remplir tout le plateau produit nécessairement un état qui ne correspond pas au jeu décrit.
Confondre numéro et identité. Plusieurs pions portent la même valeur. Les contraintes décrites portent sur leurs positions relatives et sur les valeurs voisines ; numéroter mentalement deux pions égaux comme s’ils avaient des rôles distincts ajoute une information absente.
Supposer l’existence ou l’unicité. La définition précise ce qu’est une configuration valide, mais elle ne suffit pas à démontrer qu’un jeu de contraintes quelconque possède une solution unique. Il faut établir l’existence et, si nécessaire, l’unicité pour la partie effectivement proposée.
Valider au fil de l’eau. Le respect de chaque contrainte au moment d’un placement ne garantit pas leur compatibilité finale. Après toute déduction, il faut conserver les autres contraintes actives et effectuer un contrôle global à la fin.

Further reading

Le Cogitus peut être décrit comme un problème de satisfaction de contraintes : les pions constituent les objets à placer, leurs positions possibles forment les choix, et les règles éliminent les combinaisons incompatibles. Cette lecture conduit à distinguer trois questions : une configuration valide existe-t-elle, comment la trouver, et les contraintes la déterminent-elles de manière unique ?
Pour approfondir sans disposer d’une règle détaillée, on peut étudier les gestes de raisonnement eux-mêmes : propagation d’une impossibilité, recherche d’un placement forcé, essai provisoire puis retour en arrière. La vérification finale reste indépendante de la méthode employée pour trouver la configuration.
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