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Nicole François

François Nicole (1683-1758), mathématicien français, a étudié les différences finies. Son Traité du calcul des différences finies, publié en 1717, expose des règles relatives à ce calcul et aux sommes de séries. La fiche montre concrètement comment ces différences se construisent, avant de situer ses travaux sur des courbes remarquables.
Tableau des différences finies des carrés Valeurs 0, 1, 4, 9, différences premières 1, 3, 5 et différences secondes 2, 2. Valeurs 1res différences 2des différences 0 1 4 9 1 3 5 2 2
Le tableau fait apparaître les différences premières 1, 3, 5, puis les différences secondes constantes 2, 2.
Contents

What you will learn

  • Identifier François Nicole et situer les dates de ses travaux mentionnés.
  • Calculer des différences finies sur un exemple de carrés.
  • Distinguer différences finies, dérivée et étude des courbes.

In plain terms

Imaginez une liste de nombres et soustrayez chaque terme du suivant. Avec les carrés 0, 1, 4 et 9, les écarts successifs valent 1, 3 et 5. En recommençant, on obtient 2 puis 2 : ces nouveaux écarts sont les différences finies d'ordre deux. François Nicole a étudié les règles de ce calcul et son lien avec les sommes de séries.

Definition

François Nicole est un mathématicien français né en 1683 et mort en 1758. Son travail mentionné ici porte notamment sur le calcul des différences finies, une manière d'étudier les variations d'une suite de valeurs prises à intervalles réguliers. La différence première compare deux valeurs consécutives ; on peut ensuite comparer les différences premières pour obtenir une différence d'ordre deux, puis poursuivre de la même façon.
Dans son Traité du calcul des différences finies, publié en 1717, Nicole expose des règles relatives à ces différences et au calcul des sommes de séries. Une différence finie dépend donc de la suite choisie et du pas entre deux valeurs : elle ne se confond pas automatiquement avec une dérivée, qui décrit une variation dans un cadre continu. Nicole s'est aussi intéressé à des courbes remarquables, notamment la cycloïde, la cissoïde et les épicycloïdes, auxquelles il consacrait déjà des travaux en 1707.

A step-by-step example

Pour voir le mécanisme, considérons les valeurs de la fonction carré lorsque le nombre augmente de 1 : 0, 1, 4 et 9. La première différence se calcule en soustrayant chaque valeur de la suivante : 1 − 0 = 1, 4 − 1 = 3 et 9 − 4 = 5.
On applique la même opération à la nouvelle ligne. Les différences entre 3 et 1, puis entre 5 et 3, valent toutes deux 2. La différence finie d'ordre deux est donc constante et égale à 2 pour cet exemple. Le calcul ne suppose pas de connaître une dérivée : il repose uniquement sur les valeurs espacées régulièrement et sur des soustractions successives.

In practice

Le calcul des différences finies sert à lire les variations d'une suite de valeurs lorsque l'on dispose de mesures ou d'un tableau plutôt que d'une expression continue. La première ligne donne les écarts entre valeurs voisines ; les lignes suivantes permettent de repérer si ces écarts se stabilisent ou suivent une régularité dans le tableau étudié. On peut ainsi vérifier une régularité directement dans les données avant d'en tirer une interprétation bornée au tableau.
Cette approche fournit aussi un cadre pour organiser le calcul de sommes de séries, domaine auquel Nicole a consacré son traité de 1717. Elle permet de partir de données discrètes et de suivre explicitement chaque étape, au lieu de masquer le raisonnement derrière un résultat final.

Not to be confused with

Une différence finie n'est pas une dérivée. La première compare des valeurs séparées par un pas donné dans une suite ; la seconde décrit une variation instantanée d'une fonction dans un cadre continu. Lorsque les valeurs sont prises à intervalles réguliers et que le pas devient très petit, les deux idées peuvent être rapprochées dans certaines méthodes, mais elles ne sont pas identiques par définition.
Il ne faut pas non plus confondre le calcul des différences finies avec l'étude géométrique d'une courbe. Nicole a travaillé sur ces deux domaines, mais les différences finies portent sur des calculs de valeurs et de sommes, tandis que la cycloïde, la cissoïde et les épicycloïdes sont des courbes remarquables.

Limits and pitfalls

Le résultat d'une différence finie dépend de l'ordre des valeurs et de l'écart entre leurs positions. Deux tableaux décrivant la même grandeur avec des pas différents ne produisent donc pas nécessairement les mêmes différences numériques. Une ligne constante, comme la ligne 2, 2 de l'exemple, signale une régularité pour le tableau considéré ; elle ne permet pas à elle seule de conclure que toute fonction possède cette propriété.
Le mot « différence » désigne ici une soustraction organisée entre valeurs voisines, et non une simple différence isolée. Les règles de Nicole concernent également le calcul des sommes de séries : il faut préciser la suite et le domaine de sommation avant d'interpréter une somme. Enfin, les dates disponibles associent 1707 aux travaux sur les courbes mentionnées et 1717 à la publication du traité ; elles ne décrivent pas une découverte unique couvrant les deux années.

Further reading

L'exemple des carrés montre comment une régularité discrète apparaît après deux soustractions successives. Cette idée ouvre vers l'étude des suites, des tableaux de valeurs et des méthodes numériques où l'on remplace une relation continue par des valeurs séparées. Le traité de Nicole relie en outre les différences finies au calcul des sommes de séries, tandis que ses travaux sur la cycloïde, la cissoïde et les épicycloïdes illustrent un autre versant de son intérêt pour l'analyse.
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