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GéométrieNotion · Glossaire

Al-Quhi

Al-Quhi (Al-Kuhi), de son nom complet Abu Sahl Waijan ibn Rustam al-Quhi, est un mathématicien et astronome perse qui travailla à Bagdad. En géométrie, il étudia des problèmes menant à des équations de degré supérieur à 2 et leurs conditions de résolution. En astronomie, ses recherches portèrent sur les étoiles filantes et la mesure des surfaces terrestres et maritimes.
Al-Quhi
Sommaire

Ce que vous allez apprendre

  • Identifier Al-Quhi, Al-Kuhi et son nom complet comme trois formes renvoyant au même savant.
  • Situer prudemment sa vie vers 940-vers 1000 et son activité à Bagdad.
  • Relier ses recherches géométriques aux équations de degré supérieur à 2 et à leurs conditions de résolution.
  • Distinguer ses travaux sur les étoiles filantes de ses méthodes de mesure des surfaces terrestres et maritimes.

En clair

Vers 940, naît le savant perse connu sous les noms d’Al-Quhi et d’Al-Kuhi. Il travaille à Bagdad et devient l’un des géomètres musulmans les plus importants de son temps.
Son activité relie deux terrains. En géométrie, il étudie des problèmes qui conduisent à des équations de degré supérieur à 2 et examine quand elles peuvent être résolues. En astronomie, il s’intéresse aux étoiles filantes ainsi qu’à la mesure des surfaces terrestres et maritimes.

Définition

Al-Quhi, également transcrit Al-Kuhi, est le nom sous lequel est connu Abu Sahl Waijan ibn Rustam al-Quhi, mathématicien et astronome perse né vers 940 et mort vers 1000. Il travaille à Bagdad et compte parmi les plus importants géomètres musulmans.
Son travail géométrique s’inscrit dans la connaissance des œuvres d’Apollonius et d’Archimède. Il aborde des problèmes de géométrie qui mènent à des équations de degré supérieur à 2. Pour une équation polynomiale mise sous forme réduite, le degré est le plus grand exposant de l’inconnue dont le coefficient est non nul. Al-Quhi ne s’intéresse pas seulement à l’écriture de ces équations : il analyse aussi leurs conditions de résolution.
Son activité astronomique comprend l’étude des étoiles filantes. Elle comprend aussi le développement de méthodes destinées à mesurer les surfaces terrestres et maritimes. Ces deux volets, géométrique et astronomique, doivent être conservés pour rendre compte de son œuvre sans la réduire à une seule discipline.

Un exemple, pas à pas

Voici un mini-cas documentaire construit uniquement avec les faits attestés dans la fiche. Une fiche A mentionne « Al-Kuhi », Bagdad et des problèmes géométriques menant à des équations de degré supérieur à 2. Une fiche B mentionne « Al-Quhi », le nom complet Abu Sahl Waijan ibn Rustam al-Quhi, les repères vers 940 et vers 1000, les étoiles filantes et la mesure des surfaces terrestres et maritimes. Question : comment réunir et classer ces informations sans inventer de résultat ?
1. Comparez les indices d’identité. Les graphies Al-Quhi et Al-Kuhi, le nom complet et les éléments biographiques concordants permettent de conclure que les fiches A et B concernent le même savant, et non deux personnes.
2. Ouvrez trois catégories : repères biographiques, géométrie et astronomie. Classez Bagdad, « vers 940 » et « vers 1000 » dans la première, en conservant le caractère approximatif des dates.
3. Placez dans la catégorie géométrie les problèmes menant à des équations de degré supérieur à 2. La fiche A ne donnant aucune équation particulière, la conclusion doit rester à ce niveau général.
4. Placez dans la catégorie astronomie l’étude des étoiles filantes et les méthodes de mesure des surfaces terrestres et maritimes. Ne transformez pas ces méthodes en une mesure chiffrée, car la fiche B n’en fournit aucune.
5. Conclusion contrôlable : les deux fiches décrivent un même savant actif à Bagdad, avec un volet géométrique et un volet astronomique. Cette conclusion est complète si elle conserve les dates approximatives et n’ajoute ni équation, ni valeur de mesure, ni résultat daté.

En pratique

Dans un catalogue ou une bibliographie, lancez deux recherches distinctes avec Al-Quhi puis Al-Kuhi. Relevez les références obtenues sous chaque graphie et consultez les renvois d’autorité vers le nom complet Abu Sahl Waijan ibn Rustam al-Quhi : cette double requête évite de manquer une notice à cause de sa transcription.
Pour classer un passage sur ses mathématiques, repérez le lien entre problème géométrique, équation de degré supérieur à 2 et conditions de résolution. Si le passage ne donne pas d’équation précise, il faut conserver cette formulation générale.
Pour classer un passage sur son astronomie, distinguez l’étude des étoiles filantes des méthodes de mesure des surfaces terrestres et maritimes. Ce critère évite de fondre deux objets d’étude différents dans une mention vague de l’astronomie.

À ne pas confondre

Al-Quhi et Al-Kuhi. Ces deux graphies ne désignent pas deux personnes. Le nom complet Abu Sahl Waijan ibn Rustam al-Quhi est un premier indice pour les réunir ; il faut le corroborer par des éléments biographiques concordants, comme la période, le lieu ou les domaines d’activité.
Al-Quhi, Apollonius et Archimède. La notice indique qu’Al-Quhi connaît les œuvres d’Apollonius et d’Archimède. Elle ne confond donc pas leurs travaux ni leurs identités : les deux noms désignent ici des auteurs étudiés par Al-Quhi.
Géomètre et astronome. Réduire Al-Quhi à l’un de ces deux rôles ferait disparaître une partie de son activité. Les équations issues de problèmes géométriques relèvent du premier ; les étoiles filantes et les mesures de surfaces relèvent du second.

Limites et pièges

Les dates restent approximatives. « Vers 940 » et « vers 1000 » situent une période ; ces repères ne donnent ni une année certaine de naissance ni une année certaine de décès. Il faut conserver le mot « vers ».
Un degré supérieur à 2 ne désigne pas une équation unique. La formulation couvre plusieurs degrés possibles. Sans exemple attesté, il ne faut attribuer à Al-Quhi ni une équation particulière ni une méthode générale de résolution.
Une influence n’est pas une attribution. Connaître les œuvres d’Apollonius et d’Archimède situe un héritage intellectuel. Cela ne suffit pas à transférer automatiquement à Al-Quhi chaque résultat associé à ces auteurs.
Une méthode de mesure n’est pas une mesure donnée. La notice mentionne des méthodes appliquées aux surfaces terrestres et maritimes, mais ne fournit ni valeur, ni unité, ni précision. Aucun résultat numérique ne peut donc en être déduit.

Pour aller plus loin

Archimède — Situer l’un des auteurs dont Al-Quhi connaissait les œuvres et prolonger le versant géométrique de la fiche.
étoile filante — Approfondir le phénomène astronomique explicitement étudié par Al-Quhi.
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