Logique et ensemblesNotion · Glossaire
cognition
La cognition désigne l'ensemble des processus mentaux impliqués dans l'acquisition, le traitement, le stockage et l'utilisation des connaissances. Elle recouvre notamment la perception, l'attention, la mémoire, le langage, l'apprentissage, le raisonnement, la résolution de problèmes, la prise de décision et les représentations mentales. La cognition se distingue des processus affectifs ou émotionnels, qui relèvent d'une autre dimension de la vie psychique, bien que des interactions entre ces deux dimensions soient largement documentées.
Sommaire
Ce que vous allez apprendre
- Identifier les principaux processus mentaux rassemblés sous le terme cognition.
- Suivre leur coopération dans le calcul mental de 27 + 18.
- Distinguer la cognition d'une connaissance et de la dimension affective.
En clair
Vous lisez 27 + 18, gardez les deux nombres en tête, choisissez une méthode et contrôlez le résultat. Plusieurs opérations mentales coopèrent pendant ces quelques secondes. Vous percevez les signes, concentrez votre attention, mobilisez votre mémoire et raisonnez.
Le mot cognition rassemble ces processus qui font acquérir, traiter, conserver et utiliser des connaissances. Il ne nomme donc ni une pensée unique ni un organe, mais un ensemble d'activités mentales.
Définition
La cognition est l'ensemble des processus mentaux par lesquels des connaissances sont acquises, traitées, stockées puis utilisées. La perception fournit des informations à partir de ce qui est rencontré. L'attention privilégie certaines informations dans la tâche en cours. La mémoire conserve ou restitue des éléments, tandis que l'apprentissage modifie ce qui pourra être mobilisé ultérieurement.
Le langage, le raisonnement, la résolution de problèmes et la prise de décision relèvent aussi de la cognition. Les représentations mentales sont les formes sous lesquelles une personne se figure ou organise une information. Dans une même activité, plusieurs de ces processus peuvent intervenir successivement ou ensemble : calculer mentalement sollicite par exemple la perception des signes, l'attention, la mémoire et le raisonnement.
La distinction avec les processus affectifs ou émotionnels porte sur la dimension considérée. Elle ne signifie pas que cognition et émotion fonctionnent séparément : leurs interactions font partie des nuances indispensables à l'analyse d'une situation psychique.
Un exemple, pas à pas
Une personne veut calculer mentalement 27 + 18. Les données sont les deux nombres 27 et 18, le signe d'addition et une décomposition connue de 18 en 3 + 15. Cet exemple ne mesure pas chaque processus : il repère leur contribution à une tâche unique.
1. La perception permet de reconnaître les chiffres et le signe + ; l'attention maintient la tâche visée.
2. La mémoire garde 27 et 18 disponibles pendant que la personne mobilise une procédure apprise : compléter d'abord 27 jusqu'à 30.
3. Le raisonnement décompose 18 en 3 + 15, puis enchaîne 27 + 3 = 30 et 30 + 15 = 45. La personne décide que le résultat est 45.
4. Un contrôle refaisable consiste à retrancher le second nombre : 45 − 18 = 27. La succession perception, attention, mémoire, raisonnement et contrôle rend visible la coopération de plusieurs processus cognitifs.
En pratique
Pour apprendre, on peut distinguer ce qui doit être perçu, ce qui demande de l'attention et ce qui doit être retrouvé en mémoire. Si un signe est mal lu, le relire est plus pertinent que répéter le calcul.
Pour résoudre un problème, expliciter les informations disponibles, les représentations choisies et les étapes du raisonnement aide à localiser une difficulté. Si les données sont comprises mais qu'une étape intermédiaire se perd, noter cette étape soulage la mémoire sollicitée.
Pour prendre une décision, séparer les informations examinées du choix final permet de décrire le processus sans le réduire au résultat. Si une émotion intervient, elle doit être prise en compte plutôt qu'effacée de l'analyse.
À ne pas confondre
La cognition ne se confond pas avec une connaissance particulière. Savoir que 27 + 18 vaut 45 est un contenu ; percevoir l'expression, garder les nombres en mémoire et raisonner sont des processus cognitifs qui permettent d'utiliser ce contenu.
La cognition ne se confond pas non plus avec l'affect ou l'émotion. Le critère est la dimension décrite : traiter une information relève de la cognition, tandis que l'état émotionnel relève de l'affectif. Dans une décision chargée d'émotion, les deux dimensions peuvent toutefois interagir.
Limites et pièges
Piège de la liste. Perception, attention, mémoire ou raisonnement ne sont pas forcément des étapes isolées. Lorsqu'une tâche les sollicite ensemble, il faut décrire leur contribution sans attribuer tout le résultat à un seul processus.
Piège de la séparation. Distinguer cognition et affect sert à nommer deux dimensions, pas à nier leurs interactions. Lorsqu'une émotion modifie l'attention ou la décision, l'analyse doit conserver les deux dimensions.
Piège du résultat seul. Une réponse correcte ou incorrecte ne révèle pas à elle seule le processus mental suivi. Il faut examiner les informations perçues, les étapes conservées, le raisonnement et le contrôle avant de conclure.
Pour aller plus loin
Une manière d'approfondir la cognition consiste à comparer plusieurs stratégies pour une même tâche. Pour 27 + 18, on peut compléter 27 jusqu'à 30 ou additionner d'abord les dizaines puis les unités. Le résultat reste 45, mais les informations conservées et les étapes du raisonnement diffèrent. Cette comparaison montre pourquoi l'étude d'un processus apporte davantage que l'observation de sa seule réponse finale.
Explorez les mathématiques autrement
Retrouvez nos magazines, podcasts et jeux pour explorer les mathématiques autrement.
Découvrir les offres
