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Histoire et cultureNotion · Glossaire

Artin Emil

Emil Artin est un mathématicien allemand et l'un des grands algébristes du XXe siècle. Ses contributions fondamentales à la théorie des corps de classes et à la théorie des tresses, ainsi que la résolution d'un des problèmes de Hilbert, ont durablement marqué l'algèbre, la topologie algébrique et la géométrie algébrique.
Quatre jalons du parcours d'Emil Artin Frise chronologique de 1898 à 1956 : naissance à Vienne, doctorat à Leipzig, départ aux États-Unis et retour à Hambourg. Quatre jalons du parcours d'Emil Artin 1898 — Vienne naissance 1921 — Leipzig doctorat 1937 — départ États-Unis 1956 — retour Hambourg
Quatre dates structurent le parcours : naissance à Vienne, doctorat à Leipzig, départ aux États-Unis et retour à Hambourg.
Sommaire

Ce que vous allez apprendre

  • Situer les principales étapes du parcours d'Emil Artin.
  • Relier ses contributions aux tresses, aux corps de classes et aux problèmes de Hilbert.
  • Distinguer Emil Artin de son fils Michael et d'Emmy Noether.
  • Repérer les limites d'une chronologie fondée sur la seule source disponible.

En clair

En 1921, à Leipzig, Emil Artin obtient son doctorat après des études interrompues par son incorporation dans l'armée autrichienne. Ce jalon ouvre un parcours qui le conduit de Vienne et Reichenberg à Göttingen, Hambourg, puis aux États-Unis.
Son travail relie plusieurs grands territoires des mathématiques : les tresses en topologie algébrique, les corps de classes et un problème posé par Hilbert. Derrière ces intitulés différents se dessine un même portrait, celui d'un algébriste majeur du XXe siècle, également attentif à l'astronomie, à la biologie et à la musique.

Définition

Emil Artin est un mathématicien allemand né à Vienne en 1898, d'un père d'origine arménienne et d'une mère chanteuse d'opérettes. Il grandit à Reichenberg, aujourd'hui Liberec. Un séjour en France l'oriente définitivement vers les mathématiques. Il commence ses études universitaires à Vienne, les interrompt lorsqu'il est incorporé dans l'armée autrichienne, puis les reprend après la guerre à Leipzig. Il y obtient son doctorat en 1921.
Après un séjour à Göttingen, durant lequel il collabore avec Emmy Noether, Artin travaille à l'Université de Hambourg jusqu'en 1931. Cette période est particulièrement féconde. Il apporte des contributions fondamentales à la théorie des tresses en topologie algébrique et à la théorie des corps de classes. Il résout aussi l'un des problèmes de Hilbert. Ces apports, ainsi que son influence sur la géométrie algébrique, fondent sa place parmi les grands algébristes du XXe siècle.
Opposé au nazisme, Artin quitte l'Allemagne pour les États-Unis en 1937 et enseigne notamment à Princeton. Il revient en Allemagne en 1956, retrouve l'Université de Hambourg et y meurt en 1962. En dehors des mathématiques, il se passionne pour l'astronomie, la biologie et la musique. Il joue de la flûte, du clavicorde et du clavecin. Son fils Michael Artin devient lui aussi un mathématicien réputé, spécialiste de géométrie algébrique.

Un exemple, pas à pas

Pour situer Emil Artin sans réduire son œuvre à une liste de théories, on peut suivre quatre jalons datés de son parcours. Cette chronologie fait apparaître les déplacements imposés ou choisis et les lieux où sa carrière s'est construite.
1. Le départ. En 1898, Emil Artin naît à Vienne. Il grandit ensuite à Reichenberg et commence ses études universitaires à Vienne.
2. La formation. Après l'interruption due à son incorporation dans l'armée autrichienne, il reprend ses études à Leipzig et obtient son doctorat en 1921.
3. L'exil. Après Göttingen et Hambourg, il quitte l'Allemagne en 1937 parce qu'il s'oppose au nazisme. Aux États-Unis, il enseigne notamment à Princeton.
4. Le retour. En 1956, il revient à Hambourg, où il meurt en 1962. Le contrôle consiste à relire l'ordre des quatre dates : 1898, 1921, 1937, 1956, puis à vérifier que chacune correspond à un changement précis de sa trajectoire.

En pratique

Pour lire une biographie d'Emil Artin, on peut d'abord séparer les lieux de formation des lieux d'enseignement. Leipzig correspond au doctorat de 1921 ; Hambourg et Princeton appartiennent à sa carrière universitaire. Cette distinction évite de transformer un déplacement en changement de domaine mathématique.
Pour situer une contribution, le bon geste est de conserver son domaine explicite. La théorie des tresses relève ici de la topologie algébrique, tandis que la théorie des corps de classes appartient à une autre branche de l'algèbre. Une chronologie convient au parcours ; une carte des domaines convient mieux à l'œuvre.
Pour vérifier une attribution, on revient au niveau de précision fourni par la source. Celle-ci affirme qu'Artin a résolu l'un des problèmes de Hilbert, sans en donner ici le numéro ni l'année. Il faut donc préférer cette formulation exacte à une identification déduite ou ajoutée de mémoire.

À ne pas confondre

Emil Artin et Michael Artin. Emil est le mathématicien né en 1898 dont le parcours passe par Leipzig, Hambourg et Princeton. Michael est son fils, lui aussi mathématicien, et spécialiste de géométrie algébrique. La présence d'un prénom différent tranche donc l'attribution, même lorsque le même nom apparaît dans un contexte d'algèbre ou de géométrie algébrique.
Emil Artin et Emmy Noether. La source présente Artin comme collaborateur de Noether lors de son séjour à Göttingen. Il s'agit de deux mathématiciens distincts : une mention de cette collaboration ne permet pas d'attribuer à l'un les travaux de l'autre.

Limites et pièges

Une naissance à Vienne ne résume pas une nationalité. La source qualifie Artin de mathématicien allemand, tout en indiquant une naissance à Vienne et une incorporation dans l'armée autrichienne. Il faut conserver ces informations distinctes au lieu de déduire l'une de l'autre.
1931 et 1937 ne sont pas interchangeables. Le travail à l'Université de Hambourg est situé jusqu'en 1931, tandis que le départ d'Allemagne pour les États-Unis date de 1937. La source ne détaille pas ici les six années intermédiaires ; une chronologie fidèle laisse cet intervalle ouvert.
Une contribution n'est pas une œuvre complète. Les tresses, les corps de classes, un problème de Hilbert et la géométrie algébrique sont des repères majeurs fournis par la source. Ils ne constituent pas un catalogue exhaustif de tous les résultats d'Artin.
Une attribution générale ne fournit pas une date fine. La période hambourgeoise est dite féconde, mais la source ne date séparément ni chaque contribution ni la résolution du problème de Hilbert. Il faut consulter une référence spécialisée avant d'associer une année précise à chacun de ces travaux.

Pour aller plus loin

Inoubliable Emmy Noether présente la mathématicienne avec laquelle Artin collabore à Göttingen et éclaire ce voisinage intellectuel.
Hilbert, les vingt-trois problèmes et la physique replace la mention d'un problème résolu par Artin dans le programme lancé par Hilbert.
Au service des courbes ouvre sur la géométrie algébrique, domaine profondément marqué par Artin et poursuivi par son fils Michael.
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