Prutenic tables
Les tables pruténiques sont des tables astronomiques qui fournissent des données sur les mouvements des astres afin de calculer les positions du Soleil et des planètes. Elles constituent un support de calcul, et non une théorie astronomique.
Contents
What you will learn
- Identifier la fonction des tables pruténiques dans le calcul des positions du Soleil et des planètes.
- Situer Erasmus Reinhold et le mécénat prussien vers 1550.
- Distinguer les tables pruténiques des tables alphonsines, des tables rudolphines et des théories de Copernic.
- Lire avec prudence les dates approximatives et les comparaisons de précision.
In plain terms
Vers 1550, en Allemagne, Erasmus Reinhold met au point des tables destinées aux calculs astronomiques. Le lecteur y trouve des données sur les mouvements du Soleil et des planètes, utiles pour déterminer leurs positions.
Le duc de Prusse Albert de Brandebourg finance le travail. De ce soutien vient le nom de « tables prussiennes », ou tables pruténiques. Plus précises que les anciennes tables alphonsines, elles accompagnent aussi la diffusion des théories de Copernic en Europe.
Definition
Les tables pruténiques sont un ensemble de tables astronomiques élaboré vers 1550 par l'astronome allemand Erasmus Reinhold (1511–1553). Elles fournissent des données relatives aux mouvements des astres afin de calculer les positions du Soleil et des planètes. Elles constituent donc un support de calcul, et non une théorie astronomique.
Leur autre nom, « tables prussiennes », renvoie au financement accordé par le duc de Prusse Albert de Brandebourg. Elles furent conçues pour remplacer les tables alphonsines, établies vers 1250, dont la précision ne suffisait plus. Leur succès favorisa largement la diffusion et la reconnaissance des théories de Copernic en Europe.
Cette supériorité fut historique, non définitive : vers 1627, les tables rudolphines de Tycho Brahe et Johannes Kepler, plus précises, rendirent à leur tour les tables pruténiques obsolètes.
Where it comes up
Dans un texte d'histoire de l'astronomie, plusieurs indices signalent les tables pruténiques : le nom d'Erasmus Reinhold, la date approximative de 1550, la Prusse, ainsi que des données consacrées au Soleil et aux planètes. L'expression « tables prussiennes » désigne le même support.
La mention des tables alphonsines situe ce support parmi ceux qu'il devait remplacer. Celle des tables rudolphines indique au contraire son successeur. Entre ces deux repères, il porte les données employées pour calculer des positions astronomiques, tandis que son succès accompagne la diffusion des théories de Copernic.
How to read it
La grandeur recherchée est la position du Soleil ou d'une planète, obtenue à partir de données sur son mouvement. Pour situer correctement le rôle historique des tables, on peut suivre quatre étapes.
1. Identifiez le support cité : pruténique et prussien sont ici deux noms du même ensemble de tables.
2. Repérez l'auteur, Erasmus Reinhold, et le mécène, Albert de Brandebourg.
3. Situez l'ensemble vers 1550, entre les tables alphonsines vers 1250 et les tables rudolphines vers 1627.
4. Vérifiez l'usage annoncé : fournir des données pour un calcul de position.
2. Repérez l'auteur, Erasmus Reinhold, et le mécène, Albert de Brandebourg.
3. Situez l'ensemble vers 1550, entre les tables alphonsines vers 1250 et les tables rudolphines vers 1627.
4. Vérifiez l'usage annoncé : fournir des données pour un calcul de position.
Le mot « vers » est une convention importante : les trois dates sont des repères approximatifs dans la source. Une lecture trop rapide peut aussi confondre le support de calcul avec les théories de Copernic qu'il a contribué à diffuser.
A step-by-step example
Prenons une mention historique affirmant qu'un ensemble de tables a remplacé les tables alphonsines et a ensuite été supplanté par les tables rudolphines. Les données disponibles sont : vers 1250 pour les tables alphonsines, vers 1550 pour le travail d'Erasmus Reinhold et vers 1627 pour les tables rudolphines.
1. On place d'abord les tables alphonsines, devenues insuffisamment précises.
2. On place ensuite les tables pruténiques, conçues pour les remplacer et associées aux théories de Copernic.
3. On place enfin les tables rudolphines, dont la précision supérieure rend les précédentes obsolètes.
4. On contrôle l'ordre : 1250 est antérieur à 1550, lui-même antérieur à 1627.
2. On place ensuite les tables pruténiques, conçues pour les remplacer et associées aux théories de Copernic.
3. On place enfin les tables rudolphines, dont la précision supérieure rend les précédentes obsolètes.
4. On contrôle l'ordre : 1250 est antérieur à 1550, lui-même antérieur à 1627.
La frise associée rend ce remplacement successif visible. Le résultat n'est pas une mesure de précision : il établit seulement la chronologie fournie par la source et permet de reconnaître la place intermédiaire des tables pruténiques.
In practice
Dans une histoire des calculs astronomiques, la mention d'Erasmus Reinhold vers 1550 conduit aux tables pruténiques. Si le texte se situe plutôt vers 1250, les tables alphonsines sont le repère pertinent.
Pour suivre la diffusion des idées de Copernic, on observe le succès de ce support de calcul en Europe. Il faut toutefois parler de contribution à leur reconnaissance, et non confondre les tables avec les théories elles-mêmes.
Pour comparer des générations de tables, le critère donné par la source est leur précision relative. Les tables rudolphines deviennent le meilleur choix vers 1627 parce qu'elles sont annoncées comme plus précises.
Not to be confused with
Tables alphonsines. Elles sont établies vers 1250, tandis que les tables pruténiques sont élaborées vers 1550 pour les remplacer. Une date médiévale proche de 1250 tranche donc en faveur des premières.
Tables rudolphines. Publiées vers 1627 et attribuées à Tycho Brahe et Johannes Kepler, elles sont plus précises et succèdent aux tables pruténiques. Le couple d'auteurs et la date permettent de les distinguer.
Théories de Copernic. Elles relèvent du cadre théorique ; les tables pruténiques sont un support donnant des données de calcul. Leur succès a favorisé la diffusion de ces théories sans abolir cette différence de nature.
Limits and pitfalls
Les dates ne sont pas exactes au jour ou à l'année près. Le symptôme d'une lecture fautive serait de traiter 1250, 1550 ou 1627 comme des bornes strictes. Il faut conserver le qualificatif « vers » employé par la source.
Le succès n'est pas une preuve. La source affirme que les tables ont largement contribué à diffuser et faire reconnaître les théories de Copernic. En déduire qu'elles les auraient, à elles seules, démontrées dépasserait cette affirmation.
La précision est relative à une succession historique. Les tables pruténiques remplacent un support devenu insuffisant, puis deviennent elles-mêmes obsolètes face aux tables rudolphines. Il faut donc nommer le support comparé avant de parler de précision supérieure.
Further reading
Cette histoire se prolonge dans trois directions : le support que les tables pruténiques remplacent, le cadre théorique qu'elles contribuent à diffuser et le support plus précis qui leur succède.
table alphonsine — Pour identifier le prédécesseur devenu insuffisamment précis vers 1550.
Copernic Nicolas — Pour approfondir l'auteur des théories dont ces tables ont favorisé la diffusion.
table rudolphine — Pour poursuivre la chronologie avec les tables plus précises publiées vers 1627.
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