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AlgèbreNotion · Glossaire

de Chester Robert

Robert de Chester est un érudit et traducteur anglais du XIIe siècle, souvent identifié, sans certitude, à Robert de Ketton. Formé à l’arabe, il compte parmi les premiers passeurs en latin de textes scientifiques issus du monde arabe, notamment de travaux d’Al-Khwarizmi liés à l’algèbre.
de Chester Robert
Sommaire

Ce que vous allez apprendre

  • Situer Robert de Chester au XIIe siècle et à Barcelone.
  • Distinguer ses traductions mathématiques, alchimiques, astronomiques et religieuses.
  • Associer l'année 1143 uniquement à la première traduction latine du Coran.
  • Comprendre les réserves entourant son identification à Robert de Ketton et certaines attributions.

En clair

En 1143, Robert de Chester réalisa la première traduction du Coran en latin. Ce passage d'une langue à une autre illustre son rôle : rendre accessibles à des lecteurs latins des textes venus du monde arabe.
Érudit anglais du XIIe siècle formé à l'arabe, il s'intéressa aussi aux mathématiques, à l'astronomie et à l'alchimie. Son travail autour d'Al-Khwarizmi le place parmi les premiers passeurs latins de textes liés à l'algèbre.

Définition

Robert de Chester est un érudit anglais du XIIe siècle, souvent identifié à Robert de Ketton et également nommé Robertus Rettinensis. Les informations conservées sur sa vie sont peu nombreuses. La source le situe à Barcelone, où il étudia l'alchimie, l'astrologie et les mathématiques. Il y acquit aussi la langue arabe et fréquenta les textes scientifiques issus du monde arabe.
Son importance pour l'histoire des mathématiques tient à la traduction latine. Il compte parmi les premiers traducteurs de l'œuvre d'Al-Khwarizmi, présenté comme le fondateur de l'algèbre. Ce travail fut réalisé en collaboration avec Gérard de Crémone. On lui attribue aussi la première traduction latine d'un traité d'alchimie venu de l'arabe et des traductions de traités d'astronomie comprenant des travaux de Ptolémée.
Une date est solidement attachée à son nom dans la source : en 1143, il réalisa la première traduction du Coran en latin. Ce travail participa à la transmission de la culture islamique dans l'Europe médiévale. Les autres traductions mentionnées ne doivent pas être rassemblées artificiellement sous cette même année.

Un exemple, pas à pas

Prenons un cas précis : situer ce que la source permet d'affirmer sur la transmission d'un texte par Robert de Chester. Les données sont le nom du traducteur, l'année 1143, le passage vers le latin et le Coran comme ouvrage traduit.
1. On identifie d'abord l'acteur : Robert de Chester, également connu sous d'autres noms dans la source.
2. On associe ensuite la date au résultat exact : 1143 correspond à la première traduction du Coran en latin.
3. On distingue ce résultat des traductions scientifiques également attribuées à l'érudit : œuvres d'Al-Khwarizmi, traité d'alchimie et traités d'astronomie. La source ne leur donne pas ici la date de 1143.
4. Le contrôle consiste à relire chaque association : une personne, un ouvrage, une langue d'arrivée et une date précise. On obtient ainsi un repère historique vérifiable sans étendre la date aux autres travaux.

En pratique

Pour suivre la circulation des mathématiques, on repère chez Robert de Chester le passage de textes scientifiques arabes vers le latin. Lorsque la recherche porte spécifiquement sur l'algèbre, l'œuvre d'Al-Khwarizmi est le point d'entrée pertinent.
Pour étudier la transmission d'autres savoirs, on sépare les corpus. Le traité d'alchimie et les traités d'astronomie, dont certains travaux de Ptolémée, ne doivent pas être confondus avec l'œuvre algébrique.
Pour établir une chronologie, on attache 1143 à la traduction latine du Coran. En l'absence d'une date précise dans la source pour les traductions scientifiques, on les présente sans leur attribuer cette année.

À ne pas confondre

Robert de Chester et Gérard de Crémone. Le second n'est pas un autre nom du premier : la source les présente comme collaborateurs pour la traduction latine de l'œuvre d'Al-Khwarizmi. Une mention de collaboration distingue donc les deux érudits.
Les traductions scientifiques et la traduction du Coran. Elles appartiennent au même parcours, mais ne constituent pas un seul travail. Le critère décisif est le texte traduit : seule la traduction latine du Coran reçoit ici la date de 1143.

Limites et pièges

Identité incertaine. Robert de Chester est souvent identifié à Robert de Ketton, mais cette formulation n'établit pas une certitude absolue. Il faut conserver cette réserve au lieu de présenter les deux noms comme une identité définitivement démontrée.
Attributions inégales. La première traduction latine d'un traité d'alchimie et les traductions astronomiques lui sont attribuées. Ce verbe signale la prudence requise : il ne faut pas transformer ces attributions en faits biographiques plus précis que la source.
Date isolée. Le seuil chronologique certain donné ici est l'année 1143 pour la traduction latine du Coran. La reprendre comme date des travaux sur Al-Khwarizmi, l'alchimie ou l'astronomie produirait une chronologie que la source ne fournit pas.

Pour aller plus loin

Al-Khwarizmi permet de replacer l'auteur traduit dans l'histoire de l'algèbre et d'éclairer l'objet mathématique du travail latin.
La géométrie des équations chez al-Khwārizmī montre le contenu mathématique d'une œuvre dont la circulation latine est associée à Robert de Chester.
Crémone Gérard de situe le collaborateur mentionné dans la source et aide à distinguer leurs rôles respectifs.
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