homogeneous function
Soient E et F deux espaces vectoriels sur un même corps commutatif K. Une fonction f : E → F est homogène de degré entier naturel n si, pour tout scalaire k ∈ K et tout vecteur x ∈ E, f(kx) = kⁿ f(x) : multiplier l’entrée par k multiplie donc la sortie par kⁿ.
Contents
What you will learn
- Relier un facteur appliqué aux entrées à la puissance qui multiplie la sortie.
- Vérifier sur un calcul qu'un polynôme est homogène de degré 2.
- Lire la relation d'Euler et connaître ses hypothèses de différentiabilité et de domaine.
- Distinguer homogénéité, linéarité et polynôme homogène.
In plain terms
Imaginez que l'on multiplie toutes les entrées d'une fonction par 3. Si sa sortie est alors multipliée par une puissance fixe de 3, la fonction est homogène. Cette puissance indique son degré.
Ainsi, pour une fonction de degré 2, tripler ensemble les entrées multiplie le résultat par 3², donc par 9. Ce qui compte est un changement d'échelle commun, et non une modification séparée de chaque entrée.
Definition
Soient deux espaces vectoriels E et F construits sur le même corps de scalaires K. Une fonction f de E vers F est homogène de degré entier naturel n lorsque la multiplication d'un vecteur x par un scalaire k multiplie sa valeur par la puissance n-ième de k : . L'identité doit être satisfaite pour tous les vecteurs et tous les scalaires admis par la définition.
Dans un polynôme homogène de degré entier n, chaque monôme a le même degré total n. En analyse réelle, une fonction positivement homogène peut avoir un degré réel : la relation d'échelle est alors demandée seulement pour les scalaires k strictement positifs, afin que kn soit défini sans ambiguïté.
Si une fonction réelle de m variables est différentiable sur un domaine stable par multiplication par un scalaire positif, son homogénéité de degré n entraîne la relation d'Euler. En notant xi sa i-ième coordonnée et ∂f/∂xi la dérivée partielle correspondante, cette relation est : .
What it is made of
La propriété repose sur quatre éléments. Le domaine E contient les vecteurs que l'on redimensionne. L'espace d'arrivée F contient les valeurs de la fonction. Le corps commun K fournit les scalaires capables de multiplier à la fois les vecteurs et les valeurs. Enfin, le degré n fixe la puissance appliquée au facteur d'échelle.
Le domaine doit rester compatible avec les changements d'échelle considérés, sinon f(kx) peut ne pas exister. Le même scalaire k agit sur l'entrée, tandis que kn agit sur la sortie : c'est cette dépendance qui définit l'homogénéité. La dimension des espaces ou le tracé d'une courbe ne la définissent pas. Ces données suffisent à tester la propriété par substitution.
A step-by-step example
Considérons la fonction f de deux variables réelles définie par . Les données sont le point (1, 2), le facteur d'échelle 3 et le degré candidat 2.
1. On calcule la valeur initiale : .
2. On multiplie les deux coordonnées par 3. Le point (1, 2) devient (3, 6).
3. On recalcule la fonction : .
4. Le contrôle donne . Le résultat est donc bien multiplié par 9. Plus généralement, chaque terme de f(kx, ky) contient exactement deux facteurs k ; la fonction est homogène de degré 2.
In practice
Pour un polynôme, on additionne les exposants de chaque monôme. S'ils ont tous le même total, une substitution par (kx, ky, …) permet de mettre la même puissance de k en facteur. Sinon, le polynôme n'est pas homogène.
En économie, on multiplie simultanément toutes les quantités d'entrée par un même facteur, puis on compare la production. Un degré 1 correspond à une multiplication identique de la sortie ; un autre degré signale une réponse d'échelle différente.
En analyse, notamment pour certaines équations aux dérivées partielles et en thermodynamique, on repère la loi de changement d'échelle. Lorsque la fonction est différentiable, la relation d'Euler offre un contrôle local ; la substitution directe reste le test de la définition.
Not to be confused with
Fonction linéaire. Une application linéaire est homogène de degré 1, mais elle doit aussi préserver l'addition. La fonction réelle x ↦ |x| respecte f(kx) = kf(x) pour k positif, sans être linéaire.
Polynôme homogène. Il s'agit d'un cas particulier dans lequel tous les monômes ont le même degré total. Une fonction homogène n'est pas forcément polynomiale : la norme euclidienne est positivement homogène de degré 1.
Théorème d'Euler en arithmétique. Celui-ci porte sur les puissances d'entiers modulo un entier. Ici, la relation d'Euler relie une fonction différentiable à ses dérivées partielles ; la présence d'un gradient tranche immédiatement.
Limits and pitfalls
Scalaires négatifs ou complexes. Pour un degré réel quelconque, kn n'est pas toujours une valeur réelle univoque. On énonce alors une homogénéité positive et l'on limite le test aux facteurs k > 0.
Facteur nul. La valeur k = 0 demande une convention particulière lorsque le degré est nul ou négatif. Il faut préciser le domaine et ne pas employer 00 ou une puissance négative de 0 comme si elle était définie.
Fonction nulle. Elle satisfait formellement la loi pour plusieurs degrés dès que les puissances utilisées sont définies. Son degré n'est donc pas déterminé de manière unique ; on doit l'annoncer comme une convention.
Relation d'Euler. Dériver la loi d'échelle exige de la différentiabilité. Réciproquement, l'identité différentielle redonne l'homogénéité positive le long des rayons seulement sur un domaine où ces rayons restent admissibles ; sans cette stabilité, il faut revenir à la définition.
Further reading
L'espace vectoriel précise le cadre dans lequel les entrées peuvent être additionnées et multipliées par un scalaire.
La fiche scalaire éclaire le facteur qui commande le changement d'échelle dans la loi d'homogénéité.
La Dérivée partielle donne le sens des termes qui composent la relation d'Euler pour une fonction de plusieurs variables.
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