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ArithmétiqueNotion · Glossaire

division partition

En didactique des mathématiques, la division partition modélise un partage où la quantité totale et le nombre entier strictement positif de parts égales sont connus, et où l’on cherche la quantité de chaque part. Elle se distingue de la division quotition, qui fixe la quantité par part et cherche le nombre de parts.
Quatre parts égales de trois bonbons Douze disques rouges représentant des bonbons sont répartis dans quatre cadres identiques, avec trois disques par cadre. 12 bonbons répartis en 4 parts égales Part 1 Part 2 Part 3 Part 4 3 bonbons 3 bonbons 3 bonbons 3 bonbons 4 parts × 3 bonbons = 12 bonbons
Les 12 bonbons forment 4 parts identiques : chaque cadre contient exactement 3 bonbons.
Sommaire

Ce que vous allez apprendre

  • Identifier le total, le nombre de parts et la valeur inconnue.
  • Calculer et contrôler un partage de 12 bonbons en 4 parts égales.
  • Séparer division partition et division quotition grâce à la nature de l’inconnue.
  • Repérer les cas d’objets indivisibles et l’impossibilité de diviser par zéro.

En clair

Douze bonbons sont posés sur la table. Il faut les répartir entre quatre parts de même taille, sans connaître encore le contenu d’une part. On distribue donc les bonbons pour que chaque part en reçoive autant que les autres.
Le nombre de parts, quatre, est fixé dès le départ. La question porte sur leur valeur : chaque part contient finalement trois bonbons. C’est ce type de question que la division partition traduit.

Définition

La division partition est une interprétation de la division employée dans les problèmes de partage égal. Le total à répartir et le nombre de parts à constituer sont connus. L’inconnue est la quantité contenue dans une part. Les parts doivent avoir la même valeur.
On note T le total, n le nombre de parts, qui doit être un entier strictement positif (donc différent de zéro), et q la valeur d’une part. La relation s’écrit q=Tnq=\frac{T}{n}. Avec 12 bonbons et 4 parts, la valeur cherchée est 3 bonbons par part. Pour des objets qui restent entiers, le partage matériel sans reste exige que le total soit divisible par le nombre de parts.
Cette interprétation se reconnaît à la nature de l’inconnue, et non au seul verbe « partager ». Elle diffère de la division quotition : dans cette autre situation, la valeur d’une part est connue et l’on cherche combien de parts peuvent être formées.

Un exemple, pas à pas

On répartit 12 bonbons en 4 parts égales.
Données : le total est de 12 bonbons ; le nombre de parts est 4 ; la quantité de chaque part est inconnue.
1. On forme quatre groupes. Une représentation de ces quatre groupes rend visible la contrainte d’égalité entre les parts.
2. On divise le total par le nombre de parts : 12÷4=312\div4=3.
3. On attribue donc 3 bonbons à chacune des 4 parts. Le résultat demandé est 3 bonbons par part.
Le contrôle refait le chemin inverse : 4 parts contenant chacune 3 bonbons donnent 4×3=124\times3=12 bonbons. On retrouve exactement le total annoncé, et les quatre parts ont bien la même valeur.

En pratique

Devant un énoncé, repérez d’abord les deux données connues. Si le total et le nombre de groupes sont donnés, la division partition fournit le contenu d’un groupe. Si le contenu d’un groupe est donné à la place, la division quotition est le modèle adapté.
Avec les 12 bonbons, on peut matérialiser le partage en préparant 4 emplacements, puis en distribuant un bonbon à chacun à chaque tour. Compter directement des paquets de 3 répondrait à l’autre question : combien de paquets peut-on former ?
Pour contrôler une réponse, multipliez la valeur obtenue pour une part par le nombre de parts. Le produit doit rendre le total : ici, 3 bonbons par part multipliés par 4 parts redonnent 12 bonbons.

À ne pas confondre

La division quotition ne cherche pas la valeur d’une part, mais le nombre de parts. Avec 12 bonbons, demander la taille de chacune des 4 parts relève de la partition ; fixer 3 bonbons par paquet et demander le nombre de paquets relève de la quotition. Le critère décisif est donc l’inconnue.

Limites et pièges

Objets indivisibles. Si le total n’est pas un multiple du nombre de parts, une division donne bien une valeur, mais un partage égal en objets entiers peut laisser un reste. Il faut alors annoncer le reste ou autoriser le fractionnement, au lieu de prétendre que chaque part contient un nombre entier d’objets.
Aucune part. Le cas de 0 part ne définit aucune valeur par part : une division par zéro n’est pas permise. Il faut corriger le nombre de parts avant d’effectuer le calcul. En revanche, un total nul réparti entre 4 parts donne 0 objet par part.
Verbe trompeur. Les mots « partager » ou « répartir » ne suffisent pas à identifier une division partition. Si l’énoncé demande combien de groupes de 3 bonbons sont contenus dans 12 bonbons, le nombre de parts est inconnu. Il faut toujours repérer ce que la question demande.

Pour aller plus loin

La division quotition complète cette lecture de la division : elle permet de comparer directement les deux types d’inconnues rencontrés dans les problèmes de groupement.
La division euclidienne prolonge la réflexion lorsque le partage d’entiers n’est pas exact, en faisant apparaître un quotient et un reste.
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