ArithmétiqueNotion · Glossaire
Hamming Richard
Richard Hamming est un mathématicien américain dont les travaux ont contribué à fonder la théorie des codes correcteurs d’erreurs. Le code de Hamming permet de détecter et de corriger certaines erreurs dans des données numériques, tandis que la distance de Hamming mesure combien de positions diffèrent entre deux mots de même longueur. Ces idées sont essentielles à la fiabilité de l’informatique et des télécommunications.
Sommaire
Ce que vous allez apprendre
- Situer Richard Hamming entre Louisville, le projet Manhattan et les Laboratoires Bell.
- Distinguer la personne, le code, la distance et le graphe de Hamming.
- Calculer une distance de Hamming sur deux mots de six symboles.
- Relier correctement les années 1968 et 1988 aux distinctions concernées.
En clair
Au début de la Seconde Guerre mondiale, Richard Hamming enseigne à l’Université de Louisville. Il participe ensuite au projet Manhattan, puis rejoint les Laboratoires Bell. Là, auprès de Claude Shannon, il travaille sur un problème concret : repérer et corriger automatiquement les erreurs qui altèrent des données numériques pendant leur transmission.
Son idée reste visible dans un geste simple : comparer deux suites symbole par symbole et compter leurs différences. Ce nombre est la distance de Hamming. Ses recherches conduisent aussi au premier code correcteur d’erreurs pratique.
Définition
Richard Hamming (1915–1998) est un mathématicien américain associé à des fondements de la théorie de l’information et des codes correcteurs d’erreurs. Après avoir enseigné à l’Université de Louisville au début de la Seconde Guerre mondiale et participé au projet Manhattan, il rejoint les Laboratoires Bell. Il y collabore avec Claude Shannon et étudie la détection ainsi que la correction automatique des erreurs dans les transmissions numériques.
Trois notions portent son nom. Le code de Hamming est présenté comme le premier code correcteur d’erreurs pratique. La distance de Hamming entre deux mots de code compte les positions où leurs symboles diffèrent. Le graphe de Hamming complète cet ensemble de notions liées à la théorie des codes et au traitement du signal.
Le prix Turing lui est attribué en 1968. Depuis 1988, une médaille portant son nom distingue chaque année des contributions exceptionnelles à l’informatique et aux technologies de l’information.
Un exemple, pas à pas
Deux mots numériques de même longueur doivent être comparés. Le mot A est 101101 et le mot B est 100111. Chacun contient six symboles, lus de gauche à droite. On note d le nombre de positions différentes.
1. Aux positions 1, 2, 4 et 6, les symboles sont identiques. Ces quatre positions n’ajoutent rien au compte.
2. À la position 3, A contient 1 et B contient 0. Le premier écart est compté.
3. À la position 5, A contient 0 et B contient 1. Le second écart est compté.
La distance de Hamming entre les deux mots vaut donc 2 positions. Pour contrôler le résultat, il suffit de masquer successivement les six colonnes : seules les troisième et cinquième présentent une différence.
En pratique
Dans une transmission numérique, le travail de Hamming sert à organiser la détection et la correction automatique des erreurs. Si le besoin consiste seulement à mesurer combien de positions diffèrent entre deux mots de même longueur, la distance de Hamming suffit.
Lorsque l’objectif est de corriger une donnée altérée, compter les écarts ne suffit pas à lui seul : on emploie un code correcteur. Le critère observable est le résultat attendu, simple comparaison ou correction.
Pour situer historiquement ces outils, on part des recherches menées aux Laboratoires Bell avec Claude Shannon. Pour effectuer un calcul, on quitte la biographie et on compare directement les symboles des mots de code.
À ne pas confondre
Richard Hamming et le code de Hamming. Richard Hamming est la personne ; le code de Hamming est un objet mathématique. Une date biographique comme 1915 concerne le mathématicien, tandis qu’une procédure de correction concerne le code.
Code et distance de Hamming. Le code organise la correction d’erreurs ; la distance de Hamming compte des positions différentes. Comparer 101101 et 100111 pour obtenir 2 calcule une distance, pas un code.
Distance et graphe de Hamming. La distance produit un nombre à partir de deux mots de code. Le graphe de Hamming est une autre notion portant le même nom ; employer l’un des termes pour l’autre efface cette différence de nature.
Limites et pièges
Des longueurs différentes. Le comptage position par position suppose deux mots dont les positions se correspondent. Si les longueurs diffèrent, le symptôme est une position sans partenaire ; il faut d’abord préciser une autre convention de comparaison.
Un écart n’est pas encore une correction. Une distance égale à 1 établit qu’une seule position diffère. Elle ne désigne pas, à elle seule, le mot à retenir : il faut replacer la comparaison dans un code correcteur.
Une date, un fait précis. L’année 1968 se rapporte au prix Turing et 1988 au début de l’attribution annuelle de la médaille portant le nom de Hamming. La source ne date pas séparément le code, la distance et le graphe ; il ne faut donc pas leur transférer ces années.
Pour aller plus loin
Le code de Hamming détaille l’objet mathématique associé à la correction pratique des erreurs.
La distance de Hamming approfondit le comptage position par position utilisé dans l’exemple.
L’article Codes correcteurs : garder les erreurs à distance replace code et distance dans un même parcours de lecture.
La note Claude Shannon, l'Américain précurseur prolonge le contexte intellectuel des Laboratoires Bell mentionné dans la biographie.
Explorez les mathématiques autrement
Retrouvez nos magazines, podcasts et jeux pour explorer les mathématiques autrement.
Découvrir les offres
