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AutreNotion · Glossaire

Prieur de la Côte d'Or Claude

Claude-Antoine Prieur-Duvernois, dit « Prieur de la Côte-d'Or », est un officier du génie et homme politique français qui mit ses responsabilités durant la Révolution au service des sciences. Sans être lui-même un chercheur majeur, il contribua à la fondation de l'École polytechnique, à l'adoption du système métrique et à la généralisation du système décimal.
Chronologie des fonctions politiques de Prieur de la Côte-d'Or Frise de 1791 à 1798 montrant l'Assemblée législative, la Convention nationale, le Comité de salut public et le Conseil des cinq-cents. 1791 Assemblée législative 1792 Convention nationale 1793 Comité de salut public 1795–1798 Conseil des cinq-cents
Cinq repères temporels situent les quatre étapes institutionnelles de Prieur entre 1791 et 1798.
Sommaire

Ce que vous allez apprendre

  • Identifier Claude-Antoine Prieur-Duvernois et ses fonctions successives de 1791 à 1798.
  • Relier son action publique à l'École polytechnique, au système métrique et au système décimal.
  • Distinguer une contribution politique et institutionnelle d'une œuvre de chercheur majeur.

En clair

En 1793, au cœur de la Révolution française, Claude-Antoine Prieur-Duvernois siège au Comité de salut public avec Lazare Carnot pour traiter les affaires militaires. Cet officier du génie met alors sa formation technique au service de décisions politiques.
Son importance tient moins à des recherches personnelles qu'à sa capacité d'agir sur les institutions. Il contribue à la fondation de l'École polytechnique, à l'adoption du système métrique et à la généralisation du système décimal.

Définition

Claude-Antoine Prieur-Duvernois, appelé Prieur de la Côte-d'Or, est un officier du génie et un homme politique français né en 1763 et mort en 1832. Il est formé à l'École du Génie Militaire de Mézières, puis exerce comme officier du génie avant la Révolution française.
Son parcours politique traverse plusieurs institutions révolutionnaires. Il est élu à l'Assemblée législative en 1791, puis à la Convention nationale en 1792, où il vote la mort du roi. En 1793, il rejoint le Comité de salut public aux côtés de Lazare Carnot pour s'occuper des affaires militaires. Il siège ensuite au Conseil des cinq-cents de 1795 à 1798.
Prieur n'est pas présenté comme un chercheur majeur. Son apport aux sciences passe par l'action publique : il contribue à la fondation de l'École polytechnique, participe à l'adoption du système métrique et à la généralisation du système décimal, en travaillant avec des scientifiques. Révolutionnaire intransigeant, il quitte la vie politique après le 18 Brumaire, fonde une manufacture de papiers peints et traverse la Restauration sans difficultés. Il finit sa vie dans l'aisance, mais dans l'oubli.

Un exemple, pas à pas

Pour suivre le parcours public de Prieur sans confondre ses fonctions, plaçons chaque mandat dans l'ordre donné par la source.
Données : quatre étapes institutionnelles sont disponibles : 1791, 1792, 1793 et la période 1795-1798. La figure les situe au moyen de cinq repères temporels, les deux bornes de la période 1795-1798 étant marquées.
1. En 1791, Prieur est élu député à l'Assemblée législative. C'est le premier mandat politique indiqué.
2. En 1792, il devient député à la Convention nationale. La source rattache à cette assemblée son vote pour la mort du roi.
3. En 1793, il rejoint le Comité de salut public avec Lazare Carnot afin de traiter les affaires militaires.
4. De 1795 à 1798, il siège au Conseil des cinq-cents. La frise rend visible la succession de ces quatre étapes.
Contrôle : les années progressent sans chevauchement affirmé entre les mandats. Après le 18 Brumaire, la source indique son retrait de la vie politique, sans lui attribuer de nouveau mandat.

En pratique

Pour étudier l'histoire du système métrique, le parcours de Prieur montre le versant politique de son adoption. Si la question porte sur une découverte scientifique personnelle, il faut plutôt chercher un chercheur : la source précise que Prieur n'en fut pas un majeur.
Pour suivre les institutions révolutionnaires, ses mandats fournissent des repères distincts : Assemblée législative, Convention nationale, Comité de salut public, puis Conseil des cinq-cents. Le bon réflexe consiste à associer chaque action à l'institution et à l'année indiquées.
Pour comprendre son lien avec les sciences, il faut observer ses décisions et ses collaborations. Sa contribution à l'École polytechnique, au système métrique et au système décimal relève de responsabilités publiques, non d'une théorie portant son nom.

À ne pas confondre

Prieur de la Côte-d'Or et Lazare Carnot. Ce sont deux personnes distinctes. Le cas décisif est celui de 1793 : Prieur rejoint le Comité de salut public aux côtés de Lazare Carnot, ce qui exclut d'attribuer leurs deux identités au même homme.
Acteur de la politique scientifique et chercheur majeur. Prieur relève de la première catégorie dans cette fiche. Sa participation à l'adoption du système métrique ne suffit pas à faire de lui l'auteur scientifique du système : son rôle décrit ici est politique et institutionnel.

Limites et pièges

Un nom sous plusieurs formes. « Claude-Antoine Prieur-Duvernois » est le nom donné par la source ; « Prieur de la Côte-d'Or » est son surnom. Une recherche limitée au seul prénom Claude peut donc masquer l'identité complète. Il faut conserver les deux formes ensemble.
Une contribution n'est pas une création solitaire. Dire qu'il contribue à la fondation de l'École polytechnique ou joue un rôle dans l'adoption du système métrique n'établit ni qu'il agit seul, ni qu'il invente ces institutions ou ce système. Il faut reprendre le degré d'attribution exact.
Une chronologie incomplète ne doit pas être complétée par déduction. La source situe son retrait après le 18 Brumaire, mais ne lui associe pas ici une année. Il faut garder ce repère tel quel plutôt que lui ajouter une date absente.

Pour aller plus loin

Le système métrique éclaire l'une des réformes scientifiques auxquelles Prieur a apporté son action politique.
La fiche Carnot Lazare permet de situer l'homme aux côtés duquel Prieur traite les affaires militaires au Comité de salut public en 1793.
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