QROC
Question à Réponse Ouverte Courte (QROC). Format d'évaluation dans lequel une réponse argumentée mais concise est attendue de l'élève, sans choix proposé.
Sommaire
Ce que vous allez apprendre
- Développer le sigle QROC et identifier les caractères ouvert, court et argumenté de la réponse.
- Construire une réponse complète à une question de divisibilité en une phrase vérifiable.
- Distinguer une QROC d'un QCM grâce à la présence ou à l'absence de choix proposés.
- Repérer une conclusion sans argument, un argument sans conclusion et une brièveté qui rend la réponse incomplète.
En clair
Imaginez une question qui demande : « 17 est-il divisible par 3 ? Justifiez. » Aucun choix n'est affiché. Il faut trouver la réponse, puis donner en quelques mots le raisonnement qui la soutient.
C'est le principe d'une question à réponse ouverte courte. La réponse reste brève, mais un simple « non » ne suffit pas lorsque la consigne attend un argument. Ici, « Non, car 17 = 3 × 5 + 2 » répond et justifie en une phrase.
Définition
Une QROC, ou question à réponse ouverte courte, est un format d'évaluation. La question ne fournit aucune liste de réponses parmi lesquelles choisir. L'élève doit donc formuler lui-même une réponse concise et l'accompagner de l'argument attendu.
Deux exigences sont indissociables. Ouverte signifie que la formulation n'est pas sélectionnée dans des choix proposés. Courte limite le développement, sans supprimer la justification. La longueur pertinente dépend donc de la consigne : il faut donner assez d'éléments pour rendre le raisonnement vérifiable, mais pas transformer la réponse en long exposé.
Le format porte sur la manière de répondre, non sur une matière particulière. Pour la question « 17 est-il divisible par 3 ? », la conclusion est « non » et l'argument est le reste 2 dans l'écriture 17 = 3 × 5 + 2. La conclusion seule ne montre pas le raisonnement ; l'écriture seule, sans conclusion, laisse la réponse implicite.
Un exemple, pas à pas
La consigne est : « 17 est-il divisible par 3 ? Justifiez. » Les données utiles sont le nombre 17, le diviseur 3 et la demande explicite d'une justification. Aucun choix de réponse n'est proposé.
1. Chercher le plus grand multiple de 3 qui ne dépasse pas 17 : 3 × 5 = 15.
2. Calculer le reste : 17 − 15 = 2.
3. Relier ce reste à la question : puisqu'il n'est pas nul, 17 n'est pas divisible par 3.
2. Calculer le reste : 17 − 15 = 2.
3. Relier ce reste à la question : puisqu'il n'est pas nul, 17 n'est pas divisible par 3.
La réponse peut alors tenir en une phrase : « Non, car 17 = 3 × 5 + 2 ; le reste vaut 2. » Elle donne à la fois la conclusion et un argument que l'on peut contrôler.
Pour refaire le contrôle, on recalcule 3 × 5 + 2 = 15 + 2 = 17 et l'on vérifie que le reste 2 est strictement inférieur au diviseur 3. Une réponse comme « non » peut être correcte, mais elle ne satisfait pas la demande « justifiez ».
En pratique
Face à une QROC, commencez par repérer le verbe de la consigne. « Justifiez » appelle une raison contrôlable ; « calculez » appelle le résultat et les opérations indispensables.
Rédigez ensuite la conclusion de façon explicite, puis ajoutez l'argument le plus court qui l'établit. Dans l'exemple de 17, le reste 2 suffit à trancher la divisibilité par 3.
Relisez enfin la question comme une liste de contraintes : la réponse est-elle formulée, la justification est-elle visible et le texte reste-t-il concis ? Si des choix sont fournis, on n'est plus dans le format QROC décrit ici.
À ne pas confondre
QROC et QCM. Le critère décisif est la présence de réponses proposées. Dans une QROC, l'élève formule sa réponse ; dans un QCM, il choisit parmi plusieurs propositions. Devant « 17 est-il divisible par 3 ? Justifiez » sans liste de choix, le format est une QROC.
La lettre O ne signifie pas que toute réponse est recevable. Elle indique que la réponse n'est pas fournie à l'avance : l'argument reste évaluable à partir de la question posée.
Limites et pièges
Réponse juste mais non argumentée. Le symptôme est une conclusion isolée, comme « non ». Lorsque la consigne demande de justifier, il faut ajouter l'élément qui permet de vérifier la conclusion.
Argument sans conclusion. Écrire seulement 17 = 3 × 5 + 2 montre un calcul, mais ne répond pas explicitement à la question. Il faut annoncer que 17 n'est pas divisible par 3.
Courte ne veut pas dire minimale à tout prix. Une phrase suffit dans l'exemple, car elle contient conclusion et preuve. Si une consigne exige plusieurs raisons, les supprimer au nom de la brièveté rendrait la réponse incomplète ; il faut suivre la demande précise.
Pour aller plus loin
Le glossaire QCM permet d'étudier l'autre organisation : des propositions sont fournies et la tâche consiste à choisir selon la variante annoncée.
L'entrée évaluation replace la QROC dans le cadre plus large des situations conçues pour apprécier une réponse ou un acquis.
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