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GéométrieNotion · Glossaire

vernier

Sur un pied à coulisse, le vernier est une réglette graduée auxiliaire qui coulisse le long de la graduation principale afin d'en lire une fraction de division. Ses traits ont un espacement légèrement différent : le rang du trait qui coïncide avec un trait de l'échelle principale indique la fraction à ajouter à la dernière valeur principale dépassée.
Lecture de 12,7 millimètres sur un vernier au dixième Le zéro du vernier se trouve à 12,7 millimètres et son septième trait s'aligne avec le trait principal de 19 millimètres. Échelle principale Vernier pas : 0,1 mm 12 13 19 mm 0 7 10 zéro : 12,7 mm 7e trait aligné
Le zéro mobile dépasse 12 mm de 0,7 mm ; le septième trait du vernier coïncide exactement avec 19 mm.
Sommaire

Ce que vous allez apprendre

  • Identifier les deux échelles qui composent une lecture au vernier.
  • Calculer un pas de 0,1 mm et retrouver une mesure de 12,7 mm.
  • Distinguer la résolution de l'exactitude et repérer une erreur de zéro.

En clair

Sur un pied à coulisse, la grande règle indique les millimètres entiers. Une petite réglette mobile porte ses propres traits. Lorsque son zéro s'arrête entre deux millimètres, l'œil cherche lequel de ses autres traits coïncide avec un trait de la règle principale.
Ce trait aligné révèle la fraction de millimètre à ajouter. Le vernier transforme ainsi un décalage presque invisible en un alignement facile à repérer, sans affichage électronique.

Définition

Un vernier est une échelle auxiliaire graduée qui coulisse le long d'une échelle principale. Ses divisions ont un pas légèrement différent de celui des divisions principales. Cette différence régulière fait qu'un trait du vernier peut coïncider avec un trait de l'échelle fixe, même lorsque le zéro mobile se trouve entre deux graduations principales.
Dans un vernier direct courant, le pas de l'échelle principale est noté dp et le pas du vernier dv, avec dv plus petit que dp. Le pas de lecture, noté p, vaut p=dpdvp=d_p-d_v. Si dix divisions mobiles occupent la longueur de neuf divisions principales de 1 mm, alors dv = 0,9 mm et p = 0,1 mm.
La mesure s'obtient en ajoutant à la graduation principale située juste avant le zéro du vernier le rang du trait coïncident multiplié par p. Le nombre de divisions et leur sens peuvent varier selon l'instrument ; il faut donc lire la graduation réellement portée, et non supposer que tout vernier vaut 0,1 mm. On rencontre ce dispositif sur le pied à coulisse, certains goniomètres et les anciennes règles à calcul.

Un exemple, pas à pas

Un pied à coulisse muni d'un vernier au dixième mesure une pièce. Le zéro mobile se trouve entre 12 mm et 13 mm, et le septième trait du vernier coïncide avec le trait principal de 19 mm.
Données :
pas principal dp = 1 mm ;
dix divisions du vernier couvrent 9 mm ;
graduation principale dépassée par le zéro : 12 mm ;
rang du trait coïncident : 7.
1. Une division du vernier vaut 9 mm ÷ 10 = 0,9 mm.
2. Le pas de lecture vaut 1 mm − 0,9 mm = 0,1 mm.
3. Le septième trait ajoute 7 × 0,1 mm = 0,7 mm.
4. La lecture vaut 12 mm + 0,7 mm = 12,7 mm.
La pièce mesure donc 12,7 mm selon la résolution de cet instrument. Le contrôle géométrique retrouve la coïncidence annoncée : le septième trait se situe à 12,7 mm + 7 × 0,9 mm = 19,0 mm, exactement sur le trait principal de 19 mm.

En pratique

Sur un pied à coulisse mécanique, on ferme les becs sur la pièce sans la déformer, puis on lit d'abord l'échelle principale et enfin le trait coïncident. Un modèle électronique est préférable lorsque son affichage direct est requis, à condition de contrôler son zéro avant la mesure.
Sur certains goniomètres, le même geste affine une lecture angulaire : on relève la valeur entière sur l'échelle principale, puis la fraction sur le vernier. Si aucun alignement n'est net, il faut reprendre la position et regarder les traits bien perpendiculairement.
Sur une ancienne règle à calcul équipée d'un vernier, la réglette aide à interpoler entre deux graduations. Une calculatrice ou un instrument électronique convient mieux si l'on cherche un calcul automatique plutôt qu'une lecture mécanique affinée.

À ne pas confondre

Vernier et pied à coulisse. Le vernier est l'échelle auxiliaire de lecture ; le pied à coulisse est l'instrument complet qui porte notamment une règle, un coulisseau et des becs. Une réglette mobile observée sur un goniomètre reste un vernier, sans être un pied à coulisse.
Résolution et exactitude. Le pas du vernier indique la plus petite variation lisible, pas la garantie que la valeur obtenue est exacte. Deux lectures répétées de 12,7 mm ne prouvent pas à elles seules que l'instrument est correctement réglé ; le contrôle du zéro reste nécessaire.

Limites et pièges

Zéro décalé. Si les zéros ne coïncident pas lorsque l'instrument est fermé ou placé sur sa référence, toutes les lectures héritent d'un décalage. Il faut mesurer cette erreur de zéro et appliquer la correction prévue pour l'instrument, ou le faire régler.
Mauvais pas supposé. Dix divisions sur 9 mm donnent ici un pas de 0,1 mm. Un autre nombre de divisions ou un autre espacement donne une autre résolution : la mention gravée sur le vernier et l'unité de l'échelle principale doivent être vérifiées avant le calcul.
Alignement ambigu. L'épaisseur des traits, l'usure et une observation oblique peuvent faire paraître plusieurs coïncidences plausibles. Il faut regarder perpendiculairement aux graduations et exprimer le résultat avec la résolution de l'instrument, sans ajouter de décimales que le vernier ne permet pas de lire.

Illustrations

vernier (1)

Pour aller plus loin

L'article Géométrie de la mesure prolonge cette lecture instrumentale en montrant comment des constructions géométriques donnent accès à des grandeurs mesurables.
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