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Gabriel Cramer, un « aimable savant »

Si le nom de Gabriel Cramer est aujourd’hui indissociable de la célèbre règle apprise au lycée pour résoudre des systèmes linéaires, son œuvre va bien au-delà. Mathématicien, professeur, éditeur, c’est aussi, et ce n’est pas un mot faible, un « aimable savant », pour reprendre le beau souvenir qu’en a Daniel Bernoulli. Son chef-d’œuvre reste son Introduction à l’analyse des lignes courbes algébriques, publiée en 1750 et célébrée par D’Alembert dans une dizaine d’articles de l’Encyclopédie. Découvrons ses contributions à l’algèbre, avec aussi la démonstration de ce qui sera appelé théorème de Bézout, et même le surprenant « paradoxe » d’Euler-Cramer.