Compter en chiffres romains n’est pas toujours très pratique (les nombres deviennent rapidement très longs à écrire) ; mais faire des calculs en utilisant les chiffres romains est tout simplement impossible (essayez de multiplier CXLVIII par LXXVII). Les Romains devaient donc procéder autrement.
Les auteurs partent du constat qu’il n’existe pas de traité de calcul élémentaire en latin dans l’Antiquité. On doit alors enquêter en cherchant parmi les indices que l’archéologie nous a laissés. L’ouvrage présente différents bas-reliefs qui font apparaître des « tables de multiplications » (avec la numération grecque, plus concise que la numération latine) ainsi que des abaques qui y apparaissent et qui sont reproduits de façon très claire. Cet aspect visuel permet au lecteur de se plonger dans la peau des auteurs, qui tentent de reconstituer la façon dont les Romains comptaient.