Contrairement à ce qu’annonce l’exergue de la couverture, Quand les erreurs de calculs font les erreurs judiciaires, le dernier livre de Leila Schneps ne parle pas d’erreurs de calcul, mais d’erreurs d’appréciation ou d’interprétation de résultats. Dans tous les « cas » présentés, il est bien montré que les conséquences, parfois désastreuses, proviennent de confusions, volontaires ou non, issues des personnes qui affirment appliquer des raisonnements mathématiques.
Confusion entre « hypothèses » de raisonnement et « modèles » non prouvés, confusion entre démarches de logique mathématique et démarches d’investigation policière, confusion entre « démonstrations » argumentatives et vraies démonstrations mathématiques.
La formation insuffisante des acteurs de ces drames les conduit ainsi à de grossières erreurs de méthodologie et d’interprétation. Il n’y a en fait que les calculs qui sont justes !