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Histoire et cultureNotion · Glossaire

Berge Claude

Claude Berge est un mathématicien français, l'un des artisans majeurs du développement de la théorie moderne des graphes. Il a notamment énoncé la conjecture sur les graphes parfaits et contribué à la recherche opérationnelle et à la théorie des jeux. Cofondateur de l'OULIPO, il a aussi rapproché mathématiques et création littéraire.
Jalons scientifiques de Claude Berge Frise non proportionnelle présentant l'ouvrage de 1958, la conjecture de 1960, le théorème faible démontré en 1972 et la preuve de la conjecture forte en 2002. Jalons scientifiques de Claude Berge 1958 Ouvrage 1960 Conjecture 1972 Théorèmefaible 2002 Preuveconjectureforte Espacement non proportionnel au temps
Quatre jalons distinguent le livre de 1958, la conjecture de 1960, le théorème faible démontré en 1972 et la preuve de la conjecture forte en 2002.
Sommaire

Ce que vous allez apprendre

  • Situer l'ouvrage de 1958 dans le développement de la théorie des graphes.
  • Distinguer l'énoncé de 1960, la démonstration partielle de 1972 et la preuve complète de 2002.
  • Relier les travaux mathématiques de Berge à l'OULIPO et à sa nouvelle policière.

En clair

En 1958, le mathématicien français Claude Berge publie Théorie des graphes et ses applications. Cet ouvrage contribue à donner des fondements modernes à un domaine qu'il aide fortement à développer.
Son parcours relie recherche et création. La conjecture forte sur les graphes parfaits qu'il énonce en 1960 mobilise plus de cinq cents articles avant sa preuve complète en 2002. La même année 1960, il participe à la fondation de l'OULIPO, où écrivains et mathématiciens travaillent ensemble.

Définition

Claude Berge (1926–2003) est un mathématicien français, figure majeure du développement de la théorie des graphes. Son ouvrage Théorie des graphes et ses applications, paru en 1958, participe à l'établissement des fondements modernes de cette théorie. Ses travaux contribuent aussi à l'essor de la recherche opérationnelle et de la théorie des jeux.
En 1960, Berge énonce la conjecture sur les graphes parfaits. Cette conjecture suscite plus de cinq cents articles de recherche. En 1972, László Lovász démontre le théorème faible des graphes parfaits : un graphe est parfait si et seulement si son complément l'est. Maria Chudnovsky, Neil Robertson, Paul Seymour et Robin Thomas donnent en 2002 une preuve complète de la conjecture forte, quelques semaines avant la mort de Berge.
Son activité ne se limite pas aux mathématiques académiques. En 1960, il est membre fondateur de l'OULIPO, l'Ouvroir de Littérature Potentielle, groupe d'écrivains et de mathématiciens présidé par Raymond Queneau et François Le Lionnais. Il publie aussi en 1994 la nouvelle policière Qui a tué le duc de Densmore, dont la résolution utilise un théorème de théorie des graphes.

Un exemple, pas à pas

Pour reconstituer le parcours scientifique de Claude Berge, quatre données suffisent : le livre de 1958, la conjecture de 1960, le théorème faible des graphes parfaits démontré en 1972 et la preuve complète de la conjecture forte en 2002.
1. En 1958, Théorie des graphes et ses applications établit des fondements modernes du domaine.
2. En 1960, Berge formule la conjecture sur les graphes parfaits. L'énoncé ouvre un programme de recherche qui suscitera plus de cinq cents articles.
3. En 1972, László Lovász démontre le théorème faible des graphes parfaits : un graphe est parfait si et seulement si son complément l'est. Ce résultat ne doit pas être confondu avec la conjecture forte.
4. En 2002, Maria Chudnovsky, Neil Robertson, Paul Seymour et Robin Thomas achèvent la preuve de la conjecture forte. Le contrôle consiste à conserver cet ordre et à associer chaque date à un résultat distinct : publication, énoncé, théorème faible, puis preuve de la conjecture forte.

En pratique

Pour situer un texte sur les graphes parfaits, on repère d'abord son rôle dans la chaîne historique. Un article consacré à l'énoncé renvoie à Berge en 1960 ; le théorème faible, selon lequel un graphe est parfait si et seulement si son complément l'est, à Lovász en 1972 ; la preuve de la conjecture forte aux quatre auteurs de 2002.
Pour étudier la naissance d'un domaine, on distingue une contribution fondatrice d'une fondation solitaire. La formule juste est que Berge fut l'un des artisans majeurs de la théorie moderne des graphes, appuyé par son ouvrage de 1958.
Pour explorer les rapports entre mathématiques et littérature, on suit son activité à l'OULIPO et sa nouvelle policière de 1994. Si la question porte plutôt sur l'organisation de décisions, sa contribution à la recherche opérationnelle offre un autre point d'entrée.

À ne pas confondre

Claude Berge et le théorème des graphes parfaits. Berge est la personne qui énonce la conjecture en 1960 ; le résultat mathématique est l'objet de cette conjecture. Un texte biographique suit sa vie et ses travaux, tandis qu'un exposé du théorème étudie l'énoncé et sa preuve.
Énoncer une conjecture et la démontrer. Berge énonce la conjecture forte ; László Lovász démontre en 1972 le théorème faible des graphes parfaits, selon lequel un graphe est parfait si et seulement si son complément l'est ; les quatre chercheurs nommés donnent en 2002 une preuve complète de la conjecture forte. La date et l'énoncé permettent de trancher.

Limites et pièges

Dire que Claude Berge a fondé seul la théorie moderne des graphes serait excessif. La source le présente comme l'un des artisans majeurs de son développement ; cette formulation conserve le caractère collectif d'une histoire scientifique.
La chronologie comporte trois moments différents. L'année 1960 correspond à l'énoncé de la conjecture, 1972 à la démonstration par Lovász du théorème faible — un graphe est parfait si et seulement si son complément l'est — et 2002 à la preuve de la conjecture forte. Les réunir sous une seule date confondrait des résultats distincts.
Être membre fondateur de l'OULIPO ne signifie pas en avoir assuré seul la direction. Berge participe à la fondation en 1960 ; la présidence mentionnée dans la source revient à Raymond Queneau et François Le Lionnais.

Pour aller plus loin

Le théorème des graphes parfaits prolonge le portrait par le résultat mathématique issu de la conjecture de Berge.
La fiche Lovasz Laszlo présente le mathématicien qui démontre en 1972 le théorème faible des graphes parfaits, selon lequel un graphe est parfait si et seulement si son complément l'est.
La recherche opérationnelle éclaire un autre domaine auquel Berge a contribué.
L'article Même en littérature ! ouvre une piste vers les rapports entre mathématiques et création littéraire.
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