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GéométrieNotion · Glossaire

coordonnées écliptiques

Les coordonnées écliptiques repèrent une direction céleste par rapport au plan de l’écliptique, dans la convention héliocentrique retenue ici. La longitude mesure l’angle parcouru dans ce plan depuis le point vernal, dans le sens direct, tandis que la latitude mesure l’écart angulaire à ce plan ; ce choix rend immédiatement lisible la proximité des objets du système solaire avec l’écliptique.
Lecture d’une longitude écliptique de 60 degrés et d’une latitude de plus 10 degrés À gauche, la longitude est mesurée depuis le point vernal dans le plan. À droite, la latitude mesure l’écart de la direction au plan. point vernal λ = 60° plan de l’écliptique β = +10°
Le même objet se lit à 60° depuis le point vernal dans le plan, puis à +10° au-dessus de ce plan.
Sommaire

Ce que vous allez apprendre

  • Identifier le plan de l’écliptique et le point vernal dans la construction du repère.
  • Lire une longitude de 60° et une latitude de +10° dans un exemple contrôlable.
  • Expliquer pourquoi les latitudes écliptiques des planètes sont généralement faibles.
  • Repérer la dégénérescence de la longitude aux latitudes de +90° et −90°.

En clair

Imaginez une carte du ciel posée sur le plan où le Soleil semble tracer sa course annuelle. Pour situer un objet, on mesure d’abord un tour le long de ce plan, à partir du point vernal. On mesure ensuite son écart au-dessus ou au-dessous du plan.
Ces deux angles sont la longitude et la latitude écliptiques. Les planètes restent généralement près du plan de l’écliptique : leur seconde coordonnée est donc faible, ce qui rend ce repère particulièrement parlant pour le système solaire.

Définition

Les coordonnées écliptiques forment un système de coordonnées célestes dont le plan de référence est le plan de l’écliptique. Dans la convention héliocentrique retenue par la définition source, le Soleil est le centre du repère. Une direction céleste est décrite par un couple de deux angles, notés longitude écliptique λ et latitude écliptique β.
La longitude λ se mesure en degrés, dans le plan de l’écliptique, depuis le point vernal et dans le sens direct. La latitude β est l’angle entre ce plan et la direction de l’objet. Une latitude nulle place donc la direction dans le plan de l’écliptique ; une latitude non nulle indique de quel côté et à quel écart angulaire elle se trouve, selon la convention de signe annoncée.
Ce choix de plan convient aux objets du système solaire, puisque la quasi-totalité des planètes gravitent dans des plans très proches de l’écliptique. Leurs latitudes écliptiques sont ainsi faibles. Des formules permettent de convertir ces deux angles vers d’autres systèmes de coordonnées célestes, à condition de conserver des conventions de repère compatibles.

Un exemple, pas à pas

Un objet céleste fictif est donné par une longitude écliptique de 60° et une latitude écliptique de +10°. Le sens direct fixe le sens positif de la longitude ; le signe + désigne ici le côté positif du plan. La figure rend visibles ces deux mesures complémentaires.
Données.
Origine angulaire : point vernal.
Longitude écliptique : λ = 60°.
Latitude écliptique : β = +10°.
1. Dans le plan de l’écliptique, partez du point vernal.
2. Tournez de 60° dans le sens direct : la projection de la direction est fixée.
3. À partir du plan, élevez la direction de 10° vers le côté positif.
4. Le résultat est le couple (λ, β) = (60°, +10°).
Le contrôle se refait sans calcul : la projection dans le plan doit conserver l’angle de 60° depuis le point vernal, tandis que la direction complète doit former un angle de 10° avec ce plan.

En pratique

Pour décrire une planète du système solaire, on choisit volontiers le plan de l’écliptique comme référence. Une latitude faible montre immédiatement que sa direction reste proche de ce plan.
Pour placer un objet sur une carte écliptique, on reporte d’abord sa longitude depuis le point vernal, dans le sens direct. On reporte ensuite sa latitude de part ou d’autre du plan, avec la convention de signe de la carte.
Si les observations ou le catalogue utilisent un autre système de coordonnées célestes, une conversion devient préférable. Il faut alors vérifier que les deux systèmes emploient des repères compatibles avant d’appliquer les formules de conversion.

À ne pas confondre

Le plan de l’écliptique et les coordonnées écliptiques. Le premier est le plan de référence ; les secondes sont les deux angles qui situent une direction par rapport à ce plan. Un dessin du plan seul ne donne donc pas la position d’un objet.
Trajectoire apparente du Soleil et trajectoire d’un objet. L’écliptique provient de la course apparente du Soleil sur la sphère céleste. La longitude et la latitude, elles, décrivent la direction de l’objet choisi ; elles ne constituent pas sa trajectoire.

Limites et pièges

Une latitude faible n’est pas nécessairement nulle. À β = 0°, la direction appartient exactement au plan de l’écliptique. Une planète peut rester proche de ce plan tout en ayant une latitude positive ou négative ; il faut conserver la valeur mesurée.
Aux directions perpendiculaires au plan, la longitude dégénère. Pour β = +90° ou β = −90°, la projection sur le plan se réduit au centre et ne fixe plus de longitude. Il faut identifier la direction polaire sans lui attribuer artificiellement une valeur unique de λ.
Le centre et les conventions font partie du repère. La définition source adopte le Soleil comme centre, le point vernal comme origine angulaire et le sens direct pour λ. Mélanger des coordonnées fondées sur un autre centre, une autre origine ou un autre sens rend une conversion incohérente ; il faut harmoniser ces choix d’abord.

Pour aller plus loin

Écliptique — Pour préciser le plan de référence auquel longitude et latitude écliptiques sont rapportées.
Coordonnées célestes — Pour replacer le repère écliptique parmi les systèmes servant à situer une direction sur la sphère céleste.
Point vernal — Pour approfondir l’origine à partir de laquelle la longitude écliptique est mesurée.
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