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GéométrieObjet géométrique · Glossaire

ascension droite

L'ascension droite est l'angle formé par le plan du cercle horaire d'un astre et le plan du cercle horaire du point vernal, ce dernier correspondant à l'intersection de l'écliptique et de l'équateur céleste. Ce point constitue l'origine des ascensions droites. L'ascension droite se mesure dans le sens ouest-est, de 0 à 360° ou, de manière équivalente, de 0 h à 24 h. Sur la sphère céleste, un astre est repéré par deux coordonnées équatoriales : l'ascension droite et la déclinaison.
Ascension droite de 5 h 30 min Dans le plan équatorial, un angle de 82,5 degrés est mesuré du point vernal au cercle horaire de l'astre dans le sens ouest-est. Point vernal — 0 h Cercle horaire de l'astre 82,5° = 5 h 30 min sens ouest-est
De l'origine au cercle horaire de l'astre, l'arc ouest-est vaut 82,5°, soit exactement 5 h 30 min.
Sommaire

Ce que vous allez apprendre

  • Identifier l'origine et le sens de mesure de l'ascension droite.
  • Convertir une valeur entre heures et degrés.
  • Refaire le calcul de 5 h 30 min en 82,5°.
  • Distinguer l'ascension droite de la déclinaison dans le repérage équatorial.

En clair

Imaginez la sphère céleste comme un cadran autour de nous. On choisit le point vernal comme zéro, puis on tourne vers l'est jusqu'au cercle horaire qui passe par l'astre. L'angle parcouru est son ascension droite.
Ce tour peut se lire en degrés ou en heures. Une ascension droite de 5 h 30 min équivaut ainsi à 82,5°. Avec la déclinaison, elle forme le couple de coordonnées qui repère l'astre sur la sphère céleste.

Définition

L'ascension droite est une coordonnée équatoriale angulaire. Pour un astre, elle compare deux plans : celui du cercle horaire passant par l'astre et celui du cercle horaire passant par le point vernal. Le point vernal, intersection de l'écliptique et de l'équateur céleste, fixe l'origine de la mesure.
La mesure part de cette origine et augmente dans le sens ouest-est. Un tour complet vaut exactement 360° ou 24 h ; une heure d'ascension droite vaut donc 15°. Si l'ascension droite est notée α, la conversion entre une valeur αh exprimée en heures et une valeur α° exprimée en degrés est :
α°=15αh\alpha_{\degree}=15\,\alpha_{h}
Les minutes d'heure sont des fractions d'heure : 30 min valent 0,5 h, et non 30°.
L'ascension droite ne suffit pas à repérer seule un astre sur la sphère céleste. Elle doit être associée à la déclinaison, seconde coordonnée équatoriale. L'une fixe le tour mesuré depuis le point vernal ; l'autre complète le repérage de l'astre.

De quoi c'est fait

Sept éléments organisent ce repérage. La sphère céleste fournit le support. L'équateur céleste et l'écliptique s'y coupent au point vernal, qui sert d'origine. Le cercle horaire du point vernal donne le plan de référence ; celui de l'astre donne le plan à situer. Le sens ouest-est oriente enfin la mesure entre ces deux plans.
Sans point vernal, l'angle n'a pas d'origine commune. Sans le cercle horaire de l'astre, aucun second plan ne détermine l'angle. Ces données définissent l'ascension droite ; le choix des heures ou des degrés ne change que son écriture. Pour construire le repérage complet de l'astre, il faut encore associer cette valeur à sa déclinaison.

Un exemple, pas à pas

Un astre possède une ascension droite de 5 h 30 min. L'origine est le point vernal, le sens de mesure est ouest-est et le tour complet vaut 24 h, soit 360°. On veut convertir cette coordonnée en degrés.
1. Convertir les minutes en fraction d'heure : 30 min = 30/60 h = 0,5 h.
2. Additionner les deux composantes : 5 h + 0,5 h = 5,5 h.
3. Déduire l'angle d'une heure : 360°/24 = 15°.
4. Multiplier la valeur en heures par 15 : 5,5 × 15° = 82,5°.
L'ascension droite de l'astre est donc exactement 82,5°, mesurés vers l'est depuis le point vernal. Le contrôle inverse redonne la donnée : 82,5°/15 = 5,5 h, soit 5 h 30 min. La figure représente ce même angle sur le plan équatorial.

En pratique

Pour lire une paire de coordonnées équatoriales, repérez d'abord l'unité de l'ascension droite. Son écriture horaire va de 0 h à 24 h ; son écriture angulaire va de 0° à 360°.
Pour convertir des heures en degrés, transformez d'abord les minutes en fraction d'heure, puis multipliez le total par 15. Pour revenir aux heures, divisez le nombre de degrés par 15.
Pour repérer l'astre sur la sphère céleste, ne conservez jamais l'ascension droite seule. Associez-la à la déclinaison annoncée dans le même système de coordonnées équatoriales.

À ne pas confondre

Ascension droite et déclinaison. Le critère qui les sépare est leur rôle dans le couple de coordonnées équatoriales. Une valeur comme 5 h 30 min ou 82,5° mesurée depuis le point vernal est une ascension droite ; elle ne remplace pas la déclinaison nécessaire au repérage complet.
Point vernal et astre. Le point vernal fixe l'origine commune des ascensions droites ; l'astre fournit le cercle horaire dont on cherche la position. Dans l'exemple, 0 h appartient à l'origine, tandis que 5 h 30 min situe le cercle horaire de l'astre.

Limites et pièges

Confondre minutes d'heure et degrés. Le symptôme est une conversion où 5 h 30 min devient 75° + 30°. Il faut d'abord écrire 30 min = 0,5 h : le résultat correct est 82,5°.
Oublier que l'échelle couvre un tour. Les écritures 24 h et 360° atteignent la fin du même tour dont l'origine est 0 h ou 0°. Pour comparer deux positions, il faut donc les ramener à une même unité et à l'intervalle annoncé.
Inverser le sens. Une valeur obtenue en tournant est-ouest ne suit pas la convention donnée par la définition. Il faut repartir du point vernal et mesurer dans le sens ouest-est.
Donner une seule coordonnée. Une ascension droite correcte ne repère pas à elle seule l'astre sur la sphère céleste. Le symptôme est l'absence de déclinaison ; il faut fournir le couple de coordonnées équatoriales.

Pour aller plus loin

Le point vernal précise l'origine à partir de laquelle l'ascension droite est mesurée.
Les coordonnées équatoriales replacent l'ascension droite et la déclinaison dans un même système de repérage.
L'écliptique et l'équateur céleste permettent d'approfondir les deux lignes dont l'intersection définit le point vernal.
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