GéométrieNotion · Glossaire
coordonnées équatoriales
Les coordonnées équatoriales repèrent une direction sur la sphère céleste à partir de l'équateur céleste et du point vernal. Elles associent l'ascension droite, angle mesuré vers l'est le long de l'équateur depuis le point vernal, et la déclinaison, angle signé au nord ou au sud de l'équateur céleste.
Sommaire
Ce que vous allez apprendre
- Identifier le plan, l'axe et l'origine du repère équatorial.
- Lire le sens, le signe et les unités de l'ascension droite et de la déclinaison.
- Convertir 5 h 30 min d'ascension droite en 82,5° et contrôler le résultat.
- Reconnaître les pièges de 0 h, 24 h et des pôles célestes.
En clair
Imaginez le ciel comme une sphère entourant la Terre. L'équateur terrestre se prolonge sur cette sphère et devient l'équateur céleste. Pour repérer un astre, on donne alors deux angles, comme deux indications complémentaires sur une carte.
L'ascension droite indique le déplacement vers l'est à partir du point vernal et se lit en heures. La déclinaison indique l'écart au-dessus ou au-dessous de l'équateur céleste, en degrés positifs au nord et négatifs au sud.
Définition
Les coordonnées équatoriales forment un système de repérage sur la sphère céleste. Son plan de référence est l'équateur céleste, projection de l'équateur terrestre. Son axe polaire coïncide avec l'axe de rotation de la Terre, et l'origine choisie sur l'équateur céleste est le point vernal.
La première coordonnée, appelée ascension droite et notée α, est l'angle mesuré vers l'est depuis le point vernal jusqu'à la projection de l'objet sur l'équateur céleste. Elle s'exprime en heures, minutes et secondes sur un tour partagé en 24 heures. La seconde, appelée déclinaison et notée δ, est l'angle entre l'équateur céleste et la direction de l'objet. Elle s'exprime en degrés : δ est positive dans l'hémisphère céleste nord et négative dans l'hémisphère céleste sud.
En dehors des pôles célestes, une paire (α, δ) caractérise ainsi la direction d'un objet dans ce référentiel. Aux pôles, δ vaut +90° ou −90° et α n'est pas unique. Puisque 24 heures correspondent à un tour de 360°, une heure d'ascension droite correspond exactement à 15°. En notant α_h la valeur numérique de l'ascension droite exprimée en heures et α_deg sa valeur numérique exprimée en degrés, cette équivalence s'écrit : . D'autres formules sont nécessaires pour passer à un autre système de coordonnées célestes.
Un exemple, pas à pas
Un objet céleste possède l'ascension droite α = 5 h 30 min et la déclinaison δ = +20°. On veut placer sa direction dans le repère équatorial et exprimer α en degrés. Les données sont donc 5 heures, 30 minutes, le facteur exact 15° par heure et une déclinaison de +20°.
1. Convertir les 30 minutes en heure : h.
2. Additionner les deux durées : h.
3. Convertir l'ascension droite : .
4. Partir du point vernal, avancer de 5 h 30 min vers l'est sur l'équateur céleste, puis monter de 20° vers le nord céleste.
2. Additionner les deux durées : h.
3. Convertir l'ascension droite : .
4. Partir du point vernal, avancer de 5 h 30 min vers l'est sur l'équateur céleste, puis monter de 20° vers le nord céleste.
La direction obtenue est donc (α, δ) = (5 h 30 min, +20°), soit (82,5°, +20°) si les deux angles sont écrits en degrés. Le contrôle est immédiat : 82,5° divisés par 15° par heure redonnent exactement 5,5 h, donc 5 h 30 min.
En pratique
Pour lire la position d'un objet dans un repère équatorial, commencez par l'ascension droite depuis le point vernal, dans le sens est. Lisez ensuite la déclinaison à partir de l'équateur céleste et contrôlez son signe : positif au nord, négatif au sud.
Si deux ascensions droites doivent être comparées avec des angles en degrés, convertissez-les avec 15° par heure. Pour l'exemple α = 5 h 30 min, la valeur équivalente est exactement 82,5°.
Si les données à rapprocher appartiennent à un autre système de coordonnées célestes, une simple lecture de α et δ ne suffit pas. Il faut employer la formule de conversion adaptée aux deux systèmes concernés.
À ne pas confondre
Les coordonnées équatoriales ne sont pas les coordonnées géographiques d'un lieu terrestre. Les premières repèrent une direction sur la sphère céleste ; les secondes repèrent un lieu sur la Terre. La projection de l'équateur terrestre fournit le plan de référence céleste, mais elle ne transforme pas un astre en lieu terrestre.
La déclinaison astronomique ne doit pas être prise pour la déclinaison magnétique. Dans une paire (α, δ), δ est l'angle signé entre l'équateur céleste et la direction d'un objet céleste. La présence d'une ascension droite et du point vernal tranche donc sans ambiguïté.
Limites et pièges
À la limite d'un tour, 24 h et 0 h d'ascension droite indiquent la même direction d'origine. Une différence numérique proche de 24 h peut donc représenter un petit écart réel ; il faut comparer les valeurs modulo 24 h.
Aux pôles célestes, où δ vaut +90° ou −90°, tous les méridiens d'ascension droite se rejoignent. Le symptôme est qu'une même direction polaire peut recevoir n'importe quelle valeur de α ; il faut alors retenir la déclinaison polaire plutôt qu'interpréter α comme une direction distincte.
Le signe de δ est une information géométrique, pas une décoration. Omettre le signe de −20° place l'objet dans l'hémisphère opposé ; il faut toujours conserver explicitement + ou − lors d'une copie ou d'une conversion.
Pour aller plus loin
La fiche ascension droite approfondit la coordonnée mesurée vers l'est depuis le point vernal et son écriture en heures.
La fiche déclinaison - astronomie - précise la coordonnée angulaire signée qui situe une direction au nord ou au sud de l'équateur céleste.
La fiche sphère céleste présente le support géométrique sur lequel les deux coordonnées repèrent la direction d'un objet.
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