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Histoire et cultureNotion · Glossaire

Ferrand Jacqueline

Jacqueline Ferrand, aussi connue sous le nom de Lelong-Ferrand, est une mathématicienne française spécialiste de l’analyse réelle et complexe et de la géométrie différentielle. Première femme à occuper une chaire d’enseignement supérieur en France, elle a aussi contribué à la formation de générations d’étudiants par ses ouvrages pédagogiques.
Parcours universitaire de Jacqueline Ferrand Frise de 1939 à 1984 montrant l’agrégation, la thèse, les nominations à Bordeaux, Caen, Lille et Paris, puis la retraite. Le parcours de Jacqueline Ferrand 1939 Agrégation première place 1942 Thèse représentation conforme 1943–1956 Bordeaux 1943 · Caen 1945 Lille 1948 · Paris 1956 Universités 1984 Retraite Chaque année reste attachée à un événement précis.
Quatre repères ordonnent le parcours : agrégation, thèse, nominations universitaires et retraite.
Sommaire

Ce que vous allez apprendre

  • Relier les dates majeures de la formation, de la thèse et de la carrière de Jacqueline Ferrand.
  • Identifier ses principaux domaines de recherche.
  • Distinguer ses deux noms et ses deux contributions pédagogiques citées.

En clair

En 1939, à l’École normale supérieure de la rue d’Ulm, Jacqueline Ferrand se classe première à l’agrégation masculine de mathématiques. Les jeunes femmes admises à ces concours sont alors de très rares exceptions.
Ce résultat ouvre un parcours universitaire pionnier. Sous le nom de Jacqueline Ferrand, puis de Lelong-Ferrand après son mariage avec Pierre Lelong, elle travaille en analyse réelle et complexe ainsi qu’en géométrie différentielle. Elle enseigne aussi les mathématiques par des ouvrages qui accompagnent plusieurs générations d’étudiants.

Définition

Jacqueline Ferrand, née en 1918, est une mathématicienne française également connue sous le nom de Lelong-Ferrand après son mariage avec le mathématicien Pierre Lelong. Élève de l’École normale supérieure de la rue d’Ulm, elle obtient la première place à l’agrégation masculine de mathématiques en 1939. Elle devient ensuite agrégée-préparatrice à l’ENS de jeunes filles de Sèvres.
En 1942, elle soutient sous la direction de Montel la thèse Étude de la représentation conforme au voisinage de la frontière, consacrée aux fonctions de variable complexe. Sa carrière la mène aux universités de Bordeaux en 1943, de Caen en 1945, de Lille en 1948, puis de Paris en 1956. Elle reste à Paris jusqu’à sa retraite en 1984 et devient la première femme à occuper une chaire d’enseignement supérieur en France.
Ses recherches relèvent principalement de l’analyse réelle, de l’analyse complexe et de la géométrie différentielle. Son œuvre pédagogique comprend le Cours de Mathématiques en quatre volumes, coécrit avec Jean-Marie Arnaudiès et utilisé par plusieurs générations d’étudiants entre les années 1970 et 1990. Elle publie aussi Les fondements de la géométrie en 1986.

Un exemple, pas à pas

Pour suivre son parcours sans mêler les étapes, on dispose de quatre ensembles de données : le concours de 1939, la thèse de 1942, les nominations universitaires de 1943 à 1956 et la retraite de 1984.
1. On place en 1939 sa première place à l’agrégation masculine de mathématiques, après son entrée à l’École normale supérieure de la rue d’Ulm.
2. On associe 1942 à un résultat précis : sa thèse sur la représentation conforme au voisinage de la frontière, dirigée par Montel.
3. On ordonne ensuite les universités : Bordeaux en 1943, Caen en 1945, Lille en 1948 et Paris en 1956.
4. On prolonge l’étape parisienne jusqu’à sa retraite en 1984. Le contrôle consiste à vérifier que les années augmentent et que chaque date reste attachée à son événement. Cette chronologie rend visible une carrière construite par étapes, sans attribuer à une année un fait différent.

En pratique

Dans une notice biographique, les noms Jacqueline Ferrand et Lelong-Ferrand renvoient à la même mathématicienne. La présence de Pierre Lelong comme époux explique le second nom et évite de créer deux parcours séparés.
Pour situer ses travaux, le titre de la thèse oriente vers la représentation conforme et les fonctions de variable complexe. Pour une vue plus large de ses recherches, il faut aussi retenir l’analyse réelle et la géométrie différentielle.
Pour reconnaître son apport pédagogique, deux repères se complètent. Le Cours de Mathématiques, écrit avec Jean-Marie Arnaudiès, compte quatre volumes et a servi à plusieurs générations d’étudiants. Les fondements de la géométrie est un autre ouvrage, publié en 1986.

À ne pas confondre

Jacqueline Ferrand et Lelong-Ferrand. Ces deux noms désignent la même personne : le second est employé après son mariage avec Pierre Lelong. Une notice qui mentionne l’un ou l’autre peut donc concerner le même parcours.
Lelong-Ferrand et Pierre Lelong. Jacqueline Lelong-Ferrand est la mathématicienne présentée ici ; Pierre Lelong est le mathématicien qu’elle épouse. Le prénom et la nature du fait cité permettent de les distinguer.
Le Cours de Mathématiques et Les fondements de la géométrie. Le premier est un cours en quatre volumes coécrit avec Jean-Marie Arnaudiès ; le second est un ouvrage distinct paru en 1986.

Limites et pièges

Ne pas élargir le caractère pionnier. Le fait précis est qu’elle est la première femme à occuper une chaire d’enseignement supérieur en France. Il ne faut pas transformer cette formulation en « première mathématicienne française » ou en « première femme universitaire ».
Ne pas isoler le classement de 1939 de son contexte. Jacqueline Ferrand arrive première à l’agrégation masculine de mathématiques, à une époque où l’accès des jeunes filles aux concours masculins constitue une très rare exception. Le résultat ne décrit pas un concours féminin.
Ne pas réduire ses recherches à sa thèse. Le travail de 1942 porte sur la représentation conforme et les fonctions de variable complexe. L’ensemble de ses recherches couvre plus largement l’analyse réelle et complexe ainsi que la géométrie différentielle.
Ne pas confondre date de publication et période d’usage. L’année 1986 correspond à Les fondements de la géométrie. La période allant des années 1970 aux années 1990 concerne l’usage du Cours de Mathématiques par plusieurs générations d’étudiants.

Pour aller plus loin

Où sont les femmes dans l’histoire des mathématiques ? replace les parcours féminins dans une histoire plus large des mathématiques.
Aux origines de l’analyse complexe prolonge le domaine auquel appartient la thèse de Jacqueline Ferrand.
Analyse complexe donne un repère notionnel pour situer une partie centrale de ses recherches.
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