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AnalyseNotion · Glossaire

Valiron Georges

Georges Jean Marie Valiron (1884-1955) est un mathématicien français spécialiste d'analyse complexe, l'étude des fonctions d'une variable complexe. Ses recherches portent notamment sur les fonctions entières, définies sur tout le plan complexe, et sur les équations fonctionnelles, où l'inconnue est une fonction. Il consacre sa thèse aux premières et une partie de son cours d'analyse aux secondes.
Chronologie de Georges Valiron Six repères de 1884 à 1955 situent sa naissance, son agrégation, sa thèse, sa chaire parisienne, son cours d'analyse et sa mort. 1884 Naissance à Lyon 1908 Premier à l'agrégation 1914 Thèse sur les fonctions entières 1931 Chaire à Paris 1942 Cours d'analyse 1955 Mort
La chronologie sépare la formation de Valiron, sa thèse, sa chaire parisienne et la publication de son cours d'analyse.
Sommaire

Ce que vous allez apprendre

  • Identifier Georges Jean Marie Valiron et son domaine de spécialité.
  • Ordonner les principaux jalons de sa formation, de sa thèse et de sa carrière universitaire.
  • Relier ses recherches sur les fonctions entières à son cours d'analyse en deux volumes.
  • Distinguer les rôles d'Émile Borel, de Jean Kuntzmann et de Laurent Schwartz dans son parcours.

En clair

En 1908, à l'École normale supérieure, Georges Valiron est reçu premier à l'agrégation de mathématiques. Il enseigne ensuite en lycée tout en étudiant les fonctions entières, un travail qui le conduit à une thèse soutenue en 1914 sous la direction d'Émile Borel. Ce passage de l'enseignement à la recherche doctorale donne un repère simple : Valiron construit sa spécialité tout en enseignant, avant de la consacrer par sa thèse.
Son parcours se poursuit à l'université de Strasbourg en 1921, puis à la faculté des sciences de Paris en 1931. Son enseignement laisse aussi une trace durable : son cours d'analyse en deux volumes, publié en 1942, connaît plusieurs rééditions et traductions.

Définition

Georges Jean Marie Valiron (1884-1955) est un mathématicien français spécialiste d'analyse complexe. Né à Lyon, il y effectue ses études secondaires avant d'intégrer l'École normale supérieure. Il est reçu premier à l'agrégation de mathématiques en 1908. Il enseigne ensuite en lycée tout en développant des recherches sur les fonctions entières. Ces travaux lui valent une bourse pour préparer une thèse de doctorat sous la direction d'Émile Borel. Intitulée Sur les fonctions entières d'ordre nul et d'ordre fini et en particulier sur les fonctions à correspondance régulière, cette thèse est soutenue en 1914.
Après avoir été mobilisé pendant la Première Guerre mondiale, Valiron est nommé à l'université de Strasbourg en 1921. Il donne en 1922 une série de conférences à l'université d'Aberystwyth. Publiées en français, elles sont ensuite traduites en anglais par Edward Collingwood. En 1931, Valiron accède à la chaire de calcul différentiel et intégral de la faculté des sciences de Paris, en remplacement de Maurice Fréchet. Laurent Schwartz lui succédera.
Les travaux de Valiron portent sur l'analyse complexe et les équations fonctionnelles. Parmi ses étudiants figurent Jean Kuntzmann et Laurent Schwartz. Son cours d'analyse en deux volumes, Théorie des fonctions et Équations fonctionnelles, paraît en 1942 et connaît plusieurs rééditions et traductions. Le passage de la thèse spécialisée sur les fonctions entières à ce cours plus large montre comment un sujet de recherche ciblé s'inscrit, au fil de sa carrière, dans un enseignement de l'analyse. La chronologie permet ainsi de distinguer sa formation, sa thèse, ses postes universitaires et cette publication majeure tout en comprenant leur continuité.

Un exemple, pas à pas

Un lecteur veut reconstruire le parcours de Georges Valiron sans confondre formation, recherches, enseignement et publications. Les données sont les années 1884-1955, 1908, 1914, 1921, 1922, 1931 et 1942, ainsi que les lieux et œuvres associés.
1. Il part de Lyon, où Valiron naît et effectue ses études secondaires, puis place l'École normale supérieure et le premier rang à l'agrégation de 1908.
2. Il rattache 1914 à la soutenance de la thèse sur les fonctions entières, préparée sous la direction d'Émile Borel après une période d'enseignement en lycée.
3. Il sépare ensuite le poste à Strasbourg, obtenu en 1921, des conférences données à Aberystwyth en 1922 puis traduites par Edward Collingwood.
4. Il associe 1931 à la chaire parisienne, en remplacement de Maurice Fréchet, et 1942 au cours en deux volumes. Le contrôle final consiste à remettre les huit repères dans l'ordre : 1884, 1908, 1914, 1921, 1922, 1931, 1942, puis 1955.

En pratique

Dans une notice biographique, le nom complet Georges Jean Marie Valiron et les dates 1884-1955 identifient la personne. La forme courte « Georges Valiron » convient ensuite pour suivre son parcours.
Pour situer ses recherches, la thèse de 1914 fournit le repère le plus précis sur les fonctions entières. Pour une vue plus large de ses domaines de travail, il faut retenir aussi l'analyse complexe et les équations fonctionnelles.
Pour suivre sa carrière universitaire, trois jalons ont des rôles différents : Strasbourg en 1921, les conférences d'Aberystwyth en 1922 et la chaire parisienne en 1931. Les confondre effacerait la différence entre nomination, conférences et accession à une chaire.
Pour repérer sa transmission, les noms d'Émile Borel, Jean Kuntzmann et Laurent Schwartz ne jouent pas le même rôle. Borel dirige la thèse ; Kuntzmann et Schwartz figurent parmi les étudiants ; Schwartz succède aussi à Valiron.

À ne pas confondre

La thèse de 1914 et le cours d'analyse de 1942 sont deux œuvres distinctes. Le titre très développé sur les fonctions entières identifie la thèse ; Théorie des fonctions et Équations fonctionnelles désignent les deux volumes du cours.
L'université de Strasbourg et l'université d'Aberystwyth correspondent à deux épisodes différents. Valiron est nommé dans la première en 1921 ; il donne une série de conférences dans la seconde en 1922.
Un directeur de thèse, un étudiant et un successeur n'occupent pas la même place dans ce parcours. Émile Borel dirige la thèse de Valiron ; Jean Kuntzmann et Laurent Schwartz comptent parmi ses étudiants ; Schwartz lui succède à Paris.

Limites et pièges

Le premier rang obtenu en 1908 concerne l'agrégation de mathématiques. Le rattacher à l'admission de Valiron à l'École normale supérieure modifierait le fait donné ; il faut distinguer l'entrée dans l'établissement et le concours de l'agrégation.
L'année 1922 date la série de conférences donnée à Aberystwyth. La source indique une publication en français, puis une traduction anglaise par Edward Collingwood, sans dater séparément ces éditions ; leur attribuer 1922 avec certitude irait au-delà des informations disponibles.
La succession de Laurent Schwartz est affirmée, mais aucune année n'est fournie pour cet événement. Le bon repère daté reste l'accession de Valiron à la chaire parisienne en 1931 ; la date de la succession ne doit pas être déduite de ce seul renseignement.
Le cours de 1942 a connu plusieurs rééditions et traductions, sans nombre, langues ni dates précisés. Une bibliographie détaillée exige donc d'autres sources ; cette fiche conserve seulement l'étendue attestée de sa diffusion.

Pour aller plus loin

Quatre entrées de l'index local prolongent les domaines de recherche et les filiations universitaires présents dans ce portrait.
analyse complexe situe le domaine mathématique auquel Valiron a consacré ses recherches.
Borel Emile prolonge le parcours par le mathématicien qui a dirigé la thèse de Valiron.
Kuntzmann Jean présente l'un des étudiants cités dans la trajectoire d'enseignement de Valiron.
Schwartz Laurent éclaire le double lien d'étudiant de Valiron et de successeur à sa chaire parisienne.
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