PISA : décryptage

On parle beaucoup aujourd’hui du test « PISA », mais qu’en est-il au juste ? Cet acronyme désigne le « Programme International pour le Suivi des Acquis des élèves » Il s’agit d’un ensemble d’ études mis en place par l’OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Economiques) en vue de tester les résultats des systèmes éducatifs et des pays membres et d’autres pays partenaires dans quatre domaines particuliers : culture mathématique, culture scientifique, compréhension de l’écrit, pensée créative.

L’évaluation se fait sous forme de tests, ayant lieu pour les jeunes de 15 ans tous les trois ans depuis 2000, sur ordinateur aujourd’hui. Celle dont il est question aujourd’hui a eu lieu en 2025.

Un exemple de question posée ? Puisqu’il s’agit de PISA, pourquoi ne pas choisir la question concernant le « prix des pizzas », issue du test 2012, et que voici : « Une pizzeria propose des pizzas rondes de même épaisseur et de tailles différentes : la plus petite, de diamètre 30 cm, coûte 30 zeds, la plus grande, de diamètre 40 cm, coûte 40 zeds. Laquelle est la plus avantageuse par son prix ? Indiquez votre raisonnement. »

Vous n’aurez évidemment aucune difficulté à trouver que c’est la plus grande la plus avantageuse ( par cm² pour la petite contre par cm² pour la grande).

C’est donc à ce genre de questions en mathématiques qu’ont été confrontés certains de nos élèves encore une fois en 2025, et dont viennent de sortir les résultats.

PISA 2025 : résultats et enseignements

Préoccupons-nous de la partie « mathématiques » des résultats du test PISA. Elle concerne, pour 2025, 302 établissements en France, touchant 6 501 élèves. Le score moyen des élèves français dans notre discipline est passé de 511 en 2003 à 458 en 2025, la moyenne des pays de l’OCDE étant passée, elle, de 502 à 463 sur la même période.

Nous dirons donc que la France se maintient dans la moyenne des 37 pays de l’OCDE ayant participé à cette étude, mais que tous voient leur résultats se dégrader à peu près de la même façon.

Alors, que faire après ce triste constat ? Le ministre de l’Education évoque beaucoup l’usage des écrans, accusant une baisse de cet usage à des fins créatives au profit des réseaux sociaux.

Prenons-le au mot et encourageons les jeunes à consulter souvent des sites où l’on côtoie des mathématiques « familières » et sympathiques, mais « reconnecter les mathématiques avec la réalité » pourrait aussi être une grande partie de la solution. Faire en sorte que les mathématiques, dont on n’oubliera pas qu’elles sont nées de problèmes concrets (arpentage, partage de terres, problèmes marchands…), parlent à nouveau aux élèves de tous âges.

Qu’eux et leurs enseignants lisent des revues où on en parle de manière imagée et accessible, sans grand détour de vocabulaire, comme « Tangente » (https://tangente-mag.com). Encourageons-les à utiliser notre magazine préféré, comme support « pour mieux comprendre le monde ».

Bien au-delà de simples considérations algébriques ou géométriques, de telles publications mettent au jour des relations parfois insoupçonnées entre les mathématiques et la réalité du quotidien.

Pensons par exemple au numéro 231 de « Tangente », qui explique en langage imagé « le secret » de la formule permettant de calculer le volume de la pyramide « base par hauteur divisé par trois », ou le « Hors Série » 99 du même magazine montrant que les tours de refroidissement des centrales électriques ont en fait la même forme que le « diabolo », jeu bien connu des enfants, dits en termes savants, « hyperboloïdes de révolution ».

« Voir l les mathématiques sous leur meilleur jour » nous permettra sans doute de « remonter » dans le classement PISA de cette discipline.