GéométrieNotion · Glossaire
Hyperboloïde
Un hyperboloïde est une surface quadrique de l'espace à trois dimensions. Il existe sous deux formes : l'hyperboloïde à une nappe est d'un seul tenant, tandis que l'hyperboloïde à deux nappes forme deux parties séparées. Leurs équations sont respectivement x²/a² + y²/b² - z²/c² = 1 et x²/a² + y²/b² - z²/c² = -1.
Sommaire
Ce que vous allez apprendre
- Identifier le signe qui sépare les variantes à une nappe et à deux nappes.
- Tester exactement l'appartenance d'un point à un hyperboloïde.
- Relier les équations à la connexité, aux sections elliptiques et à la symétrie de révolution.
En clair
Imaginez une tour dont la paroi se resserre au milieu, puis s'élargit vers le haut et le bas. Ce profil évoque un hyperboloïde à une nappe : toute la surface reste d'un seul tenant.
Une autre forme présente deux calottes séparées, l'une au-dessus et l'autre au-dessous d'une zone vide : c'est l'hyperboloïde à deux nappes. Dans les deux cas, trois longueurs règlent l'étirement de la surface selon les trois directions de l'espace.
Définition
Un hyperboloïde est une quadrique, c'est-à-dire une surface de l'espace décrite par une équation du second degré. Dans la forme canonique orientée selon l'axe vertical, les lettres x, y et z désignent les coordonnées d'un point. Les nombres réels a, b et c sont des longueurs strictement positives qui règlent l'échelle dans chaque direction.
L'hyperboloïde à une nappe vérifie . Il est connexe : on peut se déplacer sur sa surface sans passer d'une composante à une autre. Il est aussi doublement réglé, car chacun de ses points appartient à une droite de chacune de deux familles. Topologiquement, cette surface est équivalente à un cylindre.
L'hyperboloïde à deux nappes vérifie et possède deux composantes séparées. Si a = b, les deux variantes sont des surfaces de révolution autour de l'axe z. Si a ≠ b, les sections horizontales de l'hyperboloïde à une nappe restent elliptiques sans symétrie de révolution ; celles de l'hyperboloïde à deux nappes sont vides pour |z| < c, réduites à un point pour |z| = c et elliptiques pour |z| > c. Une section par un plan contenant l'axe z fait apparaître les profils comparés dans la figure.
Un exemple, pas à pas
On compare deux surfaces ayant les mêmes paramètres : a = 2, b = 2 et c = 1. On teste le point P de coordonnées x = 4, y = 0 et z = √3.
Étape 1. Calculer les trois termes : x²/a² = 4²/2² = 4, y²/b² = 0²/2² = 0 et z²/c² = (√3)²/1² = 3.
Étape 2. Effectuer la combinaison signée : 4 + 0 − 3 = 1. Le point P appartient donc à l'hyperboloïde à une nappe.
Étape 3. Pour la variante à deux nappes, le membre de gauche devrait valoir −1. Comme il vaut 1, le même point P n'appartient pas à cette seconde surface.
Le contrôle se refait sans approximation : (√3)² vaut exactement 3. À la hauteur z = √3, la section horizontale de la première surface est un cercle de rayon 4, ce qui confirme que P, situé à quatre unités de l'axe, est bien sur cette section.
En pratique
En géométrie spatiale, on substitue les coordonnées d'un point dans l'équation canonique. Une valeur égale à 1 sélectionne la variante à une nappe ; une valeur égale à −1 sélectionne celle à deux nappes.
Pour modéliser une forme d'un seul tenant, on retient l'hyperboloïde à une nappe. Lorsque l'objet recherché doit comporter deux parties séparées, l'équation à second membre −1 fournit l'autre variante.
En ingénierie, la silhouette à une nappe intervient notamment dans la conception des tours de refroidissement. Son caractère réglé donne aussi une lecture géométrique précise : la surface porte deux familles de droites.
À ne pas confondre
Une hyperbole. L'hyperbole est une courbe plane, tandis que l'hyperboloïde est une surface dans l'espace. Une équation à deux coordonnées décrit la première ; l'équation canonique de l'hyperboloïde fait intervenir x, y et z.
Un cône. Le resserrement central de l'hyperboloïde à une nappe ne se termine pas en pointe : à z = 0, sa section vérifie x²/a² + y²/b² = 1. La présence de cette ellipse non réduite à un point tranche visuellement.
Limites et pièges
Paramètres nuls. Les formes canoniques données supposent a, b et c strictement positifs. Si l'un vaut 0, un dénominateur s'annule : l'équation n'est plus définie et il faut employer une autre écriture avant de classifier la quadrique.
Révolution non automatique. L'égalité a = b produit une symétrie de révolution autour de l'axe z. Si a ≠ b, les sections horizontales non vides sont des ellipses, sauf aux sommets de l'hyperboloïde à deux nappes où elles se réduisent à un point ; pour cette variante, elles sont vides lorsque |z| < c. Faire tourner un seul profil autour de z ne reconstruit pas la surface.
Orientation de l'axe. Dans les équations présentées, le terme négatif porte sur z² et fixe l'axe distingué. Une permutation des coordonnées peut orienter le même type de surface selon x ou y ; le dessin ne suffit donc pas pour attribuer les lettres.
Connexité. Le signe du second membre ne constitue pas un détail graphique. Avec les signes écrits ici, 1 donne une seule nappe connexe, tandis que −1 impose deux composantes ; aucun chemin porté par la surface ne relie alors l'une à l'autre.
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