Une fois la boîte de Pandore des nombres complexes ouverte se pose la question de l'écriture des nouveaux nombres ainsi obtenus. Pour cela, une façon originale de procéder consiste à ériger la constante ii comme point de départ de nouveaux systèmes de numération. Ainsi peut-on aller plus loin que les seuls nombres réels.

Donald Knuth (1938-). © CC BY-SA 2.0

La numération décimale est celle que l'on utilise tous les jours dans la vie courante mais, comme on le sait, beaucoup d'autres systèmes ont été utilisés. Les plus classiques consistent à changer la base, comme dans le cas des numérations binaire (qui n'utilise que des 0 et des 1), hexadécimale (base seize) ou encore sexagésimale (base soixante). Plus généralement, de n'importe quel nombre entier plus grand que l'unité se déduit aisément une base de numération (voir encadré ci-dessous).
Toutes ces bases ont pour point commun de ne permettre d'écrire que des nombres réels positifs. D'autres systèmes ont été proposés pour aller plus loin, notamment les bases négatives qui permettent d'écrire aussi bien les nombres positifs que les nombres négatifs. Sans grande surprise, face aux nombres complexes, de nouvelles généralisations ont été cherchées.