Soit b un entier au moins égal à 2. Écrire un nombre n en base b consiste à écrire une liste de chiffres entre 0 et b−1 qui exprime la valeur n comme une somme de puissances de b, la position de chaque chiffre indiquant la puissance de b concernée. Par exemple, pour b=8 (système dit octal), le nombre cent s'écrit 144 (ou plutôt [144]8 pour éviter de confondre avec la numération décimale), en vertu du fait que la somme (1×82)+(4×81)+(4×80) est égale à cent.
Pour écrire un nombre x dans le système octal, on peut dresser un tableau des puissances de 8, on retranche la plus grande d'entre elles inférieure à x autant de fois que possible, et on recommence avec le nombre ainsi obtenu. L'écriture octale de x est alors la liste donnant, pour chaque puissance de 8, le nombre de fois que celle-ci a été retranchée (entre 0 et 7, donc). On peut ainsi écrire tous les nombres (ce qui peut requérir un nombre infini de chiffres lorsque x n'est pas un entier). Pour la valeur cent (c'est-à-dire [100]10), la plus grande puissance de 8 à retrancher est 82, que l'on peut retrancher une seule fois et obtenir [100−64]10=[36]10. Ensuite, pour [36]10, on retranche quatre fois 81, ce qui donne [36]10−4×81=4. Ne reste alors qu'à retrancher quatre fois 80 (qui vaut 1), et l'égalité [100]10=[144]8 s'en déduit.
Lorsque b est un entier négatif, par exemple −4, on suit le même principe, à la seule différence que, à chaque étape, la puissance de −4 à retrancher est parfois plus grande que le nombre, et est choisie de sorte à ce que ne soit finalement retranchée qu'au plus trois fois une même puissance de −4.