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Histoire et cultureNotion · Glossaire

Galilée

Galilée est un physicien, astronome et mathématicien italien, figure majeure de la révolution scientifique. En soumettant notamment la chute des corps et les oscillations du pendule à l'expérience et au calcul, il contribue à fonder une étude quantitative du mouvement. Grâce à une lunette perfectionnée, ses observations du ciel apportent des arguments en faveur de l'héliocentrisme et illustrent l'utilité de confronter les théories aux mesures.
Galilée : jalons datés Chronologie non proportionnelle de 1564 à la réhabilitation officielle au vingtième siècle. Galilée : jalons datés ordre chronologique — espacement non proportionnel 1564 Naissance 1604 Loi du mouvement uniformément accéléré 1632 Condamnation et abjuration 1642 Mort XXe siècle Réhabilitation officielle
La chronologie sépare la loi de 1604, la condamnation de 1632, la vie de Galilée et la réhabilitation ultérieure.
Sommaire

Ce que vous allez apprendre

  • Situer Galilée entre Pise, Venise et la révolution scientifique du XVIIe siècle.
  • Relier ses recherches sur le mouvement, le pendule et les instruments à ses observations.
  • Distinguer les observations célestes du système héliocentrique qu'elles soutiennent.
  • Suivre les étapes qui conduisent à sa condamnation de 1632 et à la poursuite de ses travaux.

En clair

En 1604, après avoir quitté Pise pour Venise, Galilée étudie le mouvement et enseigne les mathématiques, la mécanique et l'astronomie. Son travail part d'objets observables : un pendule qui oscille, un corps qui descend un plan incliné ou une lunette tournée vers le ciel.
En améliorant la lunette, il décrit les montagnes lunaires, les satellites de Jupiter, des étoiles inconnues et les taches solaires. Ces observations renforcent le système héliocentrique de Copernic et heurtent le géocentrisme officiel.

Définition

Galileo Galilei, dit Galilée, est un physicien, astronome et mathématicien italien né en 1564 et mort en 1642. Issu d'une famille de petite noblesse de Pise, il y étudie d'abord la médecine, puis l'abandonne pour les mathématiques et la physique. Il obtient la chaire de mathématiques de l'université de Pise. Ses recherches portent sur les centres de gravité des solides, les oscillations du pendule, la chute des corps sur plan incliné, la cycloïde et les arches de ponts. Pour le pendule, il met en évidence un isochronisme approximatif ; dans le modèle idéal du pendule simple et pour de petites oscillations, la période, notée T, la longueur, notée l, et l'accélération de la pesanteur, notée g, sont liées par l'approximation T2πl/gT\approx2\pi\sqrt{l/g}.
À Venise, Galilée enseigne la mécanique, les mathématiques et l'astronomie. Il améliore la lunette astronomique et décrit les montagnes lunaires, les satellites de Jupiter, des étoiles inconnues et les taches solaires. Ces observations apportent des arguments en faveur de l'héliocentrisme de Copernic, et certaines mettent en difficulté des aspects du modèle aristotélico-ptolémaïque alors dominant. Il défend aussi un compas de proportion, ancêtre de la règle à calculs, contribue à améliorer les tirs d'artillerie et découvre en 1604 la loi du mouvement uniformément accéléré. Condamné par l'Inquisition en 1632 pour son soutien au copernicianisme, il abjure pour éviter la torture. Assigné à résidence, il continue pourtant ses recherches et la rédaction d'ouvrages majeurs. L'Église catholique ne réhabilite officiellement sa condamnation qu'au XXe siècle.

Un exemple, pas à pas

Un fil conducteur permet de suivre la démarche de Galilée : le passage d'une observation concrète à une prise de position scientifique. Les données du cas sont la lunette améliorée à Venise, quatre catégories d'observations célestes et deux systèmes astronomiques opposés.
1. Galilée développe des améliorations décisives de la lunette astronomique.
2. Il décrit les montagnes lunaires, les satellites de Jupiter, des étoiles jusque-là inconnues et les taches solaires.
3. Il confronte ces résultats aux modèles du monde disponibles : ils apportent des arguments en faveur de l'héliocentrisme de Copernic, et certains mettent en difficulté des aspects du modèle aristotélico-ptolémaïque alors dominant.
4. À vous de reconstituer la chaîne. Classez « lunette améliorée », « montagnes lunaires et satellites de Jupiter », « héliocentrisme de Copernic » et « modèle aristotélico-ptolémaïque » entre instrument, observations et systèmes. Résultat attendu : la lunette est l'instrument ; les montagnes lunaires et les satellites sont les observations ; l'héliocentrisme et le modèle aristotélico-ptolémaïque sont les systèmes comparés. Placez ensuite ces catégories dans l'ordre instrument, observations, comparaison des systèmes. Le contrôle est réussi si chaque élément est dans sa catégorie et si les observations sont présentées comme des arguments en faveur de l'héliocentrisme, sans être confondues avec ce système. La défense du copernicianisme conduit Galilée à sa condamnation en 1632.

En pratique

Pour situer Galilée dans l'histoire des sciences, reliez ses instruments aux résultats qu'ils rendent accessibles. La lunette mène aux observations célestes ; le compas de proportion relève du calcul et des applications mécaniques.
Pour reconnaître sa contribution aux mathématiques appliquées, partez du phénomène étudié. Une oscillation renvoie au pendule, une descente au plan incliné, tandis qu'une courbe ou un équilibre renvoie à la cycloïde ou au centre de gravité.
Pour suivre le conflit scientifique, distinguez les observations et leur interprétation. Les montagnes lunaires ou les satellites de Jupiter sont des résultats décrits ; l'héliocentrisme est le système avec lequel ils sont cohérents.

À ne pas confondre

Galilée et Copernic. Galilée améliore la lunette, décrit des phénomènes célestes et défend le copernicianisme. Copernic désigne ici l'auteur du système héliocentrique auquel ces observations sont cohérentes.
Observation astronomique et système astronomique. Les montagnes lunaires, les satellites de Jupiter, les étoiles inconnues et les taches solaires sont observés. L'héliocentrisme et le géocentrisme sont les systèmes auxquels ces résultats sont confrontés.
Lunette astronomique et compas de proportion. La première sert aux observations du ciel décrites par Galilée. Le second, présenté comme un ancêtre de la règle à calculs, relève du calcul et de ses applications.

Limites et pièges

Cohérence n'est pas identité. Les observations de Galilée sont dites cohérentes avec l'héliocentrisme de Copernic. Elles ne doivent donc pas être présentées comme le système lui-même.
Une loi au domaine nommé. La découverte datée de 1604 concerne le mouvement uniformément accéléré. Étendre cette attribution à tout mouvement ferait disparaître la précision donnée par son intitulé.
La condamnation n'arrête pas l'œuvre. Après 1632, l'assignation à résidence n'empêche pas Galilée de poursuivre ses recherches et de rédiger plusieurs ouvrages majeurs.
Une date non précisée. La réhabilitation officielle est située au XXe siècle. Lui attribuer une année particulière dépasserait les informations disponibles ici.

Pour aller plus loin

héliocentrisme — Pour approfondir le système de Copernic que les observations de Galilée ont soutenu.
cycloïde — Pour prolonger l'un des objets mathématiques étudiés par Galilée à Pise.
centre de gravité — Pour examiner la notion mobilisée dans son étude des solides.
règle à calcul — Pour suivre la postérité instrumentale du compas de proportion défendu par Galilée.
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