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Histoire et cultureNotion · Glossaire

héliocentrisme

L’héliocentrisme est un modèle cosmologique du système planétaire qui place le Soleil au centre de ce système et les planètes, dont la Terre, en orbite autour de lui ; la Terre tourne aussi sur elle-même. Ce point de vue décrit les mouvements planétaires, sans faire du Soleil le centre absolu de l’Univers.
Orbite elliptique autour du Soleil Schéma non à l’échelle d’une orbite elliptique avec le Soleil au foyer gauche et la Terre à l’extrémité droite. Soleil Terre Schéma non à l’échelle
Dans ce schéma non à l’échelle, le Soleil occupe un foyer de l’orbite elliptique, et non son centre géométrique.
Sommaire

Ce que vous allez apprendre

  • Définir le modèle héliocentrique et les deux mouvements attribués à la Terre.
  • Relier les contributions de Copernic, Kepler, Galilée et Newton.
  • Distinguer héliocentrisme et géocentrisme à partir du centre choisi.
  • Comprendre pourquoi le Soleil n’est pas un centre absolu en cosmologie moderne.

En clair

Au cours d’une année, la Terre accomplit un tour autour du Soleil. En même temps, elle tourne chaque jour sur son axe. L’héliocentrisme organise ainsi le système planétaire autour du Soleil, au lieu de considérer la Terre comme son centre immobile.
Cette idée change le point de vue : notre planète devient l’une des planètes en mouvement. Kepler a ensuite remplacé les cercles conservés par Copernic par des orbites elliptiques.

Définition

L’héliocentrisme est un modèle cosmologique du système planétaire. Il place le Soleil au centre de ce système et fait orbiter autour de lui les planètes, dont la Terre. Dans le modèle de Copernic, la Terre possède deux mouvements distincts : une révolution annuelle autour du Soleil et une rotation diurne sur son axe.
Copernic conservait des orbites circulaires. Kepler a établi qu’elles sont elliptiques et a formulé trois lois du mouvement planétaire. Le schéma associé rend visible cette différence : le Soleil occupe un foyer de l’ellipse, et non son centre géométrique. Galilée a soutenu la Terre en mouvement grâce au principe d’inertie, tandis que la gravitation universelle de Newton a donné un fondement mathématique aux lois de Kepler.
Le modèle concerne le système planétaire, pas un centre absolu de l’Univers. La cosmologie moderne ne place pas le Soleil au centre de tout : celui-ci est une étoile parmi des milliards et orbite dans la Voie lactée.

Un exemple, pas à pas

Suivons la Terre dans le passage du modèle de Copernic à celui de Newton. Les données sont celles de la source : une révolution annuelle, une rotation diurne, des cercles chez Copernic, des ellipses chez Kepler, puis une explication par l’inertie et la gravitation.
1. Placez le Soleil au centre du système planétaire et faites de la Terre une planète en orbite.
2. Distinguez le tour annuel de la Terre autour du Soleil de sa rotation quotidienne sur son axe.
3. Remplacez l’orbite circulaire de Copernic par l’orbite elliptique établie par Kepler.
4. Appliquez le principe d’inertie : avant d’être lâché, le corps partage le mouvement de la Terre et le conserve pendant sa chute. Il peut donc tomber verticalement par rapport au sol sans que la Terre soit immobile.
5. Reliez enfin les lois de Kepler à la gravitation universelle de Newton : les lois décrivent le mouvement des planètes, tandis que la gravitation en fournit l’explication. Le contrôle consiste à retrouver les deux mouvements terrestres sans rétablir une Terre immobile ni un Soleil centre absolu de l’Univers.

En pratique

Pour lire une représentation du système planétaire, regardez quel corps sert de centre au modèle. Si les planètes, Terre comprise, entourent le Soleil, la représentation est héliocentrique ; si tout est organisé autour de la Terre, elle relève du géocentrisme.
Pour comparer Copernic et Kepler, observez la forme des trajectoires. Le cercle signale la construction encore conservée par Copernic ; l’ellipse correspond au perfectionnement apporté par Kepler.
Pour interpréter une chute sur Terre, ne concluez pas que la planète est immobile parce que le corps tombe verticalement. Le principe d’inertie permet de concilier cette observation avec le mouvement terrestre.

À ne pas confondre

Héliocentrisme et géocentrisme. Le critère qui les sépare est le centre du modèle planétaire. Si la Terre est immobile au centre et que le Soleil tourne autour d’elle, le modèle est géocentrique. Si la Terre orbite autour du Soleil comme les autres planètes, il est héliocentrique.

Limites et pièges

Un centre qui dépend du cadre. Dire que le Soleil est au centre vaut pour le système planétaire décrit par le modèle. Si cette phrase est étendue à l’Univers entier, elle devient fausse : le Soleil orbite lui-même dans la Voie lactée.
Le modèle de Copernic n’est pas la version actuelle. Une trajectoire dessinée comme un cercle reproduit encore une limite du modèle copernicien. Pour représenter le perfectionnement de Kepler, il faut employer une ellipse.
Une chute verticale ne prouve pas l’immobilité terrestre. Ce raisonnement néglige l’inertie. Il faut tenir compte du mouvement partagé par la Terre et les corps qui se trouvent sur elle.

Pour aller plus loin

géocentrisme — Comparez directement le modèle concurrent qui place la Terre au centre.
Kepler ou la défaite du cercle — Approfondissez le passage des orbites circulaires aux orbites elliptiques.
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