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ArithmétiqueNotion · Glossaire

Lafforgue Laurent

Laurent Lafforgue est un mathématicien français né en 1966, dont les travaux relèvent de la géométrie algébrique et de la théorie des nombres. Sa contribution au programme de Langlands lui a valu la médaille Fields en 2002.
Cinq jalons datés du parcours de Laurent Lafforgue Frise proportionnelle allant de la médaille d’or aux Olympiades en 1984 à l’élection à l’Académie des sciences en 2003. Cinq jalons datés du parcours 1984 Médaille d’or aux Olympiades 1986 Entrée à l’ENS 1990 Agrégation 2002 Médaille Fields 2003 Académie des sciences
Les positions proportionnelles aux années font ressortir l’intervalle entre l’agrégation de 1990 et les jalons de 2002 et 2003.
Sommaire

Ce que vous allez apprendre

  • Situer les principaux jalons datés de son parcours.
  • Relier la médaille Fields de 2002 à sa contribution au programme de Langlands.
  • Distinguer ses recherches mathématiques de son engagement dans le débat scolaire.

En clair

En 1984, Laurent Lafforgue remporte la médaille d’or aux Olympiades internationales de mathématiques. Dix-huit ans plus tard, ses recherches lui valent la médaille Fields. Ce parcours relie une réussite précoce à des travaux menés en géométrie algébrique et en théorie des nombres.
Son apport majeur concerne le programme de Langlands. La fiche suit aussi un autre versant de son parcours : son engagement, à partir de 2004, dans le débat français sur l’enseignement des mathématiques.

Définition

Laurent Lafforgue est un mathématicien français né en 1966. Élève brillant, premier prix de mathématiques au Concours général, puis médaillé d’or aux Olympiades internationales de mathématiques en 1984, il entre à l’École normale supérieure avec la promotion 1986. Il obtient l’agrégation en 1990 et soutient une thèse de géométrie algébrique dirigée par Gérard Laumon.
Sa carrière le conduit à l’Université de Paris-Orsay comme chercheur, au CNRS comme directeur de recherches, puis à l’Institut des hautes études scientifiques comme professeur. Ses travaux en géométrie algébrique et en théorie des nombres apportent une contribution exceptionnelle au programme de Langlands. Cette contribution est récompensée en 2002 par la médaille Fields, la plus haute récompense en mathématiques. Laurent Lafforgue est élu membre de l’Académie des sciences en 2003.
À partir de 2004, il intervient aussi dans le débat sur l’enseignement des mathématiques en France. Il cosigne un texte sur les savoirs fondamentaux. Nommé au Haut Conseil de l’Éducation, il en démissionne dès la première réunion. En 2007, il publie avec Liliane Lurçat La Débâcle de l’école, qui dénonce les effets négatifs des théories pédagogiques dominantes. Ses frères Thomas et Vincent Lafforgue sont eux aussi mathématiciens.

Un exemple, pas à pas

Pour situer son parcours, on peut ordonner cinq repères datés donnés par sa biographie : 1984, 1986, 1990, 2002 et 2003. La frise associée conserve leurs écarts chronologiques : elle montre notamment la proximité des deux derniers jalons.
1. En 1984, Laurent Lafforgue obtient la médaille d’or aux Olympiades internationales de mathématiques.
2. En 1986, il entre à l’École normale supérieure.
3. En 1990, il obtient l’agrégation.
4. En 2002, sa contribution au programme de Langlands lui vaut la médaille Fields.
5. En 2003, il est élu membre de l’Académie des sciences.
Le contrôle consiste à relire les années dans l’ordre : 1984 précède 1986, puis viennent 1990, 2002 et 2003. Cette chronologie distingue clairement la récompense scientifique de l’élection académique, séparées d’un an.

En pratique

Dans une histoire récente des mathématiques, le nom de Laurent Lafforgue sert à repérer une contribution au programme de Langlands. Si le texte parle plutôt de son prix, le repère pertinent est la médaille Fields reçue en 2002.
Dans un parcours institutionnel, il faut suivre la succession des fonctions : chercheur à Paris-Orsay, directeur de recherches au CNRS, puis professeur à l’IHES. Les institutions ne remplacent pas les domaines de recherche ; elles situent sa carrière.
Dans le débat scolaire français, le critère est la date et le sujet. À partir de 2004, ses prises de position portent sur les savoirs fondamentaux et les théories pédagogiques, non sur sa contribution mathématique au programme de Langlands.

À ne pas confondre

Laurent, Thomas et Vincent Lafforgue. Tous trois sont mathématiciens, mais la médaille Fields de 2002 et l’engagement scolaire relatés ici concernent Laurent Lafforgue. Le prénom tranche lorsque le nom de famille apparaît seul.
Médaille Fields et Académie des sciences. La première est la récompense reçue en 2002 pour sa contribution au programme de Langlands. La seconde correspond à son élection comme membre en 2003. L’année et la nature de l’événement permettent de les distinguer.

Limites et pièges

Dates non précisées. La source ne date ni le premier prix au Concours général ni la soutenance de thèse. Leur attribuer l’année d’un jalon voisin créerait une précision absente ; il faut les laisser sans date.
Carrière sans calendrier complet. L’ordre Paris-Orsay, CNRS, puis IHES est établi, mais aucune année n’est fournie pour ces fonctions. Une frise complète de carrière serait donc trompeuse ; seuls les jalons effectivement datés doivent y figurer.
Engagement public distinct des recherches. Le débat sur l’enseignement commence à partir de 2004 dans ce portrait. Il ne constitue ni une description du programme de Langlands ni le motif indiqué pour la médaille Fields.

Pour aller plus loin

Langlands Robert relie le nom du programme à la fiche consacrée à Robert Langlands.
schéma - géométrie algébrique - approfondit un objet central du domaine de recherche cité dans ce portrait.
Autobiographie d'un médaillé Fields prolonge la lecture par un autre regard sur cette distinction mathématique.
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