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AnalyseNotion · Glossaire
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ombilic parabolique - théorie des catastrophes -

En théorie des catastrophes, l’ombilic parabolique, surnommé « le champignon », est un modèle à deux variables d’état et quatre paramètres de contrôle. Son potentiel s’écrit :
Mp(x1,x2)=x12x2+x24+p1x12+p2x22p3x1p4x2M_p(x_1,x_2)=x_1^2x_2+x_2^4+p_1x_1^2+p_2x_2^2-p_3x_1-p_4x_2
Décomposition du potentiel au point unitaire Quatre contributions positives de 1, deux contributions négatives de moins 1, et un total de 2. M_p(1,1) = 2 p₁ = p₂ = p₃ = p₄ = 1 zéro contributions négatives contributions positives −p₃x₁ = −1 −p₄x₂ = −1 x₁²x₂ = +1 x₂⁴ = +1 p₁x₁² = +1 p₂x₂² = +1 total = +2 4 − 2
Au point x₁ = x₂ = 1 et pour quatre contrôles unitaires, les contributions positives totalisent 4 et les négatives −2.
Sommaire

Ce que vous allez apprendre

  • Identifier l'ombilic parabolique et son surnom.
  • Distinguer les deux variables d'état des quatre paramètres de contrôle.
  • Calculer une valeur du potentiel et en mesurer la portée.

En clair

Imaginez une surface dont la forme dépend de quatre réglages. En déplaçant ces réglages, certains reliefs ou certains creux peuvent apparaître, se déplacer ou se rejoindre. L'ombilic parabolique est le modèle mathématique qui décrit une organisation particulièrement riche de ces changements.
On le surnomme « le champignon » à cause de la forme de sa représentation géométrique. Le mot « catastrophe » ne signifie pas un accident : il désigne ici un changement qualitatif produit par une variation continue des paramètres de contrôle.

Définition

L'ombilic parabolique est l'une des sept catastrophes élémentaires de la théorie des catastrophes de Thom. Il est décrit par une fonction potentielle de deux variables d'état, x1 et x2, et de quatre paramètres de contrôle, p1, p2, p3 et p4. Les variables d'état repèrent le point étudié dans le modèle, tandis que les paramètres de contrôle fixent la forme du potentiel.
En notant Mp le potentiel associé aux quatre contrôles, sa forme est donnée par l'expression suivante :
Mp(x1,x2)=x12x2+x24+p1x12+p2x22p3x1p4x2M_p(x_1,x_2)=x_1^2x_2+x_2^4+p_1x_1^2+p_2x_2^2-p_3x_1-p_4x_2
Les deux premiers termes décrivent la partie propre aux variables d'état, les deux suivants pondèrent des termes quadratiques par p1 et p2, et les deux derniers introduisent les contrôles linéaires p3 et p4. Cette combinaison distingue le modèle : parmi les catastrophes élémentaires citées par la source, il est le seul à posséder quatre paramètres de contrôle.

Un exemple, pas à pas

Pour suivre le calcul, on choisit le point d'état x1 = 1 et x2 = 1, ainsi que quatre contrôles unitaires : p1 = p2 = p3 = p4 = 1. Le but est seulement d'évaluer le potentiel en ce point.
Les six contributions de l'expression sont alors x12x2 = 1, x24 = 1, p1x12 = 1, p2x22 = 1, −p3x1 = −1 et −p4x2 = −1.
Le remplacement dans le potentiel donne :
Mp(1,1)=121+14+112+1121111=2M_p(1,1)=1^2\cdot1+1^4+1\cdot1^2+1\cdot1^2-1\cdot1-1\cdot1=2
Le potentiel vaut donc exactement 2 dans cette configuration. Un contrôle refaisable consiste à additionner séparément les quatre contributions positives, qui donnent 4, puis les deux contributions négatives, qui donnent −2 : 4 − 2 = 2.

En pratique

Pour lire le modèle, on commence par séparer les rôles. Les coordonnées x1 et x2 décrivent l'état examiné ; les quantités p1 à p4 décrivent les réglages qui modifient le potentiel. Cette séparation évite de prendre un état pour un paramètre de contrôle.
Pour effectuer une évaluation, on fixe d'abord les six valeurs nécessaires, puis on calcule chaque terme dans l'ordre de la formule. Avec les valeurs unitaires de l'exemple, l'addition aboutit à 2.
Pour représenter la situation, une visualisation du potentiel est préférable à un simple dessin décoratif. Elle doit conserver les deux variables d'état et faire apparaître les quatre contrôles ; si l'on cherche seulement une courbe plane, une représentation d'une autre catastrophe est une alternative plus adaptée.

À ne pas confondre

L'ombilic parabolique ne doit pas être confondu avec un ombilic elliptique ou hyperbolique. Le critère testable ici est la forme précise du potentiel et le nombre de paramètres de contrôle : le modèle étudié en possède quatre, propriété qui le distingue dans la liste des catastrophes élémentaires de la source.
Il ne faut pas non plus confondre le potentiel avec la surface ou le dessin qui le représente. Le potentiel est la fonction calculée par la formule ; le dessin n'en est qu'une visualisation, dépendante des valeurs choisies pour x1, x2 et les contrôles.

Limites et pièges

Le surnom « champignon » décrit une apparence de représentation, pas une définition indépendante. Une figure qui ne montre pas le potentiel associé aux deux variables d'état ne suffit donc pas à identifier l'ombilic parabolique.
Le nombre quatre porte sur les paramètres de contrôle, et non sur le nombre de variables d'état. La formule utilise deux variables d'état, x1 et x2, mais quatre contrôles, p1 à p4. Compter les symboles sans distinguer leurs rôles produit un classement erroné.
Une valeur du potentiel ne caractérise pas à elle seule toute la catastrophe. Dans l'exemple, Mp(1,1) = 2 décrit une seule configuration ; modifier un contrôle ou un état change l'évaluation. Pour étudier la forme globale, il faut donc examiner la fonction sur un ensemble de valeurs, sans remplacer cette étude par un unique calcul.

Pour aller plus loin

La notion de singularité fournit un prolongement naturel : elle aide à comprendre pourquoi une variation des contrôles peut modifier qualitativement la structure décrite par un potentiel. Pour aller au-delà de la valeur ponctuelle calculée ici, la fiche consacrée à ce concept relie le modèle du « champignon » au vocabulaire général des formes singulières et oriente l’étude de sa structure globale. Voir la définition de singularité.
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