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AlgèbreNotion · Glossaire

Ouédraogo Marie-Françoise

Marie Francoise Ouedraogo est une mathematicienne burkinabe, premiere femme du Burkina Faso a avoir obtenu un doctorat en mathematiques. Ses recherches portent sur les superalgebres triples de Lie, la trace canonique et les determinants associes ; elle enseigne les mathematiques et agit en faveur des mathematiciennes africaines.
Chronologie de Marie Françoise Ouédraogo Frise de 1967 à 2013 montrant la naissance, les thèses de 1999 et 2009, puis les présidences de 2009 et 2013. 1967 Naissance à Ouagadougou 1999 Première thèse Ouagadougou 2009 Seconde thèse Présidence AMUCWMA 2013 Présidence AWMA
Quatre dates séparent la naissance, les deux thèses et les responsabilités associatives attestées dans la source.
Sommaire

Ce que vous allez apprendre

  • Identifier le jalon historique associé au doctorat de 1999.
  • Distinguer les deux thèses par leur date, leur lieu, leur sujet et leur direction.
  • Relier les responsabilités de 2009 et de 2013 aux organismes correspondants.
  • Reconnaître les conclusions que la source ne permet pas de tirer.

En clair

Née en 1967 à Ouagadougou, Marie Françoise Ouédraogo franchit en 1999 un jalon inédit : elle devient la première femme du Burkina Faso à obtenir un doctorat en mathématiques. Sa thèse porte sur les superalgèbres triples de Lie.
Son parcours associe recherche, enseignement universitaire et engagement collectif. Une seconde thèse suit en 2009, année où elle préside la commission Femmes et mathématiques en Afrique. En 2013, elle préside l'Association des femmes africaines en mathématiques.

Définition

Marie Françoise Ouédraogo est une mathématicienne burkinabè née en 1967 à Ouagadougou, au Burkina Faso. Elle est la première femme de ce pays à avoir obtenu un doctorat en mathématiques. Elle devient maître de conférences au département de mathématiques de l'université de Ouagadougou.
Elle soutient une première thèse en 1999 à l'université de Ouagadougou. Intitulée Sur les superalgèbres triples de Lie, elle est dirigée par Akry Koulibaly. En 2009, Ouédraogo soutient à l'université Blaise-Pascal de Clermont-Ferrand une seconde thèse, Extension de la trace canonique et déterminants associés, codirigée par Sylvie Paycha et Akry Koulibaly.
Son activité comprend aussi des responsabilités en faveur des mathématiciennes africaines. En 2009, elle assure la présidence de la commission Femmes et mathématiques en Afrique, désignée par le sigle AMUCWMA. En 2013, elle assure celle de l'Association des femmes africaines en mathématiques, désignée par le sigle AWMA.

Un exemple, pas à pas

Pour reconstituer son parcours sans confondre les événements, on dispose de quatre repères : la naissance à Ouagadougou en 1967 ; la première thèse à l'université de Ouagadougou en 1999 ; la seconde thèse à Clermont-Ferrand et la présidence de l'AMUCWMA en 2009 ; la présidence de l'AWMA en 2013. La frise rend visibles ces jalons attestés.
1. Associer 1999 au doctorat sur les superalgèbres triples de Lie, dirigé par Akry Koulibaly.
2. Associer 2009 à deux faits distincts : la seconde thèse, codirigée par Sylvie Paycha et Akry Koulibaly, et la présidence de l'AMUCWMA.
3. Réserver 2013 à la présidence de l'AWMA.
4. Relier chaque responsabilité à son organisme complet avant d'employer son sigle.
Le contrôle consiste à retrouver deux thèses, dans deux universités et à deux dates différentes, puis deux présidences rattachées chacune à son année. Cette lecture évite de transformer 2009 en date unique pour l'ensemble de sa carrière.

En pratique

Dans une notice biographique, le repère central est le doctorat de 1999, car il établit la première mentionnée par la source. Si le sujet porte plutôt sur la continuité de ses recherches, les deux thèses, leurs titres et leurs directions offrent le fil pertinent.
Pour situer ses travaux, le titre de chaque thèse doit rester attaché à son université. La première relève des superalgèbres triples de Lie à Ouagadougou ; la seconde porte sur la trace canonique et les déterminants associés à Clermont-Ferrand.
Pour présenter son engagement, il faut préférer le nom complet de l'organisme lors de sa première apparition. Le sigle devient ensuite utile : AMUCWMA pour la commission présidée en 2009, AWMA pour l'association présidée en 2013.

À ne pas confondre

La personne et les organismes. Marie Françoise Ouédraogo est la mathématicienne ; l'AMUCWMA est une commission et l'AWMA une association qu'elle a présidées. Une phrase qui présente l'un de ces sigles comme son institution universitaire confond deux rôles distincts.
La première et la seconde thèse. Celle de 1999, soutenue à Ouagadougou sous la direction d'Akry Koulibaly, traite des superalgèbres triples de Lie. Celle de 2009, soutenue à Clermont-Ferrand sous la codirection de Sylvie Paycha et Akry Koulibaly, traite de la trace canonique et de déterminants associés. Le lieu, le sujet et l'encadrement permettent de trancher.
AMUCWMA et AWMA. La première désigne la commission Femmes et mathématiques en Afrique, présidée par Ouédraogo en 2009. La seconde désigne l'Association des femmes africaines en mathématiques, qu'elle préside en 2013. L'année et la nature de l'organisme les distinguent.

Limites et pièges

La portée de la première doit rester exacte. La source établit que Marie Françoise Ouédraogo est la première femme du Burkina Faso à obtenir un doctorat en mathématiques. Elle n'établit ni qu'elle est la première personne burkinabè docteure en mathématiques, ni la première femme africaine dans ce cas. Il faut conserver les trois limites : femme, Burkina Faso et mathématiques.
Une année de présidence n'indique pas une durée. Les années 2009 pour l'AMUCWMA et 2013 pour l'AWMA attestent une responsabilité à ces dates. Elles ne donnent ni le début ni la fin des mandats ; il faut donc éviter d'en déduire un intervalle.
Deux sujets de thèse ne forment pas une bibliographie complète. Ils documentent deux axes de recherche précis, mais ne suffisent pas à résumer toute l'activité scientifique de Ouédraogo. Pour présenter ses travaux, il faut les nommer comme sujets attestés plutôt que comme liste exhaustive de ses spécialités.

Pour aller plus loin

La fiche algèbre de Lie donne un point d'entrée vers la famille mathématique citée dans la première thèse de Marie Françoise Ouédraogo.
L'article Où sont les femmes dans l’histoire des mathématiques ? replace ce parcours dans une perspective historique plus large.
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