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GéométrieNotion · Glossaire

radiant

En astronomie, le radiant est le point de la voûte céleste d'où semblent provenir les étoiles filantes d'un même essaim météoritique. Leurs trajectoires sont en réalité presque parallèles, mais la perspective les fait paraître convergentes ; en les prolongeant en arrière, on peut ainsi repérer le radiant.
Construction du radiant par prolongement des trajectoires Cinq trajectoires apparentes rouges et leurs prolongements noirs en pointillés convergent vers un radiant jaune. Radiant Prolongements en arrière Trajectoires apparentes
Les prolongements en pointillés des trajectoires apparentes convergent vers le radiant, sans en faire l'origine physique des météores.
Sommaire

Ce que vous allez apprendre

  • Identifier le radiant à partir des directions apparentes de plusieurs étoiles filantes.
  • Relier la convergence des traînées à un effet de perspective.
  • Comprendre pourquoi les essaims portent généralement un nom lié à une constellation.

En clair

Imaginez des gouttes de pluie observées depuis un véhicule en mouvement. Leurs trajectoires sont parallèles, mais elles paraissent s'écarter d'un même point situé devant vous. Une pluie d'étoiles filantes produit une impression comparable dans le ciel.
Le point d'où les traînées semblent partir est le radiant. Il ne s'agit pas d'un objet matériel ni du lieu où naissent réellement les météores : cette convergence apparente vient de la perspective.

Définition

En astronomie, le radiant est le point de la voûte céleste vers lequel convergent, lorsqu'on les prolonge en sens inverse, les trajectoires apparentes des étoiles filantes d'un même essaim météoritique. Au voisinage de la Terre, les directions de mouvement des particules de cet essaim sont approximativement parallèles, malgré une certaine dispersion. Leur convergence sur le ciel est donc un effet de perspective, et non une rencontre physique en un point.
L'essaim devient observable lorsque la Terre, au cours de son mouvement orbital, traverse un nuage de particules et de poussières laissé par un corps parent, qui peut être une comète, un astéroïde ou un autre corps selon l'essaim. Des étoiles filantes appartenant au même essaim peuvent apparaître en différentes régions du ciel, mais leurs directions apparentes remontent vers le même radiant.
Les essaims portent généralement le nom de la constellation dans laquelle leur radiant est situé. Ainsi, les Perséides et les Léonides sont nommées d'après la constellation associée à leur radiant. Cette règle de nommage indique une direction apparente dans le ciel ; elle ne décrit pas l'origine physique des particules.

Un exemple, pas à pas

On observe plusieurs étoiles filantes au cours d'un même essaim. Les données utiles sont leurs traînées apparentes, leur sens de déplacement et le fond du ciel sur lequel on peut prolonger ces directions.
1. Pour chaque traînée, repérer la droite qui porte sa trajectoire apparente.
2. Prolonger cette droite en sens inverse du déplacement du météore.
3. Répéter l'opération avec plusieurs traînées attribuées au même essaim.
4. Identifier la région commune vers laquelle les prolongements convergent : elle situe le radiant apparent.
Le contrôle consiste à prendre une autre étoile filante du même essaim : le prolongement inverse de sa trajectoire doit pointer vers la même région du ciel. La figure matérialise cette construction sans faire du radiant l'origine réelle des particules.

En pratique

Pour rattacher plusieurs étoiles filantes à un même essaim, on compare leurs directions apparentes. Si leurs trajectoires prolongées en arrière convergent vers une même région, le radiant fournit un indice commun ; si elles pointent ailleurs, il faut envisager qu'elles n'appartiennent pas à cet essaim.
Pour nommer un essaim, on situe son radiant parmi les constellations. Le nom de la constellation sert alors de repère usuel, comme pour les Perséides ou les Léonides ; il ne faut pas chercher la comète à cet endroit du ciel.
Pour interpréter une photographie montrant plusieurs traînées, on s'intéresse à leurs directions plutôt qu'à leurs seules positions. Des traînées éloignées les unes des autres peuvent appartenir au même essaim si leurs prolongements remontent vers le même radiant.

À ne pas confondre

Radiant et comète. Le radiant est une direction apparente sur la voûte céleste, tandis qu'une comète est un exemple fréquent de corps parent ayant laissé le nuage de particules ; selon l'essaim, ce corps peut aussi être un astéroïde ou un autre objet. Si l'on prolonge les traînées vers un point du ciel, on localise le radiant, pas le corps parent.
Radiant et constellation. Une constellation sert de repère pour situer et généralement nommer le radiant. Le radiant est un point apparent précis associé à l'essaim ; la constellation est la région figurée du ciel dans laquelle ce point se trouve.

Limites et pièges

Une convergence seulement apparente. Voir les traînées rayonner depuis un point ne signifie pas que les particules sont parties de ce point. Pour expliquer le radiant, le modèle assimile localement les directions de mouvement à des directions parallèles, malgré leur dispersion, et attribue leur convergence sur le ciel à la perspective.
La position seule ne suffit pas. Une étoile filante peut apparaître loin du radiant tout en appartenant à l'essaim. Il faut prolonger sa direction apparente en sens inverse et vérifier qu'elle remonte vers la région commune.
Le nom n'indique pas l'origine matérielle. Le nom d'un essaim renvoie généralement à la constellation où se situe son radiant. Il ne faut pas en déduire que les particules proviennent physiquement des étoiles de cette constellation.

Pour aller plus loin

La comète éclaire l'origine du nuage de particules que traverse la Terre, tandis que la constellation explique le repère céleste employé pour situer et nommer le radiant.
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