Histoire et cultureNotion · Glossaire
Setati Mamokgethi
Rosina Mamokgethi Setati-Phakeng, née Mmutlana en 1966 à Pretoria, est une mathématicienne et chercheuse sud-africaine en éducation. Son parcours relie les mathématiques pures, la didactique des mathématiques et l’étude des pratiques linguistiques dans des classes de mathématiques multilingues.
Sommaire
Ce que vous allez apprendre
- Identifier Rosina Mamokgethi Setati-Phakeng et situer son parcours.
- Distinguer mathématiques pures, didactique et recherche en éducation.
- Comprendre l’objet de sa thèse de 2002 et les limites des informations disponibles.
En clair
En 1966, à Pretoria, naît Rosina Mamokgethi Setati-Phakeng, dans une famille où l’étude et la transmission prennent une place importante. Sa mère reprend ses études après la naissance de ses trois enfants pour devenir enseignante, tandis que son père compte parmi les premiers présentateurs noirs de la radio sud-africaine.
Setati Mamokgethi devient mathématicienne, puis chercheuse en éducation. Elle observe une situation très concrète : dans une classe de mathématiques, les élèves et l’enseignant peuvent utiliser plusieurs langues. Ses recherches étudient la manière dont ces pratiques linguistiques accompagnent l’apprentissage des mathématiques, particulièrement dans le contexte éducatif africain.
Définition
Setati Mamokgethi, également connue sous le nom de Rosina Mamokgethi Setati-Phakeng, est une mathématicienne et chercheuse sud-africaine en éducation. Son parcours associe les mathématiques pures, la didactique des mathématiques et l’étude des pratiques linguistiques dans l’enseignement.
Elle obtient d’abord un BSc en mathématiques pures, puis un MSc en didactique des mathématiques. En 2002, elle soutient à l’université du Witwatersrand une thèse intitulée Language Practices in Intermediate Multilingual Mathematics Classroom. Ce travail porte sur les pratiques linguistiques dans des classes de mathématiques multilingues et lui vaut d’être présentée comme la première femme noire sud-africaine titulaire d’un doctorat dans ce domaine.
Ses recherches s’inscrivent dans le contexte éducatif africain et examinent le lien entre les langues utilisées en classe et l’apprentissage des mathématiques. Elle occupe ensuite plusieurs postes universitaires en Afrique du Sud et fonde une organisation à but non lucratif qui encourage l’apprentissage des mathématiques et des sciences dans des établissements scolaires de communautés noires. La source signale enfin de nombreuses distinctions reçues en Afrique du Sud et dans d’autres pays, sans en détailler les intitulés.
Un exemple, pas à pas
Le micro-cas illustratif permet de suivre concrètement le passage d’une situation de classe à trois objets distincts : les mathématiques étudiées, leur enseignement et les pratiques linguistiques mobilisées. Il ne s’agit pas d’un résultat attribué à Setati Mamokgethi, mais d’un support pour comprendre la question de recherche.
Exercice d’identification à partir du micro-cas illustratif : l’enseignant présente un problème dans la langue officielle, deux élèves en discutent dans une autre langue, puis reformulent leur raisonnement pour la classe. 1. L’objet « discipline » concerne le problème mathématique à résoudre. 2. L’objet « didactique » concerne la manière dont l’énoncé, les explications et la justification sont organisés pour enseigner et apprendre. 3. L’objet « pratiques linguistiques » concerne les langues effectivement mobilisées dans ces échanges, indépendamment de la seule langue officielle. Cette lecture permet d’observer le lien entre communication et activité mathématique sans attribuer ce cas à une observation documentée de la chercheuse.
Le contrôle du parcours consiste à distinguer les trois objets : formation en mathématiques pures, formation en didactique, puis recherche doctorale sur les pratiques linguistiques en classe. Cette distinction évite de réduire son travail à la seule pratique des mathématiques.
En pratique
Pour situer son apport, prenons un micro-cas illustratif, et non un résultat attribué à ses travaux : l’enseignant présente un problème dans la langue officielle, deux élèves en discutent dans une autre langue, puis reformulent leur raisonnement pour la classe. On distingue ainsi la langue officiellement prévue des langues effectivement mobilisées, puis on observe à quel moment chaque échange sert à comprendre l’énoncé, choisir une méthode ou justifier une réponse mathématique.
Dans un établissement scolaire, ses travaux invitent à relier l’apprentissage des mathématiques aux pratiques de communication des élèves et de l’enseignant. Cette approche est particulièrement importante lorsque la classe est multilingue.
Dans une communauté scolaire noire, l’organisation à but non lucratif qu’elle a fondée encourage l’apprentissage des mathématiques et des sciences. L’alternative est une action éducative concrète plutôt qu’une simple description des difficultés scolaires.
Pour présenter son parcours, il est utile de garder séparées sa formation en mathématiques pures, sa spécialisation en didactique et ses recherches sur les langues en classe. Cette chronologie rend son apport lisible sans confondre les domaines.
À ne pas confondre
Setati Mamokgethi ne se réduit ni à une mathématicienne travaillant uniquement en mathématiques pures, ni à une enseignante décrite sans recherche. Le critère qui tranche est son parcours : le BSc relève des mathématiques pures, le MSc de la didactique, et le doctorat de l’étude des pratiques linguistiques dans des classes de mathématiques multilingues.
La didactique des mathématiques ne désigne pas ici une nouvelle branche des mathématiques pures. Elle concerne les questions d’enseignement et d’apprentissage, ce que confirme la thèse sur les pratiques linguistiques en classe et la recherche en éducation qui lui est associée.
Limites et pièges
La source présente un parcours et un domaine de recherche, mais elle ne donne ni la liste des langues étudiées, ni les méthodes précises employées dans les classes. Il serait donc abusif d’attribuer à Setati Mamokgethi une langue particulière ou une conclusion détaillée qui ne figurent pas ici.
La formule « première femme noire sud-africaine titulaire d’un doctorat dans ce domaine » est circonscrite par le domaine indiqué dans la source. Elle ne signifie pas première femme noire titulaire de n’importe quel doctorat, ni première mathématicienne sud-africaine dans toutes les spécialités.
Enfin, « de nombreuses distinctions » décrit un ensemble dont les noms et les dates ne sont pas fournis. Une présentation rigoureuse conserve cette formulation générale au lieu d’énumérer des récompenses non documentées.
Pour aller plus loin
Pour prolonger la réflexion sur l’enseignement des mathématiques, l’article La proportionnalité : si cruciale, si difficile permet d’observer une autre question de didactique : les obstacles rencontrés lorsqu’une notion mathématique doit être comprise et enseignée. Il apporte un exemple de contenu mathématique auquel appliquer cette attention pédagogique.
Explorez les mathématiques autrement
Retrouvez nos magazines, podcasts et jeux pour explorer les mathématiques autrement.
Découvrir les offres
