Un
graphe d’interactions écologiques est un outil topologique de modélisation qui recense, pour chaque espèce, l’ensemble des autres espèces dont elle influence la survie, positivement ou négativement, d’un instant donné à l’instant suivant. Informellement, les sommets de ce graphe représentent les espèces et une arête dirigée de ce graphe, l’influence d’une espèce sur une autre. Ce graphe d’interaction peut être utilisé pour modéliser la dynamique de la communauté des espèces au cours du temps. On se sert de sa structure pour construire un réseau bayésien particulier, dit
dynamique (voir
Tangente 182), décrivant les probabilités de présence de toutes les espèces à l’instant
t en fonction de la liste des espèces présentes à l’instant
t – 1. Ces probabilités sont représentées de manière concise, en exploitant des propriétés d’indépendance entre certaines espèces, la présence d’une espèce à l’instant
t étant supposée ne dépendre que de la présence de quelques autres seulement (dénommées du terme générique de parents) à l’instant précédent.