Au siècle précédent, plus précisément dans les années 1990, on trouvait dans un manuel de première S l'exercice ci-contre. On laisse au lecteur le soin de le résoudre !
Extrait de Math, Géométrie, 1re S et E. Collection Terracher, Hachette Lycées, 1991.
Il s'agit de montrer que si trois points M1M_1, M2M_2 et M3M_3 sont situés sur une hyperbole H\mathcal{H} d'équation y=axy = \dfrac{a}{x}, l'orthocentre du triangle M1M2M3M_1M_2M_3 est aussi un point de H\mathcal{H}.
1° On désigne par x1x_1, x2x_2, x3x_3 les abscisses de M1M_1, M2M_2, M3M_3. Déterminer l'équation de la hauteur issue de M3M_3 dans le triangle M1M2M3M_1M_2M_3. En déduire les coordonnées XHX_H et YHY_H du point HH commun à cette hauteur et à l'hyperbole.
2° Montrer (sans calculs) que l'expression de XHX_H et YHY_H permet d'affirmer que HH est l'orthocentre du triangle M1M2M3M_1M_2M_3.

Combien d'hyperboles équilatères par quatre points ?

D'après le théorème de Pascal (voir page 15), on sait qu'une conique est entièrement déterminée par cinq points. On peut alors s'intéresser au nombre minimum de points, tels que trois ne sont jamais alignés, nécessaires pour construire une conique particulière. Par exemple chacun sait qu'un cercle (une ellipse bien particulière) est entièrement déterminé par trois points. Quatre points déterminent-ils une parabole ? Non, il existe en général deux paraboles passant par quatre points. Qu'en est-il de l'hyperbole équilatère ? On dit souvent qu'elle est aux hyperboles ce que le cercle est aux ellipses. Est-elle déterminée par trois points ? Ou par quatre points ?
D'après le résultat de l'exercice précédent, si on connaît trois points AA, BB et CC sur une hyperbole, on en a un quatrième, son orthocentre HH. Régulièrement, des élèves un peu vifs argumentaient qu'alors puisque l'on a quatre points, on peut à nouveau prendre l'orthocentre H′H' des points AA, BB et HH, et on a donc cinq points. Ainsi, comme pour le cercle, une hyperbole équilatère est déterminée par trois points.
Mais l'argument ne tient pas. En faisant une figure, on comprend tout de suite que l'orthocentre du triangle ABHABH n'est autre que le point CC. On dit dans ce cas que les quatre points AA, BB, CC et H sont orthocentriques : chacun est l'orthocentre des trois autres.
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Et donc, pour revenir à l'hyperbole équilatère, si on a trois points on en a quatre, mais pas plus. Réciproquement, si une conique passe par quatre points orthocentriques, c'est nécessairement une hyperbole, et elle est équilatère.
Alors qu'en est-il du nombre de ces hyperboles équilatères passant par quatre points ?
  • • Si ces quatre points ne sont pas orthocentriques, alors avec l'orthocentre de trois d'entre eux, on a cinq points : il n'y a qu'une seule hyperbole équilatère passant par ces quatre points. • Si les quatre points sont orthocentriques, pour tout cinquième point DD supplémentaire, il existe une hyperbole équilatère et donc par quatre points orthocentriques, il passe une infinité d'hyperboles équilatères.

Neuf points

Considérons quatre points non orthocentriques, AA, BB, CC et DD : ils déterminent donc une hyperbole équilatère. Quand on déplace le point DD dans le plan, le lieu des centres OO de toutes les hyperboles équilatères obtenues est le cercle d'Euler du triangle ABCABC, c'est-à-dire le cercle circonscrit aux milieux des côtés du triangle, appelé aussi cercle des neuf points.
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Ceci étant acquis, en l'appliquant aux quatre triangles ABCABC, ABDABD, ACDACD et BCDBCD, ce centre OO est l'intersection des cercles d'Euler de ces quatre triangles.
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Les coniques réservent de magnifiques surprises géométriques !