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AlgèbreNotion · Glossaire

calendrier chinois

Le calendrier chinois traditionnel est luni-solaire : il compte douze ou treize mois de vingt-neuf ou trente jours, fondés sur les lunaisons. Un mois intercalaire est ajouté périodiquement pour maintenir leur concordance avec l'année solaire. Les années suivent aussi un cycle de douze animaux.
Écart entre douze mois illustratifs et une année solaire Une barre de 354 jours est comparée à une barre de 365,25 jours à la même échelle. Une année illustrative à la même échelle 12 mois : 354 jours Écart : 11,25 jours Année solaire : 365,25 jours
À la même échelle, l'année illustrative de douze mois laisse un écart de 11,25 jours avec 365,25 jours.
Sommaire

Ce que vous allez apprendre

  • Distinguer le rôle des nouvelles lunes de celui du cycle solaire.
  • Relier les douze ou treize mois à l'ajout périodique d'un mois intercalaire.
  • Calculer et contrôler l'écart d'une année illustrative de 354 jours avec 365,25 jours.
  • Séparer le cycle des douze animaux du découpage de l'année en mois.

En clair

Imaginez douze cases mensuelles qui suivent les nouvelles lunes. Comme ces mois durent 29 ou 30 jours, leur ensemble ne reste pas spontanément accordé à l'année solaire. Le calendrier chinois combine donc deux rythmes : celui de la Lune pour former les mois et celui du Soleil pour maintenir l'accord avec l'année solaire.
Certaines années reçoivent un treizième mois, appelé mois intercalaire. Les années se repèrent aussi dans un cycle de douze noms d'animaux, qui recommence après le cochon.

Définition

Le calendrier chinois traditionnel est luni-solaire : ses mois sont liés aux nouvelles lunes, tandis que l'organisation de l'année cherche à rester concordante avec le cycle solaire. Une année comporte douze ou treize mois. Chaque mois dure 29 ou 30 jours. Le treizième mois est un mois intercalaire ajouté périodiquement pour corriger le décalage avec l'année solaire.
Selon la définition de référence, l'année commence à la deuxième nouvelle lune suivant le solstice d'hiver. Dans le calendrier grégorien, ce début se situe entre le 21 janvier et le 20 février inclus. La connaissance d'une année solaire de 365 jours et quart semble attestée en Chine dès 1300 avant J.-C.
Les années portent successivement douze noms d'animaux : rat, bœuf, tigre, lapin — ou chat selon les traditions —, dragon, serpent, cheval, chèvre, singe, coq, chien et cochon. Après le douzième nom, le cycle recommence. Ces animaux désignent les années du cycle ; ils ne remplacent ni les mois lunaires ni le mécanisme d'intercalation.

Un exemple, pas à pas

Considérons une année illustrative de douze mois : six mois durent 29 jours et six autres 30 jours. La comparaison utilise l'année solaire de 365 jours et quart mentionnée dans la définition. Cette répartition sert uniquement à rendre le décalage calculable ; elle ne fixe pas une alternance universelle des mois.
6×29+6×30=3546\times 29 + 6\times 30 = 354
Les douze mois totalisent donc exactement 354 jours dans cet exemple.
365,25354=11,25365{,}25 - 354 = 11{,}25
L'écart atteint exactement 11,25 jours avec la valeur solaire retenue. Un mois intercalaire ajouté périodiquement sert à rétablir la concordance ; cet exemple ne permet pas, à lui seul, de décider après combien d'années il faut l'insérer.
Le contrôle consiste à refaire séparément les deux produits : 6 × 29 vaut 174 et 6 × 30 vaut 180 ; leur somme redonne 354 jours. La comparaison à une même échelle rend visible l'écart avec 365,25 jours.

En pratique

Pour situer le début d'une année chinoise dans le calendrier grégorien, on cherche une date comprise entre le 21 janvier et le 20 février inclus. Une date fixe hors de cet intervalle ne peut pas être ce début d'année selon la définition de référence.
Pour compter la durée d'une année, il faut d'abord vérifier si elle possède douze ou treize mois, puis additionner les durées de 29 ou 30 jours. Utiliser directement 365 jours et quart reviendrait à remplacer le calendrier luni-solaire par son seul repère solaire.
Pour suivre les noms d'animaux, on avance dans la liste de douze années et l'on recommence après le cochon. Si l'objectif porte sur les mois ou les saisons, ce cycle animal ne suffit pas : il faut revenir aux nouvelles lunes et au mois intercalaire.

À ne pas confondre

Calendrier luni-solaire et calendrier chinois traditionnel. Le premier nomme le principe général qui accorde des mois lunaires au cycle solaire. Le second ajoute ici des repères particuliers : un début d'année défini et un cycle de douze animaux. Un calendrier luni-solaire ne porte donc pas nécessairement tous ces caractères.

Limites et pièges

Douze mois ne signifient pas une année solaire complète. Dans l'exemple de six mois de 29 jours et six de 30 jours, le total est 354 jours, soit 11,25 jours de moins que 365,25. Il faut tenir compte de l'intercalation au lieu d'identifier les deux durées.
Le treizième mois n'est pas annuel. La source dit qu'il est ajouté périodiquement, sans donner une fréquence fixe. Une année observée avec douze mois ne permet donc pas de prédire seule la suivante ; il faut connaître la règle d'intercalation appliquée.
Le nom du quatrième animal varie. La liste mentionne le lapin, ou le chat selon les traditions. Présenter l'un de ces noms comme universel masque cette variante ; il faut préciser la tradition lorsque cette distinction compte.
L'animal ne détermine pas à lui seul une année complète. Le même nom revient après douze ans. Sans autre repère, « année du rat » désigne donc une position cyclique et non une date grégorienne unique.

Pour aller plus loin

Le calendrier luni-solaire permet d'approfondir le principe général qui coordonne des mois liés à la Lune avec le cycle solaire.
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