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Histoire et cultureNotion · Glossaire

calendrier chaldéen

Le calendrier chaldéen est un calendrier luni-solaire : il organise l’année en douze mois de trente jours et ajoute environ tous les quatre ans un treizième mois pour rester accordé au cycle solaire. Dans le modèle simplifié présenté ici, chaque mois comprend quatre semaines de sept jours, complétées par deux jours hors semaine.
Cycle simplifié de quatre ans Trois rangées de douze mois et une quatrième de treize mois, dont le dernier est intercalaire. Année 1 · 12 mois Année 2 · 12 mois Année 3 · 12 mois Année 4 · 13 mois
Dans le cycle simplifié, les trois premières années ont 12 mois ; la quatrième reçoit un treizième mois intercalaire.
Sommaire

Ce que vous allez apprendre

  • Relier les mois lunaires à l'ajout périodique d'un mois intercalaire.
  • Refaire le décompte d'un cycle simplifié de quatre ans et distinguer le total certain de la durée inconnue.
  • Repérer le rôle distinct des nombres 60, 12, 7 et 30 dans la description.
  • Détecter l'incompatibilité entre un mois de 30 jours et trois jours hors semaine après quatre semaines.

En clair

Imaginez que l'on compte les mois avec la Lune, tout en voulant garder l'année accordée au cycle solaire. Douze mois forment l'année ordinaire ; de temps à autre, un treizième mois la rallonge. Ce mois ajouté est dit intercalaire.
Dans le schéma chaldéen décrit ici, chacun des douze mois ordinaires compte trente jours. Quatre groupes de sept jours suivent les quatre phases lunaires, puis des jours restent hors de ces semaines. La base 60 apparaît aussi dans le découpage de la journée en heures et en minutes.

Définition

Le calendrier chaldéen est présenté comme un calendrier luni-solaire de Mésopotamie : les mois se rattachent aux phases de la Lune, tandis qu'une correction périodique cherche à conserver un accord avec le cycle solaire. Une année ordinaire comprend douze mois de trente jours, soit 12 × 30 = 360 jours. Environ tous les quatre ans, un treizième mois intercalaire est inséré dans ce modèle ; la source n'en précise pas séparément la durée.
La description relie cette organisation à la numération sexagésimale, c'est-à-dire en base 60, héritée de Sumer. Une journée est partagée en deux groupes de douze heures ; chaque heure compte soixante minutes. Le nombre 60 intervient donc dans la subdivision de l'heure, tandis que le nombre 12 structure les heures et les mois.
Chaque mois est encore décrit par quatre semaines de sept jours, associées aux quatre phases lunaires. Ces semaines totalisent 4 × 7 = 28 jours. Dans un mois fixé à trente jours, il reste donc exactement deux jours hors semaine ; la mention de trois jours demanderait un mois de trente et un jours ou une autre convention, non fournie par la source.

Un exemple, pas à pas

Prenons le cycle simplifié annoncé par la source : trois années ordinaires, puis une quatrième année munie d'un mois intercalaire. Les données sont les suivantes : chacun des douze mois ordinaires compte 30 jours, une année ordinaire compte 12 mois et l'année intercalaire en compte 13. La durée du mois ajouté n'est pas donnée séparément.
1. Une année ordinaire dure 12 × 30 = 360 jours.
2. Les trois premières années totalisent 3 × 360 = 1 080 jours.
3. Les quatre années contiennent 12 + 12 + 12 + 13 = 49 mois.
4. Parmi eux, 48 mois ordinaires totalisent 48 × 30 = 1 440 jours.
5. Si la durée du mois intercalaire est notée d, le cycle dure 1 440 + d jours.
Le résultat montre le rôle de l'intercalation : ajouter un mois modifie la durée du calendrier sur plusieurs années. Sans valeur de d, aucun total numérique ni aucune moyenne annuelle ne peut être affirmé. De même, « tous les quatre ans environ » décrit un principe d'ajustement, pas une règle assez précise pour dater chaque ajout.
Le contrôle est refaisable en séparant les catégories : quatre groupes de douze mois donnent 48 mois ordinaires, auxquels s'ajoute un mois intercalaire. On retrouve bien 49 mois sans attribuer au dernier une durée absente des données.

En pratique

Pour lire une année dans ce modèle, comptez d'abord ses mois. Douze mois signalent une année ordinaire ; treize indiquent qu'un mois intercalaire a été ajouté. Cette distinction est plus sûre que de supposer une durée identique pour toutes les années.
Pour vérifier un mois annoncé à trente jours, regroupez quatre semaines de sept jours, puis comptez le reste. Le calcul 4 × 7 = 28 impose deux jours hors semaine. Si trois jours sont annoncés, il faut chercher une autre longueur de mois ou une convention supplémentaire.
Pour repérer l'héritage sexagésimal, observez la subdivision de l'heure en soixante minutes. La base 60 convient ici ; pour compter les douze mois de l'année, c'est en revanche le nombre 12 qui est directement visible.

À ne pas confondre

Un calendrier luni-solaire n'est pas un calendrier seulement lunaire. Le critère est la présence d'une correction destinée au cycle solaire : dans le modèle décrit, un treizième mois est ajouté environ tous les quatre ans.
Le mois intercalaire n'est pas un jour hors semaine. Le premier ajoute un mois entier à certaines années ; le second est un jour du mois que le découpage en quatre semaines de sept jours ne couvre pas.
La base 60 ne signifie pas que toutes les unités valent soixante. Ici, une heure comporte soixante minutes, mais une journée est organisée en deux groupes de douze heures et une année ordinaire en douze mois.

Limites et pièges

La fréquence « tous les quatre ans environ » n'est pas une règle de calcul complète. Le symptôme est l'impossibilité de décider, à partir de cette seule phrase, quelles années précises reçoivent le mois intercalaire. Il faut une règle d'intercalation plus détaillée avant de dater un événement.
La durée du treizième mois n'est pas isolée dans la source. Le symptôme est qu'après avoir compté 48 mois ordinaires, soit 1 440 jours, il reste un mois de durée inconnue. Il faut conserver cette inconnue au lieu d'affirmer un total ou une moyenne sur quatre ans.
Quatre semaines de sept jours font 28 jours. Avec un mois de 30 jours, le cas charnière laisse 2 jours hors semaine ; 3 jours porteraient le total à 31. Face à ces deux affirmations incompatibles, il faut signaler l'écart au lieu de choisir silencieusement.
Associer quatre semaines aux quatre phases de la Lune décrit une organisation du mois, mais ne fournit ni dates d'observation ni règle de passage d'une phase à la suivante. Cette correspondance ne permet donc pas, seule, de reconstruire une lunaison réelle.

Pour aller plus loin

Le glossaire calendrier replace ce dispositif dans la notion générale d'organisation du temps et aide à comparer ses unités.
La fiche durée de lunaison approfondit le cycle lunaire auquel le découpage des mois fait référence.
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